Puisqu'un conseiller financier, c'est payant, comment choisir le bon? Joanne de Laurentiis, présidente de l'institut des Fonds d'Investissement du Canada (IFIC), y va de quelques suggestions.

Guy Paquin, collaboration spéciale LA PRESSE

«D'abord, faites un peu de lèche-vitrine. Posez des questions avant de vous engager. Il vous faut un conseiller qui maîtrise un très vaste éventail de véhicules financiers. Si vous trouvez l'inventaire un peu chiche, continuez à chercher.

«Exigez un relevé mensuel. Faites-vous expliquer la structure des coûts et des frais de vos placements. Assurez-vous qu'on réponde rapidement à vos appels, que votre conseiller est disponible même si vous ne mettez pas des millions entre ses mains. Et appelez-le régulièrement.»

Il faut aussi, selon Mme de Laurentiis, expliquer ses objectifs au conseiller. Veut-on faire des placements pour sa retraite? Veut-on acheter sa première maison? Prépare-t-on l'entrée des enfants aux études supérieures? Autant de stratégies différentes. Votre expert doit savoir où vous voulez aller pour choisir le véhicule approprié.

Et pour que le dialogue avec votre conseiller soit payant, Mme de Laurentiis recommande que vous soyez familiarisé avec le monde financier. «Lisez les pages financières des journaux et magazines, faites l'effort de comprendre la conjoncture économique, tenez-vous au courant des nouveaux outils financiers. Vous aurez alors des discussions vraiment enrichissantes.»

Cela vous permettra de mieux saisir les conseils proposés. «Il existe de 3000 à 5000 fonds communs de placement au Canada, explique François Chartier, vice-président à la Financière Banque Nationale. La fréquentation de sites internet sérieux qui évaluent les rendements et les risques des fonds vous aidera à comprendre où veut en venir votre mentor financier. Et aussi à comprendre des stratégies comme le couplage de deux fonds qui, pris séparément, n'ont peut-être l'air de rien, mais qui, détenus ensemble, battent régulièrement le marché.»