Objectif: un musée du sport

Depuis de nombreuses années, Edgar Théorêt s'est battu... (Photo François Roy, archives La Presse)

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Depuis de nombreuses années, Edgar Théorêt s'est battu avec énergie pour créer un musée consacré à l'histoire sportive du Québec.

Photo François Roy, archives La Presse

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Imaginez un musée consacré à notre histoire sportive. Un musée qui raconterait les exploits d'athlètes ayant représenté le Québec avec honneur: Maurice Richard, Guy Lafleur, Gaétan Boucher, Claude Raymond, Sylvie Bernier, Émilie Heymans, Gérard Côté et combien d'autres...

Ce musée serait à la fine pointe de la technologie, avec des bornes interactives et des vidéos spectaculaires. Situé à Montréal, dans un endroit facile d'accès, il accueillerait 100 000 visiteurs par an, dont de nombreux jeunes qui trouveraient dans ce lieu stimulant une source d'inspiration.

Edgar Théorêt, qui a porté à bout de bras le Panthéon des sports du Québec durant plus de vingt ans, rêvait d'un endroit semblable. Sa mort, survenue au début du mois, a causé un choc dans la communauté sportive. Son influence allait bien au-delà de la natation, sa discipline de prédilection. Il était en quelque sorte le dépositaire de notre mémoire sportive.

Au fil des ans, Edgar Théorêt s'est battu avec énergie pour créer ce musée. Il a d'abord voulu l'implanter au Stade olympique, bâtiment emblématique des Jeux de 1976, mais l'idée s'est butée à mille contrariétés. Il a ensuite examiné le Marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal, une solution écartée en raison de nombreuses complexités.

Mais voilà qu'à l'aube des fêtes de 2017, qui souligneront le 375e anniversaire de Montréal et le 150e du Canada, le projet se précise.

«Le plus bel hommage qu'on peut rendre à Edgard Théorêt, c'est de poursuivre son oeuvre», dit Jacques Baril, qui lui a succédé en 2013 à la présidence du Panthéon des sports du Québec. «Edgar y a investi trop de lui-même pour que son départ soit la fin de son rêve.»

***

Jacques Baril est président du Conseil régional des Caisses Desjardins de la région Est de Montréal. Il a travaillé pendant plus de dix ans à la Fédération québécoise de sport étudiant, un engagement qui l'a doucement conduit au conseil d'administration du Panthéon des sports.

«Si, collectivement, nous voulons ce musée, on trouvera les moyens de le réaliser, dit-il. C'est d'abord une question de volonté. Et je crois que nous sommes plus près que jamais de sa création. Les planètes s'alignent...»

Le Panthéon compte sur l'effervescence des célébrations de 2017, dont un objectif est de laisser des legs à la population, pour réussir le projet. Si cette occasion n'est pas saisie, Jacques Baril est moins optimiste pour la suite des choses.

Le concept a évolué depuis deux ans. On veut maintenant construire un édifice neuf plutôt qu'emménager dans un immeuble déjà existant. L'endroit envisagé est le pôle Maisonneuve, où de nombreux équipements attirent globalement 2,6 millions de visiteurs par année: Planétarium, Insectarium, aréna Maurice-Richard, stade Saputo, Jardin botanique, Cinéma Starcité et, bien sûr, le Stade olympique et son nouveau centre d'entraînement.

Le budget à l'étude est de 8,5 millions, dont 3,5 iraient à la construction de l'édifice. Le financement serait en partie assuré par les gouvernements du Québec et du Canada, à qui l'on demandera 2,5 millions chacun. Ces sommes seraient distribuées en trois versements annuels à compter de 2016, lorsque l'austérité sera peut-être un thème moins dominant.

Le secteur privé serait sollicité à hauteur de 2,5 millions, et la Ville de Montréal fournirait 1 million, notamment en biens et services. Les dirigeants du Panthéon ont déposé un document à la Ville et on a aussi rencontré le ministre Yves Bolduc, responsable des Sports. Les discussions sont moins avancées avec le gouvernement fédéral, même si le ministre Denis Lebel connaît le projet.

Des musées du sport existent dans d'autres provinces. «Mais Montréal, la première ville du pays à accueillir les Jeux olympiques, n'en compte pas», note Jacques Baril.

***

En 2011, Edgar Théorêt lançait ce message à nos grands athlètes et à leurs descendants: «Ne jetez plus vos photographies, trophées et vieux équipements sportifs. Donnez-les plutôt au musée des sports pour qu'on s'en occupe, qu'on en prenne soin et qu'on leur donne l'occasion, en les présentant au grand public, d'informer, de distraire et même de servir d'inspiration à des jeunes».

La préservation de notre patrimoine sportif est un immense défi. Les athlètes de renom vendent souvent leurs souvenirs de carrière dans des encans. Beaucoup d'artefacts prennent la route des États-Unis. La création d'un musée inciterait sans doute quelques champions à léguer des objets. Des collectionneurs pourraient aussi en prêter pour des expositions temporaires.

Beaucoup d'étapes restent à franchir avant l'ouverture d'un chantier. L'emplacement du projet devra être socialement acceptable, les espaces verts étant une composante essentielle du pôle Maisonneuve. Les gouvernements et le secteur privé devront également apporter leur collaboration.

Bref, malgré la confiance de Jacques Baril, la partie n'est toujours pas gagnée. Mais le projet avance, ce qui est déjà une manière d'honorer la mémoire d'Edgar Théorêt.

La NFL doit faire la lumière

Si la lumière n'est pas bientôt faite sur les événements, l'histoire des ballons dégonflés se transformera en cauchemar pour la NFL.

Le niveau de pression qu'a utilisé l'attaque des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, dimanche, n'a pas influé sur le résultat du match. Leur victoire de 45-7 aux dépens des Colts d'Indianapolis le démontre bien. Mais cela ne règle pas la question du respect du règlement et de l'intégrité du sport.

Si les Patriots ont volontairement dégonflé leurs ballons afin de trouver un avantage, si ténu soit-il, face à leurs concurrents, ils doivent être sévèrement sanctionnés. D'autant plus que cette organisation avait le même propriétaire, Robert Kraft, et le même entraîneur, Bill Belichick, lorsqu'elle a été déclarée coupable d'avoir espionné illégalement les Jets de New York dans un match disputé en 2007.

Malheureusement, la NFL ne souhaite pas toujours aller au fond des choses, comme son enquête initiale dans l'affaire Ray Rice l'a démontré. La préservation de son image semble plus importante que la recherche de la vérité.

Il est trop tôt pour conclure à la responsabilité des Patriots. Les officiels n'ont peut-être pas fait leur travail correctement. Mais la NFL doit donner l'heure juste, et de manière convaincante, le plus rapidement possible.

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