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Pas évident d'animer les Jutra

Pénélope McQuade et Laurent Paquin ont accepté d'assumer... (Photo: Marco Campanozzi, La Presse)

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Pénélope McQuade et Laurent Paquin ont accepté d'assumer la difficile tâche d'animer le gala des Jutra.

Photo: Marco Campanozzi, La Presse

Tous les animateurs et animatrices qui ont accepté ce boulot casse-gueule dans les dernières années peuvent en témoigner: le gala des Jutra est le plus difficile à animer de toutes les célébrations du showbiz québécois.

D'abord, les références communes, celles qui dérideront une majorité de téléspectateurs, se dénichent difficilement. Surtout dans une année comme 2013, où presque tous les films québécois, à l'exception de Louis Cyr, ont été boudés par les cinéphiles. À titre d'exemple, 156 114 personnes ont payé leur billet d'entrée pour voir sur grand écran Gabrielle, au troisième rang des productions les plus populaires de 2013.

Ensuite, la foule qui assiste au gala des Jutra met toujours du temps à dégeler et à réagir aux gags des maîtres de cérémonie, qui rament comme des fous pour arracher chacun de leurs applaudissements. Malaises dans nos salons

Pénélope McQuade, qui coanimera le 16e gala des Jutra dimanche soir avec l'humoriste Laurent Paquin, s'explique très bien les critères élevés des artisans du cinéma québécois. «Ils travaillent pendant cinq, six ou sept ans sur un film qui va peut-être rester à l'affiche pendant deux semaines, s'il ne fait pas beau. Et ils gagnent peu d'argent. Je les comprends d'être exigeants envers le gala», indique Pénélope McQuade en entrevue.

La crise du cinéma québécois, qui a ébranlé l'industrie et fait sortir Vincent Guzzo de ses mégaplexes, n'occupera que très peu de temps d'antenne. «Ça ne me tente pas de mentionner cette polémique et de dire que le cinéma est plaignard», note Laurent Paquin, qui souhaite que ce gala des Jutra pousse les Québécois à consommer du cinéma d'ici.

Pénélope McQuade parle de valoriser les productions québécoises sans toutefois sombrer dans la complaisance. «J'ai l'impression que c'est un milieu très uni qui sera devant nous dimanche soir. L'adversité, ça unit. Personne ne veut que notre cinéma aille mal», ajoute Pénélope McQuade.

En prévision de leur séjour à la barre des Jutra, les deux animateurs ont pratiquement dévoré tous les films nommés cette année. Leurs coups de coeur? Laurent Paquin a été soufflé par la performance de Gabriel Arcand dans Le démantèlement. Pénélope McQuade a craqué pour la «caméra témoin» de Nathalie St-Pierre, réalisatrice du film Catimini.

Au total, 15 prix seront attribués pendant la soirée, qui démarrera à 19h30 sur les ondes de Radio-Canada. Gabrielle Marion-Rivard, oubliée dans les choix des cinq meilleures actrices, mais gagnante aux prix Écrans canadiens, présentera un prix. «Ce sera notre coup de coeur québécois de l'année», dit Pénélope McQuade.

Aucune apparition de Vincent Guzzo n'est cependant prévue. Ç'aurait été un bon flash d'orchestrer la réconciliation de l'homme d'affaires avec les cinéastes qui créent des films «pour les festivals internationaux, mais pas pour le monde à la maison».

Côté glamour, la production fermera le boulevard Saint-Laurent et déroulera un tapis rouge devant le Monument-National, pour le traditionnel défilé des robes et smokings. Loco Locass soulignera le départ de quatre grands du milieu, dont Michel Brault et Frédéric Back. Et l'hommage «impressionniste» à Micheline Lanctôt a été confié à Jean-Philippe Duval, réalisateur d'Unité 9 et de Dédé, à travers les brumes.

Véro au cinéma?

Parlant de Jean-Philippe Duval, il peaufine toujours son film La marraine et moi, qui a été financé par la SODEC, mais refusé par Téléfilm Canada. Selon mes informateurs spéciaux, Véronique Cloutier, qui n'a pas tourné au cinéma depuis Les dangereux, avait été choisie pour le premier rôle de ce long métrage qui raconte l'improbable - mais vraie - histoire entre un adolescent troublé de Disraeli et la proxénète bien connue Martha Adams, au début des années 70.

Véro aurait, bien sûr, incarné la criminelle Martha Adams, qui prend l'ado de 16 ans tourmenté sous son aile et qui l'élève comme son propre fils. Le scénario de La marraine et moi a été rédigé par Alexandre-Nicolas Leblanc à partir de ses propres souvenirs: c'était lui, le protégé de Martha Adams, qui est morte au début des années 2000.

En raison des complications d'horaires et du financement incertain, Véronique Cloutier se serait retirée du projet. C'est Suzanne Clément qui a pris le relais.

Nombre d'entrée en salle 2013

Louis Cyr: 473 370

Il était une fois les Boys: 165 844

Gabrielle: 156 114

Amsterdam: 64 269

Le démantèlement: 59 848

La légende de Sarila: 47 441

Hot Dog: 41 193

L'autre maison: 32 839

Lac Mystère: 26 506

Sarah préfère la course: 19 167

Source: Films du Québec

Candidats au Jutra du meilleur film

- Louis Cyr

- Gabrielle

- Le démantèlement

- Diego Star

- Catimini




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