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Le Vendeur

Le Vendeur

Le Vendeur

Résumé

Vendeur étoile du concessionnaire automobile de la petite ville du Lac Saint-Jean où il a passé sa vie, Marcel Lévesque, veuf de 67 ans, refuse obstinément de prendre sa retraite. Au désespoir de sa fille unique, une coiffeuse qui élève seule son jeune fils. Malgré la menace de fermeture de l'usine locale de pâtes et papiers, le plus gros employeur de la région, Marcel cumule les ventes, sa technique à toute épreuve et sa bonhomie naturelle faisant fureur auprès des clients. Le reste de son temps, le sexagénaire le consacre à gâter son petit-fils, qu'il encourage dans ses exploits sportifs. Or, au cours d'un hiver rigoureux, la vie tranquille et heureuse de Marcel sera bouleversée par un terrible drame, ainsi que par sa rencontre avec un ouvrier au chômage et père de famille à qui il a forcé la main pour qu'il achète une camionnette neuve.

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DÉTAILS

Date de sortie : 2011-11-11

Classement : Général

Pays : Canada

Distributeur : Les Films Séville

Date de sortie en DVD : 2012-03-06

Genre : Drame psychologique

Durée : 107 min.

Année : 2010

Site officiel

GÉNÉRIQUE

Réalisation : Sébastien Pilote

Montage : Michel Arcand

Scénario : Sébastien Pilote

Photographie : Michel La Veaux

Musique : Pierre Lapointe

ACTEURS

Gilbert SicotteJean-François BoudreauJeremy TessierNathalie CavezzaliPierre LeblancPierre Mailloux

Critique

Le vendeur: chronique des temps modernes

Marc-André 
Marc-André Lussier

Le drame d’une région « éloignée ». Qui pourrait être la nôtre. À l’intérieur de nous-mêmes. La notion de territoire est ici plus sociale que géographique. Elle est ce système autour duquel la société nord-américaine s’est construite. Et dont les repères tombent un à un.


L’auteur cinéaste Sébastien Pilote évoque très habilement cette inéluctable chute en campant sa chronique des temps modernes dans un lieu hautement symbolique du rêve américain : la salle d’exposition d’un concessionnaire automobile. Depuis l’après-guerre, le bonheur des hommes passe inévitablement par cet endroit déraisonnable, où se cristallisent tous les fantasmes et les rêves de liberté.


Marcel Lévesque (remarquable Gilbert Sicotte) l’a bien compris. Dans le patelin où le parc d’automobiles dont il s’occupe trône insolemment à l’ombre d’une usine en voie d’extinction, ce sexagénaire exerce son art de « vendeur de chars » avec une mæstria acquise au fil de l’expérience de toute une vie.


L’exercice de son métier prend ici les allures d’un rituel quotidien puisé à même la compassion humaine. Ce qui n’empêche quand même pas l’instinct du prédateur de se manifester dès qu’un client ose s’aventurer sur son territoire. À grands coups de « mon ami », cet homme, dont la vie affective tourne uniquement autour de sa fille et de son petit-fils, déploiera la même technique de séduction, celle qui lui réussit depuis tant d’années.


Or, le modèle ne tient plus. Le film se fait le témoin discret d’une société en pleine métamorphose. Les usines ferment. Dans les petites localités, où la vie s’est organisée autour d’un grand employeur, le coup est encore plus difficile à encaisser. Des drames personnels surgissent. Forcément.


C’est à travers ces petits et grands drames du quotidien que Pilote explore les dessous de la crise. Avec finesse et sensibilité. Le vendeur n’emprunte pas du tout les allures d’un film militant, mais il fait pourtant écho mieux que n’importe quel pamphlet au caractère impitoyable à ce que certains appellent le « capitalisme sauvage ».


Ponctué d’une trame musicale délicate (signée Pierre Lapointe et Philippe Brault), magnifié par les images hivernales de Michel La Veaux, ce premier long métrage impressionne. La maîtrise qu’affiche Sébastien Pilote, tant du côté de l’écriture que de ses choix de réalisation, laisse en effet entrevoir une œuvre à venir très riche.


De son côté, Gilbert Sicotte trouve ici l’un des grands rôles de sa vie. Rien de moins. Bousculade à prévoir aux prochains Jutra.

LE VENDEUR

****

Chronique de Sébastien Pilote. Avec Gilbert Sicotte, Nathalie Cavezalli, Jérémie Tessier, Jean-François Boudreau. 1h47.

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