À travers le Québec, les universités rivalisent avec de nouveaux programmes. Encore une fois, la diversité est au menu. On note cependant que les changements sociaux, tant du côté technologique, environnemental que des loisirs, ont influencé cette nouvelle offre.

Julie Roy
Collaboration spéciale

Un baccalauréat en génie côtier à Rimouski

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

L’Université du Québec à Rimouski a mis sur pied un programme de génie civil offrant des concentrations en génie côtier et en écoconstruction.

Il y a un an, l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a mis sur pied un programme de génie civil qui a comme particularité d’offrir une concentration en génie côtier et une seconde en écoconstruction. Le génie côtier vise la conception et la construction d’infrastructures littorales (ports, quais, jetées…), lesquelles sont mises à mal par les changements climatiques. Quant à l’écoconstruction, elle consiste en des constructions moins énergivores employant des matériaux plus écologiques comme les structures de bois. Pour l’UQAR, ce programme est aussi une façon de donner aux jeunes diplômés issus de la région un accès aux entreprises locales et de favoriser leur rétention. « On souhaite offrir aux jeunes de nos régions une formation qui rejoint leurs objectifs de vie », explique Éric Hudier, directeur des programmes de baccalauréat en génie.

Mariage entre physique et informatique

Au cœur de la révolution électronique, la physique quantique est appelée à jouer un rôle-clé dans le développement de l’ordinateur quantique, des systèmes de communications sécurisées et des détecteurs ultrasensibles pour les systèmes GPS. Afin de préparer la relève scientifique dans ce domaine, l’Université de Sherbrooke démarre, en janvier prochain, une maîtrise en physique spécialisée en sciences et technologies quantiques. Offerte à la fois aux étudiants internationaux (particulièrement français) et canadiens, cette formation de trois trimestres sort de l’ordinaire puisqu’elle a, entre autres, comme objectif d’acquérir des aptitudes à la gestion de projets, à la recherche multidisciplinaire et à l’esprit d’entrepreneuriat.

Un doctorat unique dans toute la francophonie

PHOTO FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES

L’UQTR offre un doctorat en études du loisir, 20 ans après avoir commencé à le mettre sur pied.

Cela fait plus de 20 ans que l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) travaille à mettre sur pied un doctorat en études du loisir. Au cours de la dernière année, cette réalisation a enfin vu le jour. Unique dans toute la Francophonie, cette formation vise autant les étudiants canadiens qu’internationaux. Son objectif : former des chercheurs qui aideront les décideurs à choisir de nouvelles orientations. « Le loisir, que ce soit le sport, le tourisme, la culture, le plein air, etc., est au cœur de nos vies. Il est même un outil de promotion des nouveaux quartiers. Il faut toutefois des données probantes, des faits et étudier les tendances afin de prendre les bonnes décisions », explique Romain Roult, directeur de ce département.

Plus que jamais le développement durable

Parce que la question du développement durable du territoire est une préoccupation de plus en plus grande dans les communautés, l’Université Laval a mis sur pied le premier baccalauréat en développement durable et du territoire, qui a débuté cet automne. Cette formation est axée sur la pédagogie active et diversifiée et fait appel à l’approche par problèmes, aux études de cas et au travail en équipe. Elle cible essentiellement les personnes qui aiment coordonner et mettre en œuvre des projets ainsi qu’en superviser la réalisation. Elle exige un esprit de concertation, un sens du travail d’équipe et un bon sens de l’observation, d’analyse et de comparaison des données.