Sortir les Bédouins de la pauvreté

Une femme bédouine dans le désert de Néguev.... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

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Une femme bédouine dans le désert de Néguev.

Photo Alain Roberge, archives La Presse

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Michelle Whiteman

L'auteure est directrice régionale pour le Québec de Honest Reporting Canada, une organisation qui veut s'assurer qu'Israël est traité « de manière juste et exacte » par les médias.

L'article relatif à l'annulation du plan Begin Prawer (« Les Bédouins d'Israël ont gain de cause », La Presse, 14 décembre) affirme que ce plan était une tentative du gouvernement israélien visant à « confisquer » des terres bédouines. L'article soutient également que l'objectif du plan était « d'encourager la population juive du pays à s'y installer. »

Ces prétentions sont fausses. Comme cela était indiqué dans le projet de loi, l'objectif du plan Prawer était « d'améliorer les conditions économiques, sociales et les conditions de vie des Bédouins, ainsi que de résoudre d'anciens litiges fonciers ».

Pendant des années, l'État d'Israël a essayé de créer des infrastructures permettant de desservir correctement une partie importante de la population bédouine du Néguev. Cela s'est avéré difficile en raison de la construction de maisons bédouines dispersées sur des terres publiques dans toute la vaste région du Néguev, une région qui couvre plus de la moitié de la superficie d'Israël.

Plutôt que d'encourager la colonisation juive dans le Néguev (un droit inhérent pour tout citoyen israélien, qu'il soit juif ou non juif), le plan souhaitait plutôt améliorer la vie de la population bédouine non intégrée, en la reconnaissant officiellement, en procédant à l'enregistrement de la grande majorité de colonies bédouines illégales, en prévoyant de construire de nouvelles colonies bédouines et de fournir les services que tout citoyen est en droit d'attendre. Le plan prévoyait l'allocation d'environ 2,2 milliards de dollars pour des projets de développement économique et social afin de faire face à la pénurie de cliniques, d'écoles et des autres infrastructures de base au service de cette population. C'était l'un des plus grands projets d'infrastructure jamais entrepris par le gouvernement israélien.

D'après le plan, 30 000 Bédouins auraient à se déplacer (avec pleine indemnisation) en ayant la possibilité de rejoindre des communautés rurales, agricoles, communales, urbaines ou suburbaines. La moitié des personnes concernées par la relocalisation vit dans une dangereuse zone de traitement des déchets toxiques, à Romat Hovav. En raison des risques pour leur santé, beaucoup d'entre eux ont adressé une pétition au gouvernement israélien afin de pouvoir déménager.

Le plan répondait-il de manière appropriée aux besoins des Bédouins ? Était-il trop généreux, ou pas assez généreux ? Ces préoccupations méritent un débat éclairé. Bien que le plan peut ne pas avoir été « à 100 % parfait », tel que l'a affirmé le chef bédouin Abed Tarabin, il reste que l'objectif du plan Prawer était de sortir les Bédouins de la pauvreté et d'offrir à cette communauté respectée de meilleures opportunités et des équipements modernes.




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