Augmentation de 70 $ par année des droits de scolarité (3%). Chantier sur le financement des universités. Chantier sur l'aide financière aux étudiants. Création d'un Conseil national des universités. Êtes-vous satisfait des conclusions du Sommet sur l'enseignement supérieur?

LA PRESSE

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Bravo!

Le dialogue a remplace l'affrontement. Il n'y a pas unanimité mais la société québécoise a retrouvé la voie de la cohésion et du débat constructif. Merci Mme Marois, M.Duchesne et tous les participants du Sommet pour cet exercice de maturité collective.

Paul Crete

Très satisfait du Sommet

Je n'aurais pas voulu être dans les souliers du ministre Duchesne et de Mme Marois dimanche soir, alors que tous les yeux étaient braqués sur eux et que la pression était constante. Je pense que dans la situation, ils étaient très bien préparés.

Il y a une remarque qui est passée inaperçue durant les audiences et c'est celle de Madame Marois concernant la démonstration que Martine Desjardins lui avait faite sur les impacts d'un éventuel gel des frais de scolarité. À la suite de la démonstration, en plénière, la première ministre a mentionné à Madame Desjardins :

- Vous ne m'avez pas convaincue.

Or, tout est là. Lorsque l'on revendique des statuts, des privilèges, des prérogatives, il faut pouvoir en démontrer le bien-fondé, les preuves ou les données à l'appui, et ce, en dehors du cadre confortable de l'idéologie qu'elle soit corporatiste ou syndicaliste. Ce que les fédérations étudiantes n'ont pas été en mesure de faire, vraisemblablement, sans tomber dans un relativisme malsain. Et je pense que sur ce point, ils ont reçu une petite leçon de rigueur. Autrement dit, vous revendiquez.  Soit. Mais démontrez-nous par A+B que vos demandes sont acceptables d'un point de vue purement économique.

À ce moment seulement, nous pourrons en discuter.

L'argent étant le nerf de la guerre, on n'en sort pas.  Dans le contexte d'affrontement dans lequel nous avons été plongés depuis des mois, ce Sommet est un succès et j'ai tellement hâte que nous cessions de considérer nos élus comme des ploucs sans envergure. Le ministre Duchesne et la première ministre m'ont franchement impressionnés.

J.F. Guay

Un droit et un idéal de société

Je suis triste en lisant les commentaires envoyés. On dirait qu'il y a une opposition entre les étudiants d'un bord, et les contribuables de l'autre. Elle a dû être montée de toutes pièces par le gouvernement précédent et consolidée par les médias et le gouvernement actuel. Premièrement, les étudiants sont de futurs contribuables. Les décisions prises aujourd'hui auront un impact sur la société dans laquelle les étudiants vont payer des taxes et des impôts. Étant moi-même étudiant, je contribue déjà à la RQAP et les taxes aux gouvernements provincial et fédéral. Oui, je ne paie pas encore d'impôt, mais une fois sortie de l'université, avec mon diplôme en main, je vais pouvoir participer activement à la société. Eh oui, je veux débourser pour les étudiants futurs, afin qu'ils bénéficient de la même chance que j'ai de ne pas avoir de prêt qui rapporte tant aux banques. Les contribuables et les étudiants sont justement dans le même bateau. Le patronat cherche à nous diviser pour mieux régner. Il cherche à faire oublier la bonification en recherche, les baisses d'impôts aux entreprises, l'abolition de la taxe sur le capital. Ce sont eux qu'on devrait, étudiants comme contribuables, attaquer. Une éducation gratuite est possible. Graduellement, nous pouvons y accéder, sans devoir prendre de l'argent dans la poche des contribuables. Elle n'est pas excessivement chère, mais elle va rapporter énormément! Une société, où l'éducation n'est pas un service, mais un droit, un idéal et la base d'une société saine et démocratique.

Marc-Antoine Bianki

Tout est pareil

Finalement, rien n'a été réglé après ces deux jours de négociations. Deux jours beaucoup trop courts pour en arriver à une entente positive. 

Le malheur : ce Sommet aura coûté beaucoup et, encore une fois, les contribuables seront mis à prix. Le printemps dernier, Mme Marois encourageait les étudiants en tapant les casseroles dans la rue et en affichant son carré rouge. Et, pas plus tard que dernièrement, elle disait que le printemps érable avait coûté un prix fou.  Alors, ce Sommet, quel est le coût pour n'arriver nulle part. Comme quoi, il est plus facile de critiquer que de trouver la solution. 

Les manifs continuent, les étudiants ne lâchent pas le morceau et la vie continue. 

Andrée Courtois

L'illusion

J'ai aimé une chose : une décision a été prise - aussi mince soit-elle.  Par contre, globalement, je ne suis pas satisfait.  Mais avais-je à l'être?  J'ai de toute évidence l'impression que ce sommet n'était que l'instrument du Parti québécois pour bien paraître face à l'ancien gouvernement...

Quant à organiser un sommet, j'aurais aimé qu'on y discute davantage des éléments plus fondamentaux tout en gardant, pas trop loin en arrière-plan, les coûts associés à nos choix.  D'abord, quelle université voulons-nous?  Une université parmi la crème des universités?  Ou une université dans la large moyenne - moins coûteuse - qui va moyennement former les membres de notre future société.  Une université totalement ouverte avec peu ou pas de contingentement?  Ou une université plus sélective de ses étudiants?  Un système universitaire qui permet à une université de se distinguer et d'attirer les meilleurs professeurs et les meilleurs étudiants?  Ou un système universitaire très uniforme d'une université à l'autre?

