C'est le grand réveil du tennis canadien! Après Milos Raonic, un autre espoir bâtit sa renommée: Vasek Pospisil.

Philippe Cantin LA PRESSE

Ce jeune homme de 21 ans, originaire de Vancouver et établi à Montréal depuis novembre dernier, est sans contredit le héros de la semaine.

En Israël ce week-end, Pospisil a permis au Canada d'atteindre le Groupe mondial de la Coupe Davis pour la première fois depuis 2004. «Ce qu'il a accompli est énorme», a lancé Louis Borfiga, lorsque je l'ai joint au téléphone après le match.

Borfiga, grand patron de l'équipe canadienne, a été impressionné par les «qualités morales» de Pospisil. En clair, cela signifie qu'il n'abandonne jamais.

Il a signé son premier gain en simple vendredi dans un duel de cinq heures sous un soleil brûlant. Samedi, il a fait équipe avec Daniel Nestor pour remporter le double. Et hier, il a enlevé le duel décisif en dépit de la pression.

«C'est un grand joueur qui est né, a ajouté Borfiga. Il atteindra assurément le top 50. Ce qu'il a réussi en Israël restera dans sa mémoire et augmentera sa confiance.»

Comme ce fut le cas pour Raonic, Pospisil progresse plus vite que ne le prévoyait Tennis Canada. Ces surprises sont significatives. Elles illustrent que l'établissement d'un centre d'excellence à Montréal entraîne des résultats inespérés.

Les performances de Raonic et Pospisil cette année valident les stratégies choisies. Et Louis Borfiga est bien placé pour renouveler son contrat...

En 2010, les succès des athlètes canadiens aux Jeux de Vancouver ont étonné. Voilà qu'une percée survient en tennis. Se pourrait-il que le Canada ait enfin trouvé, dans certains sports du moins, un modèle efficace de développement de l'élite?

Il y avait donc ce combat entre Floyd Mayweather et Victor Ortiz, samedi, à Las Vegas.

À la fin du quatrième round, Ortiz a donné un vicieux coup de tête à son rival. L'arbitre s'est interposé, le coupable s'est excusé et les deux boxeurs ont touché leurs gants en geste de réconciliation. Mais dans la demi-seconde qui a suivi, Mayweather a expédié une combinaison gauche-droite à Ortiz, qui s'est écrasé au tapis. Fin du combat.

Personne ne s'est illustré dans cette affaire. Ortiz a manqué de fair-play, Floyd Mayweather aussi, même s'il a respecté les règles. Il aurait dû attendre qu'Ortiz soit en position de reprendre le combat avant de le frapper durement au visage.

Le cirque s'est poursuivi lorsque Mayweather a été interrogé par Larry Merchant, du réseau HBO, après le combat. Le vainqueur n'a pas aimé les questions de Merchant et a envoyé paître le vénérable monsieur de 80 ans. À la caméra, celui-ci a rétorqué: «Si j'avais 50 ans de moins, je te botterais le derrière!»

Pathétiques, l'un comme l'autre... Et un oeil au beurre noir pour la boxe.

Avez-vous déjà vendu des actions d'une compagnie juste avant que le titre n'amorce une formidable poussée à la hausse? Paraît que ça fait mal à l'estomac! C'est sans doute le sentiment éprouvé par les dirigeants d'Adidas.

En 2009, l'entreprise n'a pas renouvelé son entente de commandite avec Novak Djokovic, misant plutôt sur l'Écossais Andy Murray.

Lorsque Djokovic a remporté son troisième titre majeur de la saison lundi dernier à New York, l'histoire a refait surface. Djokovic porte la griffe Sergio Tacchini, une société de taille modeste comparativement à des géants comme Adidas et Nike. On ignore si Tacchini réussira à exploiter les succès de Djokovic, notamment en raison de sa lenteur à mettre en vente ses nouveaux produits.

«Adidas et Nike salivent à l'idée que Tacchini ne puisse s'acquitter de ses obligations envers Djokovic», écrit Darren Rovell, un journaliste réputé de CNBC. Il ajoute qu'Adidas fournit gracieusement des souliers de tennis au champion serbe afin de garder de bonnes relations avec lui... au cas où il redeviendrait disponible.

Tacchini a réussi un coup de génie en s'associant à Djokovic. Le plus dur reste maintenant à faire: maximiser cet investissement. Si l'entreprise ne réussit pas, elle deviendra une étude de cas dans tous les programmes de MBA.

Bon, c'est fait, la NFL a renouvelé son entente avec ESPN. Valeur du contrat: 15,2 milliards! Même si cet accord couvre la période 2014-2021, ESPN ajoute sur-le-champ 500 heures de programmation annuelle consacrée à la NFL. L'émission précédant les matchs du dimanche passe de deux à trois heures... même si le réseau ne diffuse pas de match le dimanche!

John Skipper, VP aux contenus d'ESPN, a expliqué au New York Times que cet accord était «financièrement prudent», car cette association avec la NFL était «prodigieuse» pour le réseau.

On le croit sur parole.

Les mises en échec dans les rangs pee-wee augmentent significativement le risque de commotions cérébrales. Voilà la conclusion d'un reportage de l'émission Les années lumière à la radio de Radio-Canada.

Le journaliste Janic Tremblay a pris connaissance d'une étude comparative réalisée en 2007-08 auprès de 1000 joueurs pee-wee d'Alberta, où la mise en échec est permise, et de 1000 autres au Québec, où elle est interdite.

Or, les jeunes joueurs albertains courent un risque quatre fois plus élevé de subir une commotion cérébrale et trois fois plus élevé de subir une blessure de tout autre type.

L'apprentissage du contact physique est enseigné au Québec. Mais Sylvain Lalonde, le patron de Hockey Québec, me disait le mois dernier que la projection, c'est-à-dire la mise en échec, demeurait interdite. «Il peut y avoir un corps à corps, mais avec l'objectif de récupérer la rondelle. Cela existait déjà mais nous avons mis en place cet été un programme de formation et d'éducation.»

Hockey Québec devra néanmoins demeurer vigilant. Les parents sont de plus en plus conscients des dangers des commotions cérébrales.

Nous avons tous failli devenir des fans de rugby! S'il avait fallu que le Canada batte la France ce week-end en Coupe du Monde, je vous jure, j'aurais écouté le prochain match! Malgré de beaux efforts, les Canadiens se sont inclinés dans une rencontre plus serrée que le pointage (46-19) ne l'indique.

Pour nos cousins français, un échec aux dépens des Canadiens aurait été gênant mais la suite, divertissante. Rappelez-vous l'incroyable feuilleton lors de l'effondrement des Bleus à la Coupe du monde de soccer l'an dernier... Dans la catégorie «lavage de linge sale en public», les Français ont alors gagné la médaille d'or.

Conclusion de ce Canada-France en rugby: l'honneur est sauf, des deux côtés.

En rafale: Une prédiction: si les Chiefs de Kansas City ne congédient pas l'entraîneur Todd Haley bientôt, ils ne gagneront pas plus de deux matchs cette saison... Les Chiefs ont perdu leurs deux premières rencontres par un écart combiné de 79 points... Selon ESPN, des tests pour déceler les hormones de croissance seront bientôt en vigueur dans la NFL... À Chicago, des milliers de partisans ont assisté au premier match simulé des Blackhawks. Cette organisation est devenue une des meilleures de la LNH... Avez-vous aussi hâte que moi de voir Alexei Yemelin en action dans un vrai match?