En 2014, le cofondateur de BioAuxilium, Jaime Padros, a fait appel à Samir Mounir dans l’espoir de grandir en tant qu’entrepreneur. Sept ans plus tard, il ne pourrait plus se passer de leur relation professionnelle et amicale.

Samuel Larochelle Samuel Larochelle
Collaboration spéciale

Jaime Padros n’hésite pas à exprimer son désir que leurs rencontres se poursuivent. « Je ne vois pas ça comme une faiblesse de continuer à avoir Samir comme mentor et ami, même après sept ans en affaires », dit-il.

Ce dialogue ininterrompu est d’ailleurs une des clés pour la santé mentale des gens d’affaires. « C’est très important de briser le silence de l’entrepreneur, qui se retrouve souvent seul à prendre des décisions, affirme Samir Mounir. Avoir quelqu’un à qui se confier, qui nous écoute et qui vit le moment avec nous, c’est précieux. »

La complicité qui les unit est le fruit d’une bonne entente presque immédiate. « La relation mentor-mentoré est comme un mariage : si on ne constate pas de chimie dès les premières rencontres, elle va se terminer rapidement, précise M. Mounir. Mon implication est volontaire et non rémunérée, alors c’est primordial qu’on s’entende bien. »

Point de départ

M. Padros est à la tête d’une société qui conçoit des trousses de recherches utilisées par les laboratoires. N’étant pas un entrepreneur dans l’âme, il a vite ressenti le besoin d’être accompagné.

Les entrepreneurs soutenus par un mentor ont plus de chances de développer une entreprise viable. Donc, avoir Samir à mes côtés augmente considérablement ma réussite.

Jaime Padros, à propos de son mentor

Samir Mounir ne se voit pas comme un coach d’entreprise. Actuellement directeur au développement commercial chez Desjardins, il possède un parcours impressionnant dans le capital de risque et en entrepreneuriat. Toutefois, il n’est pas là pour enchaîner les conseils. « Je n’ai jamais demandé les états financiers de BioAuxilium. Je préfère amener Jaime à prendre ses propres décisions lui-même. Je veux l’amener à grandir. »

Prendre du recul, de la perspective

Selon lui, un entrepreneur qui démarre ne voit pas toutes les étapes par lesquelles il doit passer sur les plans personnel et professionnel. « J’essaie de l’amener à franchir certaines étapes en discutant avec lui de la situation globale, plutôt que de focaliser sur les opérations », dit M. Mounir.

M. Padros ajoute que son mentor l’aide à clarifier sa vision. « Samir m’apprend à penser stratégies et business. Il me pose les bonnes questions. Il m’encourage à me recentrer, à prioriser et à mieux structurer les choses, en partageant un point de vue global et impartial. »

Samir Mounir cite un exemple concret. « Jaime a fait face à un défi pour attirer plus de contrats. Au lieu de travailler sur cet aspect précis de l’entreprise, je l’ai amené à s’élever pour qu’il devienne un [PDG] aux yeux de ses clients. »

Une relation gratifiante

Il n’est pas le seul à bénéficier de ces rencontres. « Souvent, les gens croient que les mentors ne font que donner, mais je reçois beaucoup, souligne M. Mounir. J’obtiens de l’écoute et c’est valorisant d’aider quelqu’un à éviter certains échecs. »

Sans oublier son sentiment de contribuer à l’économie de la société. « En aidant BioAuxilium, j’ai indirectement un impact sur la santé des gens, la création d’emplois et le positionnement du Canada dans le domaine au sein du continent nord-américain. »