Bienvenue à cette deuxième édition des prix du hockey québécois. Un gala sans strass, ni paillettes, ni claque au visage, au cours duquel les trophées de la LNH sont remis uniquement à des hockeyeurs d’ici. Puis-je avoir les enveloppes, s’il vous plaît ?

Publié le 20 avril

Trophée Calder (recrue de l’année)

Alexandre Carrier, Predators de Nashville

PHOTO CHRISTOPHER HANEWINCKEL, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Alexandre Carrier

Après cinq ans de tangage entre la Ligue américaine et la LNH, Alexandre Carrier est finalement devenu titulaire à Nashville cet hiver. Il n’a pas volé son poste. Son différentiel (+ 24) est le meilleur parmi les défenseurs recrues du circuit. Carrier a aussi joué plus de 200 minutes en infériorité numérique. Ça le situe dans le peloton de tête. Pas juste chez les recrues. Pas juste chez les Predators. Dans toute la ligue.

Finalistes : Joseph Veleno (Red Wings) et Nicolas Meloche (Sharks)

Trophée Bill-Masterton (persévérance et esprit sportif)

Zachary Fucale, Capitals de Washington

PHOTO TIRÉE DU COMPTE TWITTER @CAPITALS

Zachary Fucale

Repêché par le Canadien en 2013, Zachary Fucale a raté sa première audition chez les pros. À seulement 21 ans, il a été rétrogradé de la Ligue américaine à l’ECHL. L’équivalent d’une chute de 50 cases, dans le jeu de serpents et échelles. Fucale aurait pu remiser ses jambières. Il s’est plutôt accroché à son rêve. Sa persévérance a été récompensée. À son premier match dans la LNH, le 11 novembre, l’espoir des Capitals de Washington a blanchi les Red Wings de Detroit.

Finalistes : Jean-François Bérubé (Blue Jackets), Jonathan Drouin (Canadien)

Trophée Lady Byng (gentilhomme)

Frédérick Gaudreau, Wild du Minnesota

PHOTO JEFF ROBERSON, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Frédérick Gaudreau

Une autre belle histoire de persévérance. Jamais repêché, longtemps coincé dans la Ligue américaine, Frédérick Gaudreau est allé rejoindre son ancien entraîneur Dean Evason, l’été dernier, au Minnesota. Un choix payant. Il fait partie d’un groupe sélect de joueurs avec au moins 40 points, et moins de 10 minutes de pénalité. Les autres ? Kyle Connor, Jack Hughes, Nick Schmaltz et Victor Olofsson.

Finalistes : Anthony Beauvillier (Islanders) et Samuel Girard (Avalanche)

Trophée Frank-Selke (meilleur attaquant défensif)

Patrice Bergeron, Bruins de Boston

PHOTO WINSLOW TOWNSON, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Patrice Bergeron

Le site de statistiques Evolving Hockey a développé un indice pour quantifier l’apport défensif de chaque joueur. Comment ça fonctionne ? Les explications sont aussi longues que le texte de la Loi de l’impôt sur le revenu. Je vous épargne donc les détails. Sachez simplement que l’algorithme tient compte de plusieurs paramètres, comme la suppression des chances de marquer de l’adversaire, ainsi que la qualité des lancers encaissés. Où retrouve-t-on Patrice Bergeron dans ce tableau ? Tout en haut de la liste des attaquants. Loin, loin, loin devant le deuxième – son partenaire de trio Brad Marchand. Bergeron est aussi le centre qui a remporté le plus de mises en jeu dans la LNH cette saison, et celui qui affiche le meilleur taux de réussite (62 %).

Finalistes : Phillip Danault (Kings) et Mathieu Joseph (Sénateurs)

Trophée James-Norris (meilleur défenseur)

Kristopher Letang, Penguins de Pittsburgh

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

Kristopher Letang (58)

Le quart-arrière des Penguins connaît, à 34 ans, une des meilleures saisons de sa carrière. Il est rendu à 63 points. Combien d’autres défenseurs, dans l’histoire de la LNH, ont réussi plus de points au même âge ? Seulement trois : Larry Robinson, Paul Coffey et Lubomir Visnovsky. De la belle compagnie.

Finalistes : Alexandre Carrier (Predators) et Thomas Chabot (Sénateurs)

Trophée Georges-Vézina (meilleur gardien)

Marc-André Fleury, Wild du Minnesota

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Marc-André Fleury

Après un début de saison cahoteux à Chicago, Marc-André Fleury s’est ressaisi. Depuis son arrivée au Minnesota, où il est mieux entouré, il a gagné six de ses sept départs, et arrêté 92 % des tirs dirigés vers lui. Le Wild mise sur lui pour le mener loin en séries.

Finaliste : Samuel Montambeault (Canadien) et Jonathan Bernier (Devils)

Trophée Maurice-Richard (meilleur compteur)

Lutte trop serrée

C’est chaud, c’est chaud, c’est chaud. Tellement que le lauréat ne sera probablement connu que le 29 avril. Trois candidats ont encore une chance : Anthony Duclair (31) et Jonathan Huberdeau (30), des Panthers de la Floride, ainsi que Jonathan Marchessault (29), des Golden Knights de Vegas.

Trophée Art-Ross (meilleur marqueur)

Jonathan Huberdeau, Panthers de la Floride

PHOTO TIMOTHY T. LUDWIG, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Jonathan Huberdeau

Ici, vous pouvez miser vos 15 prochaines années de paye tout en restant serein. Jonathan Huberdeau gagnera facilement. Il connaît la saison la plus productive d’un attaquant québécois depuis le lock-out.

Plus de points en une saison, depuis 2004

  • Jonathan Huberdeau (2021-2022) : 111
  • Vincent Lecavalier (2006-2007) : 108
  • Martin St-Louis (2006-2007) : 102
  • Martin St-Louis (2010-2011) : 99
  • Daniel Brière (2006-2007) : 95

Mardi soir, Huberdeau était en tête des marqueurs de la LNH. Qui est le dernier Québécois à avoir remporté le championnat des marqueurs ? Réponse à la fin de cette chronique.

Finalistes : Jonathan Marchessault (Golden Knights) et Kristopher Letang (Penguins)

Trophée Hart (joueur le plus utile à son équipe)

Jonathan Huberdeau, Panthers de la Floride

Pour le suspense, on repassera. Ou on regardera la finale de District 31, jeudi soir. Dans cette catégorie, aucune controverse. Le choix de Jonathan Huberdeau s’impose. Aucun Québécois, depuis Mario Lemieux, n’a connu une saison plus productive. Une statistique qui fera exploser votre cerveau ? Treize fois, cette saison, Huberdeau a récolté au moins trois points dans une partie. Dans ces seuls matchs, il a amassé plus de points que n’importe quel ailier du Canadien – dans toute la saison !

Réponse : Martin St-Louis, en 2013. Pourquoi n’apparaît-il pas dans la liste des meilleurs marqueurs depuis le lock-out ? Parce que c’était pendant une saison écourtée. Il avait inscrit 60 points en 48 parties.