Après avoir fermé ses centres de services, ses refuges et ses hébergements, la SEPAQ a finalement décidé d’interdire l’accès à son territoire, et ce, à partir de samedi matin.

Marie Tison Marie Tison
La Presse

« Dans le contexte de l’évolution de la COVID-19, nous voulons laisser le moins d’employés possibles sur le territoire, soit uniquement les employés prioritaires et indispensables », indique Simon Boivin, porte-parole de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ).

Au début de la semaine, la SEPAQ avait décidé de fermer ses infrastructures, mais de laisser le territoire accessible. « Si vous venez faire de la randonnée avec vos propres raquettes, il n’y a pas de problème », avait alors fait savoir M.  Boivin.

Certaines activités à risques étaient prohibées, comme l’escalade de glace. Les pistes de ski de fond n’étaient pas entretenues. Il restait toutefois des kilomètres et des kilomètres de sentiers de raquettes pour les randonneurs qui avaient besoin d’un petit bol d’air pour passer à travers la crise.

« On a constaté que laisser l’accès au territoire avait mené à un grand achalandage dans certains parcs, a indiqué Simon Boivin, vendredi.

Pour nous conformer avec vigueur à la consigne de ne pas favoriser les grands rassemblements et par mesure de sécurité autant pour nos employés que pour la clientèle, nous avons fermé l’accès aux parcs.

Simon Boivin, porte-parole de la SEPAQ

Il ajoute qu’un accès libre aux parcs pouvait inciter les gens à voyager entre les régions. « Des gens de Montréal pouvaient décider d’aller à Orford ou des gens de Québec pouvaient planifier une sortie à Charlevoix, mentionne M. Boivin. Or, le premier ministre et M. Horacio Arruda nous ont demandé de rester dans notre région. »

La SEPAQ a prévu un assouplissement des règles d’annulation et de modification pour ses hébergements. Elle a cependant rappelé qu’il était toujours possible de faire des réservations pour des activités et des hébergements au printemps et en été.

La SEPAQ avait pris des mesures préliminaires la semaine dernière pour limiter la propagation de la COVID-19. Elle avait notamment fermé ses comptoirs de location d’équipement.

Les autres parcs

Plusieurs parcs régionaux et centres privés ont adopté des mesures semblables à celles de la SEPAQ, soit une fermeture des bâtiments, mais le maintien de l’accès au territoire. C’est le cas notamment de la vallée Bras-du-Nord, au parc de la Montagne du Diable et au parc de la Mauricie. Au parc d’environnement naturel de Sutton, on a fermé la petite cabane d’accueil et on permet aux randonneurs d’avoir accès gratuitement aux sentiers.

Au parc régional Val-Morin — Val-David, on a fermé les bâtiments et refuges et on ne permet l’accès qu’aux résidants. On rappelle à tous de garder leurs distances et d’éviter les attroupements.

Au Domaine St-Bernard et au parc de la Gatineau, on a évidemment fermé les bâtiments, mais on espérait continuer de faire l’entretien des pistes de ski de fond tant que la météo le permettrait.

Pour sa part, le parc linéaire Le P’tit Train du Nord entend continuer à faire l’entretien de pistes « à l’occasion » pour que les lieux demeurent sécuritaires. Le parc rappelle cependant qu’il n’est pas conseillé de circuler en grand groupe.

La situation évolue cependant rapidement et il serait préférable de consulter les sites internet des divers parcs.

Certains parcs et centres ont décidé de fermer carrément leur territoire, comme la réserve Gault (le mont Saint-Hilaire), la forêt Montmorency, la montagne Coupée, le parc régional du Mont-Ham et le parc régional de la Rivière-du-Nord.