Pour Barry O’Sullivan, tout a commencé par la fabrication d’une table à café pour ses propres besoins, en 2017. Quatre ans plus tard, l’Irlandais d’origine et Québécois d’adoption est désormais à la tête de Vybe, une entreprise manufacturière de meubles mid-century modern aux inspirations scandinaves, qui a le vent dans les voiles.

Samuel Larochelle
Samuel Larochelle Collaboration spéciale

Créatif, habile de ses mains et évoluant dans le milieu de la construction depuis des années, le concepteur ne partait pas de zéro. Pourtant, son sens du design semble inné. « Quand mes proches ont vu ma table, j’ai vite senti un intérêt. Au début 2018, j’ai publié une annonce sur Kijiji et j’ai fait ma première vente en moins d’une journée. J’ai livré le meuble moi-même à une dame sur le Plateau. J’ai souvent pris le temps de rencontrer les clients pour savoir ce qu’ils aimaient de mes produits. »

Ses meubles sont entièrement conçus au Québec avec du bois du Québec et de l’Ontario.

Je suis irlandais, mais tout le reste de la compagnie est canadien.

Barry O’Sullivan, fondateur de Vybe

Depuis ses débuts, les rétroactions sont si encourageantes qu’il est passé d’une entreprise de soirs et fins de semaine à un travail à temps plein. « En août dernier, nous avons déménagé dans un nouvel atelier de 6000 pieds carrés. La croissance s’est faite de manière très organique. »

  • L’entreprise manufacturière Vybe fabrique des meubles mid-century modern aux inspirations scandinaves.

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    L’entreprise manufacturière Vybe fabrique des meubles mid-century modern aux inspirations scandinaves.

  • La croissance de Vybe s’est faite de façon organique, relate Barry O’Sullivan.

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    La croissance de Vybe s’est faite de façon organique, relate Barry O’Sullivan.

  • Le fondateur a pour but de passer de cinq à dix employés l’an prochain.

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    Le fondateur a pour but de passer de cinq à dix employés l’an prochain.

  • L’homme d’origine irlandaise est ravi d’avoir fondé Vybe au Québec, qu’il considère comme « l’endroit parfait pour lancer une entreprise et vendre partout en Amérique du Nord ».

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    L’homme d’origine irlandaise est ravi d’avoir fondé Vybe au Québec, qu’il considère comme « l’endroit parfait pour lancer une entreprise et vendre partout en Amérique du Nord ».

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De précieux conseils

L’évolution de Vybe a été suivie de près par BridgeMtl, un incubateur spécialisé en jeunes pousses dirigées par des entrepreneurs issus de l’immigration. « C’est un peu inhabituel pour eux de travailler avec moi, puisqu’on a été mis en relation alors que j’étais déjà au Québec, mais ils m’ont énormément aidé avec les papiers de résidence, en plus du volet entreprise. »

Quand les dirigeants de l’incubateur ont constaté que sa PME était florissante, leur implication n’a pas tardé.

Ils m’ont beaucoup aidé à trouver des options de financements et à identifier les fournisseurs. Ils sont toujours à un coup de fil ou à un courriel quand j’ai besoin d’eux.

Barry O’Sullivan

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Barry O’Sullivan, fondateur de Vybe

Depuis le début de leur collaboration, l’entrepreneur entretient une communication soutenue avec Michael Schwartz, lui-même né à l’étranger. « Puisque Michael a grandi en France et qu’il a choisi de lancer son entreprise au Québec, nous sommes dans une situation similaire et il a de très bons conseils. Il m’a particulièrement aidé pour bien évaluer ma croissance, pour ne pas brûler mes finances ni mon équipe. »

Barry O’Sullivan est d’avis que tout entrepreneur issu de l’immigration devrait faire sa place dans un incubateur local. « C’est presque une nécessité. Ils ont tous les contacts sur le terrain. Je recommanderais aux entrepreneurs d’ici et de l’étranger de faire affaire avec un incubateur. »

« Je dis aussi à plusieurs de mes contacts en Irlande que le Québec est un endroit parfait pour lancer une entreprise et vendre partout en Amérique du Nord. Le potentiel de Montréal est énorme », témoigne M. O’Sullivan.

Le potentiel de Vybe est lui aussi très grand, alors que l’entreprise double ses ventes chaque année. « Je veux ajouter 30 à 40 produits à la collection. Dans un an, j’aimerais passer de cinq à dix employés, avoir une salle d’exposition, augmenter les ventes à l’extérieur du continent nord-américain et continuer de ramener les emplois manufacturiers au pays. »