Alors on commence avec une défaite de 6-3 contre les Stars de Dallas... 6-3!

Ronald King LA PRESSE

Jacques Martin se rendra-t-il aux Fêtes?

Non, c'est une blague. Une sorte d'échauffement. Nous aussi avons droit à un camp d'entraînement.

Carey Price est-il un feu de paille? Un flash in the pan?

Ainsi de suite.

La folle saison est presque officiellement commencée, les médias en parlent déjà beaucoup, le public pas mal moins, mais la foule ne devrait pas tarder à embarquer dans la parade, comme on dit.

Cette chronique traitera de hockey de temps en temps, mais du Canadien surtout. Pas par chauvinisme, je vous vois venir, les fans des Nordiques et des Bruins. Mais vous ne pensez tout de même pas que je vais m'intéresser aux Blue Jackets de Columbus? Ou aux Predators de Nashville?

Je suis de cette école de pensée qui veut que hors du CH, point d'intérêt. Comme tous ceux qui abandonnent le hockey quand le Canadien est éliminé, ce qui se produit à peu près à la même date chaque année. Nous sommes nombreux.

Le message de Jacques Martin est-il toujours le même? A-t-il déjà passé?

C'est également le temps fou des pools. J'y ai déjà participé, pas longtemps, parce que ça demandait trop de temps.

Si les poolers consacraient toutes ces heures à discuter de buts et de passes, à se vanter, à faire des recherches, à connaître les membres du troisième trio des Panthers de la Floride, s'ils consacraient toutes ces heures le nez collé sur le hockey à lire un livre, mettons? Et je ne parle pas d'une biographie de Mario Tremblay. Quelque chose qui ne parle même pas de sport.

Ou bien à aller voir un film avec madame, qui serait ravie? Et je ne parle pas de Lance et compte.

Le résultat serait que ça ne leur ferait que du bien, je vous le jure.

Je sens que vous allez me traiter de vieux grincheux. Encore.

À cause d'eux

À cause de Max Pacioretty et de son copain Zdeno Chara, la patinoire du Centre Bell a été rénovée après de longues palabres et de profondes réflexions. Rien que pour blanchir le CH, accusé d'avoir des bandes dangereuses, ce qui rendait Chara non coupable aux yeux de la critique. La honte!

Alors qu'entre nous, il s'agissait d'un coup vicieux, volontaire, et que même s'ils installaient des bandes en guimauve, les hockeyeurs trouveraient toujours le moyen de donner des coups vicieux quand ils seraient fâchés.

Quant à Max Pacioretty, l'homme qui transforme les bandes, il nous répète que tout est oublié et qu'il n'y pense même plus.

On le souhaite, mais on verra, dans le feu de l'action, s'il ne garde pas des séquelles de cette commotion cérébrale doublée d'une fracture à une vertèbre. On verra s'il n'a pas perdu une fraction de seconde, s'il n'aura pas un petit moment d'hésitation devant le danger, qui fait d'un excellent joueur un joueur ordinaire.

Ce serait triste. Le garçon montrait vraiment de belles choses avant son duel avec le méchant Bruin.

World Peace

Peut-être devrions-nous nous intéresser au basketball, où il y a de joyeux drilles.

Ron Artest, des Lakers de Los Angeles, par exemple. Il a décidé de changer son nom. Il préfère s'appeler Metta World Peace.

Il attend toujours de changer légalement de nom, parce que les tribunaux exigent qu'il paye d'abord toutes les contraventions acquises sous le nom de Ron Artest.

Dis donc, World Peace, tu n'a pas le droit de stationner là.

Dégage, Metta, c'est réservé aux handicapés.

Photo: AP

Ron Artest