Les deux ados interrogés à la télé nous disent qu'ils n'ont rien à regarder le soir, les pauvres petits... Un adulte nous apprend que la saison de chasse est terminée et qu'il n'a rien à faire puisqu'il n'y a pas de hockey... La télé ne manque pas d'âmes en peine pour nous faire pleurer.

Mis à jour le 17 oct. 2012
Ronald King LA PRESSE

On aurait le goût de leur botter le derrière, non? Aux âmes en peine et à la télé.

D'autres gens de médias se lancent dans des matchs de ce qu'ils appellent Fantasy Hockey en recréant ce qui aurait pu être s'il n'y avait pas de lock-out. Get a life, comme disait Mao.

Hier, nous avons reçu une pub du magazine L'actualité qui viendra, dans sa prochaine livraison, «au secours des mordus de hockey» avec un reportage spécial. Pourquoi?

Pourquoi ne pas décréter tout de suite que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue sans hockey?

Et pourtant, je pense à plusieurs irritants que Gary Bettman - parce que c'est bien lui - nous évite. Vous ne me croyez pas?

> Entendre le mot «incroyable» toutes les trois minutes.

> Entendre «faites du brui-ui-uit!!!»

> Regarder une poignée de joueurs se tirailler devant le but pendant de longues secondes.

> Les trois étoiles du match au Canadien après une défaite.

> La première étoile à Carey Price après une défaite.

> Une entrevue quotidienne avec Carey Price, qui n'a absolument rien à dire, quel que soit le sujet.

> Les cérémonies tout à fait assommantes pour remettre la Coupe Molson à Carey Price.

> La mise en jeu Toyota.

> L'entracte Home Depot.

> Les hymnes nationaux avant chaque match.

> Les pubs de camions et de Viagra.

> Scott Gomez patine à toute vitesse sans résultat.

> Les Maple Leafs de Toronto et toute leur organisation.

> Les partisans en bleu-blanc-rouge qui deviennent gagas devant une caméra.

> Les images de spectatrices avec de grosses poitrines.

> Les cheerleaders des médias qui dégoulinent devant le CH (chacun a sa cheerleader préférée).

> Les bandes de jeunes énervés qui sortent en criant des bars et des brasseries à minuit.

> Michel Therrien qui nous donne des leçons de vie.

> Don Cherry.

Aux dernières nouvelles, le hockey de la LNH pourrait nous revenir plus tôt que prévu.

Êtes-vous certain qu'il s'agit d'une bonne nouvelle?

Les petits boss

Peyton Manning et Tom Brady sont des grands quarts, de futurs Hall of Famers, comme ils disent... Ils sont tellement bons que même leurs entraîneurs les abordent avec des gants blancs. Ils leur demandent leur avis sur tout.

Je déteste quand un jeune receveur de passe échappe un ballon ou court le mauvais tracé et qu'il revient au banc, tête basse, pour se faire engueuler par Manning ou Brady. Je rêve du joueur, des Broncos de Denver ou des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, qui leur fera un bras d'honneur.

Un grand leader ne se comporte pas comme un petit despote, à mon avis. On ne voit jamais mon préféré, Drew Brees, agir de cette manière. Jean Béliveau ne le faisait pas, ni Guy Lafleur.

Lundi, Peyton Manning et les Broncos ont remporté un match spectaculaire. Ils ont effacé un déficit de 24-0 pour gagner 35-24. On a presque envie de dire INCROYABLE!

Manning avait un grand sourire après le match, même s'il avait joué de manière très moyenne. C'est sa défense qui a gagné la partie avec des interceptions et des touchés aux bons moments.

Est-ce que quelqu'un a dit à Manning que sa défense ne pourrait pas le sauver et le faire bien paraître chaque semaine? Personne n'a osé, évidemment.

Quant à Philip Rivers, quart des Chargers de San Diego, qui ont perdu, j'espère qu'on ne lui est pas trop tombé dessus, même s'il le méritait un peu.

Un coéquipier, c'est sacré.