Différentes nouveautés sont proposées à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) dans ses diplômes d'études professionnelles (DEP), des programmes grâce auxquels on peut apprendre un métier ou ajouter une corde à son arc en un maximum de 1800 heures de formation.

Mis à jour le 12 août 2015
Martine Letarte LA PRESSE

Aérospatiale

Deux diplômes et amélioration continue

Aéro2 permettra à des élèves de 1re secondaire de la CSDM de faire leurs études sous le thème de l'aérospatiale et de décrocher deux diplômes après leur 5e secondaire : le diplôme d'études secondaires et le DEP en montage mécanique en aérospatiale. La première cohorte entamera le programme à la rentrée 2016.

« Au premier cycle, le programme permettra aux élèves d'enrichir leurs connaissances en anglais et en sciences, puis d'explorer des projets liés à l'aérospatiale », indique Danielle Roberge, directrice adjointe au bureau de développement et de l'expertise pédagogique, services éducatifs, à la CSDM.

Les apprentissages en formation professionnelle commenceront au deuxième cycle. Aéro2 sera offert à l'école secondaire Louis-Riel.

Par la suite, les diplômés pourront aller sur le marché du travail ou poursuivre leurs études au collégial, notamment dans le programme de techniques de maintenance d'aéronefs de l'École nationale d'aérotechnique du Collège Édouard-Montpetit, qui reconnaît deux cours du DEP.

« Les jeunes pourraient éventuellement réaliser des études pour devenir ingénieurs ; les perspectives seront grandes, indique Mme Roberge. Le milieu de l'éducation est préoccupé par le nombre d'élèves qui se cherchent et qui décrochent sans avoir trouvé un chemin scolaire qui leur convienne. Avec Aéro2, ils pourront ouvrir leurs horizons, découvrir de nouveaux métiers. »

Un programme d'amélioration continue a aussi été mis en place dans tous les DEP offerts à l'École des métiers de l'aérospatiale de Montréal de la CSDM.

« C'est une demande venue de l'industrie pour permettre aux étudiants d'être déjà imprégnés de ce concept lorsqu'ils arriveront en entreprise », explique Pascal D'Asti, directeur adjoint de l'École des métiers de l'aérospatiale de Montréal.

Les enseignants commencent par montrer à leurs élèves à être responsables de leur poste de travail.

« Ils doivent suggérer des améliorations, que ce soit pour la santé et sécurité, ou pour la productivité, indique M. D'Asti. On commence avec de petites choses, puis on continue avec de plus grandes. »

https://louis-riel.csdm.ca/programmes/aero2/https://ecole-metiers-aerospatiale.csdm.ca/

Mécanique d'ascenseur

Place aux systèmes de déplacement mécanisé

Les systèmes de déplacement mécanisé sont maintenant inclus dans le programme de DEP en mécanique d'ascenseur, donné exclusivement au Québec à l'École des métiers du Sud-Ouest (EMSOM) de la CSDM. Ce nouveau volet de 105 heures de formation est offert depuis septembre et les mécaniciens d'ascenseur déjà sur le marché du travail peuvent suivre du perfectionnement dans le domaine depuis quelques années.

« Avant, on pouvait acheter un système de déplacement mécanisé pour monter des escaliers en fauteuil roulant, par exemple, et le faire installer par n'importe qui, ce n'était pas réglementé », explique Michel Lachapelle, directeur de l'EMSOM.

Il ajoute que des changements ont été apportés à la suite d'un accident mortel d'une personne handicapée et d'une enquête du coroner.

« La Commission de la construction du Québec (CCQ) a demandé que les mécaniciens d'ascenseur s'occupent de ces installations et que la formation soit adaptée en conséquence », explique M. Lachapelle.

Le programme compte 1800 heures de formation. L'EMSOM démarre deux cohortes de 24 élèves par année. Elle reçoit pour chacune entre 200 et 250 inscriptions.

« Plusieurs ont déjà un métier dans le domaine de la construction, en mécanique industrielle ou en électromécanique, par exemple, et ils tentent leur chance, remarque M. Lachapelle. Ce n'est pas un métier saisonnier et il peut devenir payant lorsqu'il y a des possibilités de faire des heures supplémentaires. C'est cyclique, par contre. »

Les diplômés peuvent travailler dans les chantiers de construction pour installer des ascenseurs neufs, ou faire des inspections et des réparations.

https://ecole-metiers-sud-ouest.csdm.ca/

Plomberie et chauffage

Nouveau volet sur le gaz naturel et le propane

Les diplômés du DEP en plomberie et chauffage ont maintenant une introduction au gaz naturel et propane. Les modules de la formation ont été réaménagés et des heures ont été ajoutées pour arriver à un programme de 1680 heures.

« Cette introduction les amène à toucher à différents appareils au gaz naturel de chauffage résidentiel et commercial, par exemple, mais aussi à des barbecues, à des foyers décoratifs, à des chauffe-patios, etc. », explique Dominic Pépin, enseignant au DEP en plomberie et chauffage à l'École des métiers de la construction de Montréal.

Le DEP compte 120 heure de formation consacrée aux appareils au gaz naturel et propane.

Ceux qui attrapent le virus peuvent continuer leurs études dans le domaine avec l'attestation de spécialisation professionnelle (ASP) en réparation d'appareils fonctionnant au gaz naturel, donné par l'École de technologie gazière de Gaz Métro, à Boucherville. Le programme compte 600 heures et dure 18 semaines.

« Pour travailler dans le domaine, il faut aller vers des entrepreneurs licenciés en gaz naturel qui font de l'installation et de la mise en marche d'appareils au gaz naturel », indique Dominic Pépin.

https://ecole-metiers-construction.csdm.ca/

PHOTO SIMON DAWSON, ARCHIVES BLOOMBERG