Le goût amer de l'indépendance

Caroline Marcotte
L'auteure est étudiante en sciences comptables
, mère de deux enfants. Elle réside à Joliette.
Cyberpresse

Je suis une fière représentante de la femme moderne. J'étudie à l'université, j'aurai une carrière, j'ai toujours travaillé et vu à mes besoins, je suis autonome d'idées et financièrement, j'ai des enfants assez bien élevés, et je fais tout ça sans homme à mes côtés. Wow! mais quelle réussite, quelle démonstration de la grandeur de la femme et de ses capacités!

Je suis une maman, comme toutes les mères du monde l'ont été avant. Je peux aussi (en même temps!) travailler 8h dans ma journée, ou encore étudier à l'université à plein temps... et j'arrive même à trouver à travers tout ça un peu de temps pour aller souper avec des amis. Avec un agenda et de l'organisation, pas de problème.

Vous ne trouvez pas que j'ai l'air épanouie? J'ai devant moi toutes les possibilités, je peux aller où je veux, le monde est à mes pieds.

Eh bien! non. Comme la majorité des femmes de ma génération, la seule chance que j'ai, c'est d'être complètement débordée, d'avoir sur mes épaules la responsabilité et le poids des batailles qui ont été menées, et de devoir les assumer. À trop vouloir, la ligne de l'équilibre a été dépassée, tellement que le choix et la liberté pour lesquels nos grand-mères se sont battues, on ne l'a plus. La femme a tellement voulu d'espace, on a fini par lui donner.

Tu veux, femme? Vas-y étudier, vas-y travailler... mais le reste de la vie ne disparaîtra pas pour autant. Et tu l'apprendras à tes dépens.

Dans ma bouche, l'indépendance laisse un goût amer. Elle a apporté avec elle la frustration, le déséquilibre, l'égocentrisme, le stress, la dépression chronique, le burn-out... Les hommes ne trouvent plus leur place, les femmes sont dépassées, et au final, tout le monde est frustré.

Un jour, il faut être capable de reconnaître que c'est assez.

Le problème de la société d'aujourd'hui, c'est que l'équilibre naturel de la vie n'existe plus. Des atomes libres, sans attaches, qui n'en veulent pas non plus, mais qui n'ont plus de substance. L'homme n'est pas fait pour être un toutou de salon qui fait couler un bain à sa femme en lui massant les pieds. Il est fait pour chasser le mammouth, bûcher du bois et aller au front. Il a la force et l'endurance pour ça, c'est sa part de l'équilibre à lui, arrêtez de vouloir lui enlever et le changer.

Et je suis désolée, mais la femme n'est pas faite pour aller conquérir des terres, défricher et se tenir debout devant l'ennemi. Les hommes sont faits droits et carrés, musclés, ils n'ont pas d'hormones qui change leur humeur aux trois jours, ils résistent mieux au stress, la nature les a faits comme ça, leur a donné les atouts pour remplir leur fonction dans la vie.

Les femmes, nous sommes faites en rondeurs, en douceur, en patience, en capacité à gérer toutes sortes de circonstances. Nous sommes les bras réconfortants, celles qui tiennent le fort, la chaleur qui accueille à la maison, celles à qui on a fait don de la capacité de porter, nourrir et soigner les enfants. En quoi est-ce que l'ordre normal des choses doit être dégradant? En quoi nous sommes-nous senties sans importance en ayant pourtant de si grandes responsabilités?

«Les femmes et les enfants d'abord»... et nous n'étions pas respectées? Allons, les hommes nous ont toujours adorées, ils ont besoin de leur femme qui réchauffe leur foyer et leur ouvre les bras tout grands pour se blottir dedans. Ils ont besoin d'être fiers d'offrir confort et belle vie à leur foyer, de se battre ou se sacrifier pour nous protéger. Ce sont les femmes qui donnent un sens à leur vie, qui y mettent de la beauté.

Laissez-les vous gâter comme les hommes le font, mesdames, c'est ainsi que leur nature est faite, pas à faire le ménage, vous préparer à souper ou vous payer une pension.




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