Quand il accueille des entrepreneurs « innovants » à InnoHub La Centrale, à Terrebonne, Jonathan Riendeau, 34 ans, s’empresse de les mettre en confiance.

Yvon Laprade
Yvon Laprade Collaboration spéciale

« Je sais ce qu’ils ressentent, ce qu’ils souhaitent accomplir, raconte le chargé de projet. J’ai moi-même été entrepreneur pendant 12 ans, ayant possédé quatre entreprises. Je peux me mettre dans leurs souliers. Je comprends leur réalité. »

Le chargé de projet, en poste depuis janvier 2021, a en outre été président du conseil d’administration pendant huit ans du Réseau des gens d’affaires du Québec.

« Je me sens à ma place, dit-il sans prétention. Je tente de leur transmettre mon savoir, c’est stimulant. »

Jonathan Riendeau aime ce qu’il voit. Il se réjouit du taux de réussite des entrepreneurs qui occupent des espaces collaboratifs dans les locaux de 10 000 pieds carrés, dans le parc industriel 640 Est.

Depuis la création d’InnoHub [en 2019], aucun entrepreneur n’a décroché, aucune entreprise, en démarrage ou en croissance, n’a fermé ses portes.

Jonathan Riendeau, chargé de projet à InnoHub La Centrale

Quel est le profil de ces entrepreneurs aux ambitions diverses ?

« La moitié ont moins de 40 ans, mais on retrouve aussi des 50 ans et plus, observe-t-il. Ce sont des passionnés qui veulent se démarquer dans le secteur manufacturier, les technologies de l’information, le service aux entreprises. »

  • Les locaux d’InnoHub La Centrale, à Terrebonne

    PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

    Les locaux d’InnoHub La Centrale, à Terrebonne

  • Les locaux d’InnoHub La Centrale, à Terrebonne

    PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

    Les locaux d’InnoHub La Centrale, à Terrebonne

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La bonne trajectoire

Ce que confirme le directeur général de la MRC Les Moulins, Claude Robichaud. « Nous sommes dans la bonne trajectoire depuis nos débuts, souligne-t-il. On se tire très bien d’affaire, malgré les contraintes liées à la pandémie. »

Il concède que les locaux – bureaux et espaces manufacturiers – ont été « un peu moins fréquentés » au cours des 18 derniers mois en raison des règles sanitaires.

« Mais on sent que l’activité reprend, précise-t-il. On vise un taux d’occupation pleine et entière de façon à accompagner les entrepreneurs dans leurs projets. »

Il se réjouit des nombreux appuis provenant d’organisations qui gravitent dans le milieu de l’incubation. Il fait allusion, notamment, au Fonds d’initiative et de rayonnement de la métropole (FIRM), et il évoque une entente collaborative avec le Réseau des accélérateurs et incubateurs du Québec.

« C’est très positif, relève-t-il. On est reconnus dans ce réseau-là. Et pour aller dans la bonne direction, nous avons consolidé nos rapports avec le Centre de recherche et de transfert technologique du cégep de Terrebonne. »

Un réseau d’experts

Il ne fait pas de doute, insiste Jonathan Riendeau, que l’incubateur de Terrebonne est appelé à se déployer davantage au cours des prochaines années, « [considérant] l’intérêt manifesté par les entrepreneurs locaux ».

C’est une formule très prisée. Nous mettons à leur disposition une équipe d’accompagnateurs qualifiés, sans compter la dizaine de partenaires stratégiques. Notre réseau compte 200 experts, ce n’est pas rien.

Jonathan Riendeau, chargé de projet à InnoHub La Centrale

Et pour tenir compte de la nouvelle réalité sanitaire, le chargé de projet et son équipe ont procédé au réaménagement des espaces de travail et de réunion.

« Nous répondons ainsi à la demande pressante de nos entrepreneurs-locataires, dit-il. La tendance forte, c’est moins de bureaux fermés, et davantage d’espaces collaboratifs. Ça nous donne plus d’espaces pour le coworking, et ça nous permet d’accueillir plus de monde dans nos locaux. »

L’incubateur InnoHub La Centrale en chiffres

14 : nombre d’entreprises en prédémarrage et en démarrage (en incubation)

4 : nombre d’entreprises en phase accélération (en croissance)