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Détestable sur le tard

Carmen Sylvestre... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Carmen Sylvestre

Photo Robert Skinner, La Presse

C'est elle qui dit «raccroche, raccroche» à son mari, en grasseyant, dans la dernière pub du 6/49 de Loto-Québec. C'est elle, la p'tite vieille aux cheveux décolorés qui fait des appels érotiques en public dans la série coup de coeur Les détestables de V. C'est aussi elle que Véronique Cloutier a qualifiée de «merveilleuse» cette semaine sur Twitter.

Elle, c'est Carmen Sylvestre, 64 ans, mère de quatre enfants et comédienne à la vocation tardive. Après avoir exploité une garderie en milieu familial pendant 10 ans, elle a entrepris sa carrière artistique il y a 16 ans, mais nous y reviendrons plus tard. Ce qu'on veut tous savoir, c'est: est-ce que cela la gêne de débiter des trucs vulgaires ou de faire des gestes grossiers pendant les tournages des Détestables?

«Il y a des scènes grivoises où il fallait que je me rappelle que c'était mon rôle. Quand ça ne blesse pas les gens, ça ne me dérange pas. Je trouve les jeunes tellement sympathiques! Par contre, j'ai déjà dit à une maman, dans un sketch, que son bébé était laid. J'en ai encore mal au ventre», confie Carmen Sylvestre, résidante de Pierrefonds, dans l'ouest de l'île.

Jamais elle n'a bousillé une scène des Détestables en raison d'un fou rire ou d'un décrochage de son personnage. «Quand c'est «action», c'est «action», dit-elle. Une de ses scènes préférées? Celle où elle sort d'un buisson, échevelée et rhabillée à la hâte, en compagnie de deux autres personnes du troisième âge, après ce qui semble avoir été un torride ménage à trois.

Dans la vie de tous les jours, personne ne reconnaît Carmen Sylvestre, mère de quatre enfants, comme étant une des vieilles détestables de la télévision. D'abord, elle porte ses cheveux bruns. «Et ils accentuent nos rides. J'ai eu droit à mon premier bleach pour Les détestables. Ils ne me voulaient pas avec ma couleur naturelle», dit en riant la comédienne, que l'on a aussi vue dans La galère lundi soir. C'est elle qui assurait au curé Dominique que l'église déborderait de fidèles pour sa dernière messe.

«Souvent, c'est ma voix qui me trahit», enchaîne Carmen Sylvestre, mariée au même homme depuis 42 ans. Louis Morissette, qui l'a recrutée pour des rôles épisodiques dans 3 x rien et C.A., a tout de suite pensé à elle pour Les détestables, qu'il produit pour la chaîne V. «Son delivery est parfait. Et elle rend bien les gags, avec ses rrr roulés. Musicalement, ça sonne très bien. Dans ses rôles, elle a un look qui fait très ''petite madame québécoise dans la soixantaine''. On en connaît tous une», constate Louis Morissette.

Depuis sa première apparition dans la sitcom Majeurs et vaccinés (l'ancêtre de Catherine) en 1995, la pimpante comédienne a enfilé les deuxièmes et troisièmes rôles dans Les Ex,Le retour,Le négociateur,Casino,Nos étés,Virginie et Musée Eden, entre autres. Dans Les Bougon - son premier vrai premier rôle - elle a incarné Mme Gasse, celle qui vendait des roches magiques avec Paul (Rémy Girard).

C'est à l'âge de 48 ans, en 1994, que Carmen Sylvestre s'est inscrite à son premier cours de théâtre. Elle n'avait aucune expérience. «Dès que j'ai commencé, c'était ça, point. C'est devenu une passion. Il n'y a pas d'âge pour se lancer», indique-t-elle. À 55 ans, elle s'est enrôlée en création littéraire à l'UQAM. Elle a aussi suivi des ateliers de formation avec Danielle Fichaud, Pascal Rollin, Jean-Pierre Bergeron, René Gagnon, Robert Favreau, Léa Pool et Estelle Esse.

«J'ai travaillé ma voix. J'avais un fort accent québécois et je roulais trop mes r. C'est drôle, parce que c'est ça que les producteurs me demandent aujourd'hui, de rouler mes r», note-t-elle.

Pour l'instant, V n'a pas renouvelé Les détestables. Selon Louis Morissette, la banque de sketches flamands d'origine a été épuisée. Si cette comédie revient en ondes, il faudra alors pondre des gags tout nouveaux, ce qui gonfle le budget de production.

Où es-tu, René?

Depuis trois semaines, nos réveils au 95,1 FM changent sans préavis. Des fois, René Homier-Roy placote avec nous pendant trois jours consécutifs et il disparaît, cédant son micro à Philippe Marcoux. René nous parle, René s'éclipse, selon un horaire à géométrie variable. Vous avez été plusieurs à demander: pourquoi? La réponse? «Il y a de la maladie dans la famille de René Homier-Roy», explique la porte-parole de la Première Chaîne radio de Radio-Canada, Diane Thérien. Le timonier de C'est bien meilleur le matin s'absentera d'ailleurs pour le reste de la semaine.

Le contrat de René Homier-Roy à la SRC expire en juin 2012. «Il est en discussion pour la suite», soutient Mme Thérien. Continuera-t-il à nous extirper de nos couettes moelleuses à la rentrée de 2012? On vous tient au courant.




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