Pas une maladie

Julie Snyder et le ministre de la Santé... (PHOTO FRANÇOIS ROY, archives LA PRESSE)

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Julie Snyder et le ministre de la Santé de l'époque, Yves Bolduc, lors d'une conférence de presse sur le programme de procréation assistée.

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Serge Turgeon

L'auteur est conseiller publicitaire. Il réside à Laval.

L'État dépense l'argent des contribuables de manière irresponsable et souvent à des fins outrageusement politiques, comme ce fut le cas pour la procréation assistée.

L'assurance-maladie existe pour donner à tous un accès aux soins médicaux, avec comme objectif la guérison d'un problème de santé. L'infertilité ou, plus communément, la difficulté de procréer, peut sans doute devenir préoccupante pour un couple - et là, je vous parle par expérience -, mais ce n'est pas une maladie qui met la santé en danger.

L'État, ou devrais-je plutôt dire le gouvernement, intervient à la suite des pressions de groupes d'intérêts en travestissant la mission de programmes comme l'assurance maladie. Il leur ajoute des coûts injustifiables qui amèneront des coupes à d'autres services beaucoup plus essentiels à la population.

Malheureusement, les journalistes et médias tombent pratiquement toujours dans le panneau des groupes de pression en transportant leur cause sur la place publique, donnant ainsi à leur intérêt particulier une dimension qu'il n'aurait jamais dû avoir. Cela leur donne ainsi la possibilité de faire un tapage médiatique sans les frais qui seraient normalement associés à une campagne de relations publiques en bonne et due forme. 

L'exemple des problèmes de fertilité est excellent en ce sens qu'il démontre comment on a joué sur le sentiment des âmes sensibles, qui s'émeuvent pour tout et pour rien, dans le but de faire payer les frais par le contribuable.

Je me souviens encore de la larmoyante Julie Snyder appuyant cette cause à grand renfort d'émotion lors d'une conférence de presse, pour refiler la facture à l'État, c'est-à-dire aux contribuables. Il faut dire que s'adjoindre Julie Snyder pour défendre cette cause relevait du génie. 

Il n'y a rien de plus facile que de dépenser l'argent des autres. J'ai utilisé le terme contribuable dans ce texte, et non pas celui de citoyen, car c'est exclusivement au contribuable à qui l'on impose toujours de payer la note. Le contribuable, c'est principalement celui qui travaille durement chaque semaine pour gagner sa vie et qui se fait extorquer des sommes indécentes par l'État sur son chèque de paye pour des dépenses toujours en expansion.

Un grand nombre de services à la population sont nécessaires à la cohésion sociale et à l'atteinte d'un certain niveau de vie, mais le programme de procréation assistée n'en fait assurément pas partie. C'est totalement futile et inutilement coûteux. Il y a des tonnes d'exemples comme celui-ci, et c'est sans compter sur la corruption et tous les systèmes de privilèges existants à tous les niveaux.

Question: serons-nous assez sots au Québec pour nous rendre au point où nous n'aurons plus les moyens de rien nous permettre comme société? J'ai bien peur que oui, si les mentalités ne changent pas dans notre société où bien des gens et groupes de pression croient qu'on leur doit quelque chose, en nous refilant constamment la facture pour satisfaire la moindre de leur lubie. 

Avoir des enfants, c'est un projet de couple, pas un droit. Je ne vois absolument pas pourquoi je devrais payer une somme, aussi infime soit-elle, pour permettre à des gens qui me sont totalement inconnus de réaliser un projet on ne peut plus personnel.

Le cas de la procréation assistée n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Ce qui me fait peur dans tout cela, c'est qu'il était tellement évident que les contribuables n'avaient absolument pas à payer pour ça.

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