L'énorme succès des soins palliatifs

Les succès sont la norme en soins palliatifs.... (Photo: Shaun Best, Archives Reuters)

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Les succès sont la norme en soins palliatifs. Plus de 95% des patients s'y éteignent paisiblement, soulagés et accompagnés.

Photo: Shaun Best, Archives Reuters

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Marcel Boisvert
L'auteur est médecin à la retraite
, professeur agrégé de médecine à l'Université McGill. Il réagit à l'opinion du Dr Mark Basik intitulée « Incompatibles », publiée samedi dernier.
La Presse

Contrairement à vos dires, les soins palliatifs ne sont pas voués à l'échec. Si échec il y a, puisque toute vie a son terme, il appartient aux oncologues et autres collègues.

Les succès sont la norme en soins palliatifs. Plus de 95% des patients s'y éteignent paisiblement, soulagés et accompagnés. L'aide médicale à mourir ne concerne que ceux parmi les 5% de malchanceux dont la souffrance demeure réfractaire aux meilleurs soins et qui demandent à mourir parce que leur fin de vie est devenue insupportable.

Vous faussez la réalité en parlant d'une aide «proposée et appliquée rapidement». Peut-être en Oregon, mais certainement pas au Benelux où la règle d'or est de ne jamais proposer, mais d'attendre que le malade en parle... Et il n'y a jamais d'empressement, moins de 50% des demandes étant honorées. Quand cela presse, il ne s'agit pas d'euthanasie, mais de protocole de détresse in extremis, comme on en soigne tous les jours dans tous les hôpitaux.

Une autre désinformation: en Belgique, les soins palliatifs sont accessibles à toute la population en vertu d'une législation. Le nombre de «demandes» de patients bénéficiant de soins palliatifs n'est pas inférieur à celui de patients recevant des soins standards.

Ce n'est pas aux soignants de décider si la fin de vie affreuse d'un mourant a de la valeur, mais à lui seul.

Oui, les soins palliatifs sont un immense progrès, un succès de 95% le prouve et attire des éloges. Pratiquer une logique univoque qui absolutise la survie en toutes circonstances, se prête à des postures inhumaines, selon Jacques Grand'Maison. Dans chaque cas, écrit-il, il faut rechercher la solution la plus humaine, en respect de l'autonomie du mourant.

Je m'attriste sans m'étonner que vous ne voyiez pas que les besoins d'un mourant devraient avoir préséance sur l'agenda des soignants.




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