Le rassembleur

Marcel Côté est celui qui, jusqu'ici, réussit le... (Photo Paul Chiasson, La Presse canadienne)

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Marcel Côté est celui qui, jusqu'ici, réussit le mieux à transcender les lignes de partis.

Photo Paul Chiasson, La Presse canadienne

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Peu de choses semblent fonctionner à Montréal par les temps qui courent, peu de choses sauf la coalition d'élus d'allégeances différentes qui dirige la Ville discrètement et efficacement. Le grand mérite de Marcel Côté aura été de se l'approprier à des fins électorales...

La tendance, en effet, est aux alliances, aux ententes, à la disparition des lignes de partis. Les scandales liés au monopole d'Union Montréal (et du PRO à Laval) ont hélas sali jusqu'à la raison d'être des formations politiques municipales.

«L'équipe Coderre» a pris bonne note, se présentant comme une simple «bannière» d'indépendants sans ligne de parti. Projet Montréal compte pour sa part former un «comité exécutif collégial» qui ferait place aux autres formations.

Mais c'est Marcel Côté qui, jusqu'ici, aura le mieux réussi à «départisaniser» la scène politique montréalaise, pour reprendre ses mots. C'est lui qui aura le mieux transcendé les lignes de partis en présentant une véritable coalition d'intérêts, d'allégeances et de milieux différents.

Contrairement à Denis Coderre, dont le lancement semblait reposer tout entier sur les épaules du tandem qu'il forme avec Anie Samson, Marcel Côté était entouré d'une panoplie d'élus et d'acteurs dont on n'aurait jamais pu prévoir la présence dans un même véhicule électoral.

Il y a d'abord ce mariage de raison avec Louise Harel, probablement la personne la plus diamétralement opposée à Marcel Côté. Il y a ensuite la totalité des élus de Vision Montréal et les quatre anciens élus d'Union Montréal, dont Marvin Rotrand. Il y a enfin cette présence de personnalités fortes de divers milieux, à commencer par Phyllis Lambert (CCA), Alexandre Taillefer (MACM) et Éric Fournier (Moment Factory) qui mettent à mal l'étiquette de «vieux politicien libéral de droite» que certains tentent d'accoler au chef de la coalition.

Marcel Côté a donc réussi son premier test en mettant la barre haute. Mais un lancement ne fait pas une campagne. De nombreux écueils attendent l'économiste peu habitué aux feux de la rampe.

Comment se comportera cet électron libre au franc-parler? D'anciennes déclarations malheureuses feront-elles à nouveau surface? Des hommes de sa trempe ont déjà trébuché en mettant le pied sur la scène politique, pensons seulement à Jacques Duchesneau.

Quel sera le projet commun de ce regroupement? Par définition, une coalition est une alliance «en vue d'une action commune, notamment pour lutter contre un adversaire commun». À noter l'utilisation du mot «notamment», qui montre bien que la défaite de Denis Coderre ne peut être l'unique objectif du triumvirat Côté-Harel-Rotrand.

Marcel Côté percera-t-il à l'ouest de Saint-Laurent? L'homme est peu connu. S'il veut faire sa place, il lui faudra sortir des talles de Vision Montréal, à LaSalle, Saint-Laurent et L'Île-Bizard, mais aussi dans le nord de la ville, à Ahuntsic, Montréal-Nord, Anjou, etc.

Former une coalition est une chose, lui donner un sens, une pertinence et une finalité en est une autre.

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