Un nouveau campus et des programmes dont les thèmes touchent l’environnement et l’intégration figurent parmi les nouvelles offres d’universités situées hors de la grande région métropolitaine. Regard et explications sur ces programmes tout neufs.

Julie Roy Collaboration spéciale

Activité humaine et environnement

L’activité humaine a de multiples incidences sur la biodiversité et la résilience des écosystèmes. Devant la complexité de cette relation, l’Université de Sherbrooke offrira en janvier prochain une nouvelle maîtrise en gestion systémique des milieux naturels. S’adressant à des personnes diplômées de programmes de baccalauréat en écologie, biologie ou dans un domaine connexe, ce programme vise à former des spécialistes aptes à agir concrètement dans la recherche et l’implantation de solutions face aux défis actuels et futurs liés à la complexité des interactions entre l’humain et la nature. La formation vise trois situations professionnelles, soit la production d’expertises en matière de conservation des milieux naturels, la réalisation d’interventions pour favoriser cette conservation et la gestion des projets qui sont liés à ces activités. Le cheminement régulier prépare les diplômés à la pratique professionnelle au Canada et comprend un projet professionnel à réaliser chez un partenaire du Québec ou d’une autre province.

Un campus neuf en psychoéducation

Cela fait plus de 15 ans que l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a ses assises à Québec avec son département de psychoéducation. Avec le temps, ses locaux sont devenus vétustes et trop petits. C’est donc dans les anciens locaux du magasin Sears du centre commercial Fleur de Lys que le département a élu domicile après un investissement de 10 millions de dollars. « De l’extérieur cela ne paraît pas, mais en dedans, tout a été mis à neuf. Nos nouveaux locaux permettent des modalités d’enseignement beaucoup plus flexibles. On peut expérimenter toutes sortes de choses et l’enseignement hybride y est grandement facilité », explique Caroline Couture, directrice du département. Annoncé l’hiver dernier, ce déménagement a eu un effet instantané sur la popularité du programme : le nombre de demandes a augmenté de 40 % pour le baccalauréat et de 44 % pour la maîtrise. « Pour devenir psychoéducateur, la maîtrise est obligatoire. Avant, nous n’avions pas suffisamment de places pour accueillir tous les candidats, maintenant, on va pouvoir doubler notre capacité grâce à ces nouveaux locaux et à un renouveau pédagogique. » Le département de psychoéducation représente environ 400 étudiants et 80 membres du personnel.

Meilleure inclusion au travail

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de récents actes discriminatoires mis en lumière, l’Université Laval a mis sur pied un microprogramme de deuxième cycle sur l’équité, la diversité et l’inclusion au travail (EDI). « Je suis titulaire de la Chaire de recherche sur l’intégration et la gestion de la diversité en emploi [CRIDE]. On reçoit beaucoup de demandes d’organisations qui veulent des formations pour favoriser l’inclusion. Ce programme est donc en ligne directe avec ce besoin parce que tous ne partent pas sur un pied d’égalité quand vient le temps de trouver un travail, que ce soit en raison d’un contexte de handicap, d’âge, de judiciarisation, d’immigration, etc. », explique Kamel Béji. S’adressant aux professionnels, le microprogramme comporte 12 crédits répartis sur 4 cours qui se déroulent les soirs et les fins de semaine. L’objectif est de comprendre les concepts comme la différence entre équité et égalité, mais surtout, il vise à présenter des solutions afin que les professionnels agissent dans les années à venir. « On va aller sur le terrain pour parler avec des entreprises et nous allons faire un livre au sujet des bonnes pratiques que nous aurons observées. »