S’adressant à Boucar Diouf, l’auteure propose une tout autre définition de « péter au frette » que celle du chroniqueur dans son texte du 21 janvier, « On pète de moins en moins au frette »1.

Bonjour Boucar, peut-être que tu connais l’origine de cette expression, mais j’aime bien la version que mes grands-pères, mes oncles et mon père racontaient, eux qui ont été bûcherons des années 1930 à 1950.

Pour eux, cette expression a pris son origine dans la réalité de leur vie : des installations d’hygiène presque inexistantes dans des lieux éloignés, des matelas constitués de branches de résineux et une grande promiscuité des lieux… voilà un scénario parfait pour la présence des poux de corps.

Ces poux, évidemment, se faisaient une joie de s’immiscer dans les fibres des fameuses combines de laine qui étaient rarement enlevées, de là un scénario idéal pour leur propagation.

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Bûcherons au travail en 1958

Un des moyens pour éliminer les poux dans les combines était de les laver et de les étendre dehors. Pas pour les faire sécher, mais pour éliminer les poux. Eh ! oui, lors de journées de grand froid, il était possible d’entendre les poux « péter ». Et de là l’expression « péter au frette ».

Pour les poux sur le corps… ils s’enduisaient d’un « onguent grise » (ce n’est pas une faute, c’est vraiment comme cela qu’ils le nommaient) à base de camphre, pour diminuer les démangeaisons et la propagation.

1. Lisez la chronique de Boucar Diouf « On pète de moins en moins au frette »
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