À un jet de pierre de la métropole, Laval mise depuis plusieurs années sur le tourisme d’affaires. La pandémie a frappé fort ce secteur. Résilients, les intervenants du milieu ne se sont pas laissé abattre et ont maintenu les investissements prévus.

Julie Roy Collaboration spéciale

Ouverture du Grand Times Hôtel

Après deux ans de construction, Jean Audet, propriétaire de la chaîne Grand Times Hôtel, a ouvert au mois de juin dernier son tout nouvel établissement. Fruit d’un investissement de 36 millions de dollars, l’hôtel a 12 étages et 143 chambres. Ce qui le distingue, ce sont les neuf salles de réunion situées au dernier étage totalisant 8000 pieds carrés, une capacité de 400 personnes. Entièrement vitrées, elles offrent une vue panoramique. « Les gens ont un besoin d’air et c’est ce qu’on leur offre », affirme Jean Audet.

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Les salles de réunion situées au dernier étage sont entièrement vitrées.

Le décor et l’ambiance du nouvel établissement, idéal pour les petites et les grandes réunions, ont été pensés dans les moindres détails. Un salon VIP vitré situé au rez-de-chaussée peut être réservé pour des évènements spéciaux. « On a utilisé des matériaux cinq étoiles comme du cuivre, du granit, des boiseries, etc. On a joué beaucoup avec les textures et quand c’était possible, le mobilier est québécois. Je voulais un lieu différent, complice de la réussite des gens et sécuritaire. »

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Vue du Grand Times hôtel à Laval

Évidemment, ouvrir un nouvel hôtel en pleine pandémie n’est pas simple, mais l’homme d’affaires a gardé le cap. « On ne sait pas à quoi vont ressembler les prochains mois, mais chassez le naturel, il revient au galop. Les gens du milieu des affaires ont besoin de se retrouver, d’échanger, et nous allons être là pour répondre à leurs besoins. »

Le chantier du Sheraton

Le Sheraton Laval est en ce moment en pleines rénovations. Des travaux qui devraient se poursuivre jusqu’en décembre et dont les coûts sont estimés à 13 millions de dollars. En plus d’un remplacement complet de l’enveloppe extérieure du bâtiment, les salles de réunion seront transformées afin d’offrir différentes configurations. À cela s’ajoutent la modification du lobby, la construction d’une terrasse et la création d’un marché central ouvert à tous avec une offre de plats cuisinés.

« On continue dans la même optique d’accessibilité, de mixité des usages et de flexibilité », indique Martin Foster, vice-président des ventes et du marketing pour le Sheraton.

La pandémie nous a prouvé que nous étions dans la bonne direction avec notre idée de ne plus configurer les espaces de façon cloisonnée.

Martin Foster, vice-président des ventes et du marketing pour le Sheraton

« Tout le mobilier va se bouger dans un espace ouvert. C’est terminé, les carcans », ajoute Martin Foster.

Palace, oui au passeport vaccinal

PHOTO FOURNIE PAR LE CENTRE DE CONGRÈS PALACE

Scène de juin 2019. Le Centre de congrès Palace accueillait alors de gros évènements...

Michael Drivas, directeur général et copropriétaire du Centre de congrès Palace, ne s’en cache pas : la dernière année est à oublier. L’établissement, qui a été fermé de longs mois, s’est rabattu sur un studio hybride. Si la réponse a été positive durant les premières semaines, la demande pour ce type d’évènement n’y est plus. Spécialisé dans les congrès de plusieurs centaines de personnes, l’homme d’affaires a bon espoir de voir les restrictions sanitaires s’alléger avec l’instauration du passeport vaccinal. « Tous mes clients sont en attente. Si on allège les mesures, on pourrait avoir une reprise dès cet automne. »

Établie depuis plus de 30 ans, l’entreprise avait des assises solides pour passer à travers la tempête. Elle a toutefois dû reporter son projet de construction d’un hôtel de 15 étages. « Heureusement, les travaux n’étaient pas commencés. Le projet a été reporté et il devrait voir le jour dans les prochaines années si tout se passe comme prévu », dit Michael Drivas.