On peut facilement voir le spectre des réponses à ce type de question.  De mon côté, mes réponses pencheraient du côté de l'excellence... Et je n'hésiterais pas à considérer une formule de financement dont le bénéficiaire serait un important contributeur.

Luc Loiselle

Du pelletage!

Une indexation à 3 %, c'est de la rigolade! Et tout le reste, pelleté dans des chantiers, terme cher à lapéquisterie. Remarquons, qu'en ce qui concerne l'indexation, le gouvernement Marois utilise la même méthode reprochée aux libéraux : sans consensus, il décrète! Pas de quoi pavoiser! Mais diable, que ça va bûcher dans tous ces chantiers! Comme dans le bon vieux temps! Et tout cela va coûter bien cher!

Michel Lebel

Pas du tout!

Tout simplement parce que le gouvernementpéquiste de Pauline Marois n'a pas été capable de mettre ses culottes et de prendre des décisions saines et efficaces pour le Québec. Les chantiers sur le financement des universités, ainsi que tous les autres chantiers, ne sont que du pelletage vers l'avant des problèmes des universités. Il faut comprendre que le PQ et les syndicats soutiennent les étudiants, et cela même si la dette des étudiants québécois a diminué, au lieu d'augmenter, pendant les cinq années du règne des libéraux de 2007 à 2012. C'est donc moi, le contribuable, qui va encore écoper. Alors, je ne peux que dire aux péquistes qu'ils n'auront jamais, au grand jamais, mon vote. De plus, ce gouvernement est incompétent.  Il est donc très inquiétant de voir qu'un tel gouvernement puisse un jour vouloir, de manière agressive, faire la séparation du Québec.  

Christian Guay

Un sommet sur l'indexation

Il y a bien eu un sommet sur l'éducation qui a duré deux jours. Le nom du sommet a été très mal choisi, car, en aucun temps, il ne fut question d'éducation. On apprend donc que 70 $ par année, c'est encore trop. On nous dit aussi que cela va nuire à l'accessibilité de nos institutions du savoir, alors que nous savons déjà que l'étudiant du Québec paie 50% de moins que ses voisins, tout en obtenant un taux de diplomation universitaire plus bas et en prenant plus de temps pour finir ses études. Alors que fut annoncé un sommet sur l'éducation, on a plutôt accouché d'un sommet sur l'indexation. Manoeuvre politique désolante sur des enjeux réels dont personne n'a voulu débattre ou remettre en question.

André Ouellet

Un jour funeste

Le 26 février 2013 fut un jour funeste pour le mouvement étudiant et pour le gouvernement du Québec. Un jour où le statu quo, maître de nos sociétés démocratiques, s'appropria une autre victoire, abattant la pauvre bête qui se débattait dans son piège. Dans un combat médiatisé, on opposa un Goliath armé jusqu'aux dents à un David qui avait brisé sa fronde.

Faut-il que les étudiants accusent le gouvernement d'être sourd? Non, ils sont les seuls à blâmer pour leur défaite. Le mouvement étudiant a mal vieilli. Il est dépassé, divisé, dans un monde où il n'a plus la force du nombre. Malgré toute la logique de leurs arguments, ils ne se feront jamais entendre en se donnant en spectacle, surtout sur une scène politique où la logique n'est plus de mise. Ils doivent changer de stratégie, ou disparaître.

Le gouvernement a-t-il atteint son objectif? Quel objectif? Celui de ne pas bouger, de stagner quelque part entre le progrès et la régression? Les conclusions du Sommet sur l'enseignement supérieur sont la preuve flagrante d'un manque de leadership. La devise du gouvernement Marois devrait être celle-ci : parler beaucoup pour agir moins. Parler beaucoup pour faire croire que les choses bougent au Québec, agir moins pour ne pas perdre une once de son électorat. Une belle victoire pour le statu quo et l'absence de vision à long terme (et même, j'oserais dire, de vision tout court). Mme Marois, il faut parfois déplaire pour faire progresser nos idéaux, mais est-ce que ça n'en vaut pas la peine afin d'accomplir la vision que vous avez de l'avenir du Québec?

Vincent Bélanger

Peu de vraies négociations

Il me semble que nous n'avons pas vu de réelles négociations pendant ce sommet. Le gouvernement semblait avoir un plan déjà calqué et coulé dans le béton, qu'il a voulu imposer aux syndicats et aux différents acteurs du mouvement étudiant. Je ne vois pas pourquoi le gouvernement parle de « réussite », quand la plupart des gens présents au sommet étaient en désaccord avec la position qu'ils ont adoptée. Cependant, Madame Marois fait davantage preuve d'ouverture que son prédécesseur et j'espère sincèrement que la conclusion de ce sommet ne mènera pas à d'interminables mois de grèves et de manifestations. Le printemps érable est terminé et nous devons apprendre de cela, plutôt que de tenter de répéter l'expérience. 

Émile Lafrenière, Étudiant

Piger toujours dans la même poche

Je ne suis pas satisfaite du tout du sommet de l'éducation. Le gouvernement Marois hausse les frais de scolarité, mais bonifie du même coup le régime de prêts et bourses, et ce, par-dessus les bonifications offertes par le gouvernement précédent ! Bravo ! Bref, au lieu de faire payer l'indexation par les étudiants, Pauline Marois a transféré le dossier aux contribuables, qui n'auront qu'à enfouir plus profondément leurs mains dans leurs poches pour en racler le fond. À cette fameuse table où tout les partis étaient représentés, qui nous représentaient, nous, payeurs de taxes ?

Johanne Thibodeau