Jarmo Kekalainen, premier DG européen de l'histoire de la LNH... Voilà une bonne nouvelle et bravo à John Davidson, le patron des Blue Jackets de Columbus, pour son audace.

Ronald King LA PRESSE

Tout ça est bien beau, mais il est un peu scandaleux que la LNH, qui a été sauvée par l'arrivée des hockeyeurs européens, ne compte pas un seul entraîneur-chef originaire de Russie, de Suède ou de République tchèque. Si leurs joueurs sont aussi bien formés, les entraîneurs ne doivent pas être mauvais. Bien sûr, ils ne sont pas portés sur la violence et la bagarre, mais le beau jeu, oui.

Pendant ce temps, les mêmes noms font le tour des clubs du circuit Gary Bettman. Certains sont de véritables clowns.

On pense aux quarts et aux entraîneurs-chefs afro-américains dans la NFL, aux gérants dans le baseball majeur et aux entraîneurs dans la NBA. Il a fallu du temps pour vaincre les préjugés. Même que chez les DG et les propriétaires d'équipes, les Noirs sont toujours sous-représentés.

Un prochain entraîneur-chef européen dans la LNH ne serait pourtant pas le premier. Dans une autre vie, au hasard du métier et de voyages, je m'étais lié d'amitié avec un certain Alpo Suhonen, Finlandais justement, et qui a brièvement dirigé les Blackhawks de Chicago en 2000. Entraîneur gagnant en Finlande, Suhonen a aussi été un adjoint fort respecté à Winnipeg et à Toronto.

C'était un têtu, un peu marginal, qui avait décidé de défoncer des portes. Il a encaissé des sarcasmes de la part de certains joueurs et les farces plates de Don Cherry à propos de son prénom. Oui, ce même Cherry qui a dirigé les Bruins de Boston. Il disait que Suhonen venait voler des jobs aux bons Canadiens.

Alpo est finalement retourné dans son pays pour diriger des clubs de hockey, animer une émission de jazz à la radio et une émission de cuisine à la télé. Il se vantait de préparer le meilleur risotto du monde.

Amateur de bonne table et de bons cigares, il est aujourd'hui retraité. Un personnage...

Un entraîneur européen aurait du mal à convaincre la direction du Canadien, à cause du français. Mais il reste bien 29 autres équipes dans la LNH et il y a là une sorte d'injustice.

Produits dérivés

Entendu parmi les nombreux commentaires entourant la démission de Benoît XVI: il ne vendait pas autant de produits dérivés que son prédécesseur Jean-Paul II. Comme vous savez à cause du CH, de nos jours, ces choses-là comptent.

Il y a peut-être une solution. Nous avons des experts en marchandisage. Ray Lalonde, par exemple. Il serait peut-être prêt à accepter un poste dans un coin où il n'est pas très connu.

Rude combat à prévoir

La lutte olympique, ou gréco-romaine, comme on disait dans ma jeunesse, est vraiment un sport international et il faut s'attendre à ce que le milieu se défende bec et ongles contre la décision du CIO.

Voilà une proposition cruelle. La lutte ne coûte rien à pratiquer et des pays comme l'Inde, l'Ouzbékistan et l'Azerbaïdjan y trouvent leurs champions. L'Iran et la Russie aussi.

Mais le CIO risque d'affronter ses plus puissants adversaires aux États-Unis, où la lutte olympique est très appréciée dans les universités. Là aussi, il y a une tradition de champions.

Attendez-vous, par exemple, à ce que l'écrivain John Irving (Le monde selon Garp) fasse une sortie remarquée. Ancien lutteur et bouillant monsieur, il est toujours un fan inconditionnel.

Je vote pour le maintien de la lutte aux Jeux olympiques. Même si mon opinion n'y changera rien...

Le rugby et ma blonde

Nous voyons de plus en plus de jeunes filles pratiquer le rugby. Il n'y a pas si longtemps, elles avaient envahi le monde de la boxe, même professionnelle, avec succès.

Je me demande parfois si leurs petits copains s'en vantent: « Ma blonde joue au rubgy... « Ou bien s'ils sont discrets sur le sujet.

Vous imaginez les farces plates...

Une Saint-Valentin ratée

Mes perruches, Céline et René, sont toujours très emballées par la Saint-Valentin, comme toutes les perruches de la terre.

Elles se sont fixé un rendez-vous romantique au salon Thé Mon Amour de l'avenue du Mont-Royal, pour ensuite se rendre dans un restaurant grec - pour l'exotisme et le rêve -, avant de conclure la soirée dans un hôtel dont elles nous ont caché le nom. Je soupçonne quelque chose de cheap, parce que René est prudent avec ses sous, comme on dit.

Quand elles sont revenues, Céline et René ne se parlaient plus. Elles ne se regardent même plus.

Qu'est-ce qui a bien pu se passer?

Mais ne vous en faites pas, elles vont se réconcilier, comme toujours.

Et l'an prochain, nous pourrons tout recommencer.