D'entrée de jeu, je précise que je n'ai aucun parti pris en matière de gouvernance municipale. Je m'intéresse tout de même à ce qui se passe dans mon patelin, à Venise-en-Québec. Je suis, disons, effacée, mais attentive.

Publié le 27 mai 2011
Claudette Duval
L'auteure est une sinistrée qui réside à Venise-en-Québec, sur les rives du lac Champlain.

D'entrée de jeu, je précise que je n'ai aucun parti pris en matière de gouvernance municipale. Je m'intéresse tout de même à ce qui se passe dans mon patelin, à Venise-en-Québec. Je suis, disons, effacée, mais attentive.

Dans la situation que nous vivons en tant que sinistrés, je dois applaudir le travail d'une équipe émérite. Je suis épatée par l'encadrement et le support dont nous bénéficions dans notre toute petite municipalité.

Le maire est omniprésent, le personnel à l'hôtel de ville se démarque par sa courtoisie et sa volonté d'aider, les rues sont continuellement sillonnées, tant par les services municipaux, provinciaux que fédéraux. Le plan d'eau est sous surveillance nautique et aérienne.

Rencontre d'information, services essentiels facilités, appels téléphoniques préventifs, visite rassurante de la Sûreté du Québec à domicile, services d'urgence à portée de main, bref, tout est orchestré intelligemment.

Et pourtant, derrière ces services, il y a des êtres humains tout aussi épuisés que nous le sommes. Et peut-être des sinistrés comme nous.

C'est «tendance» de décrier ce qui n'est pas parfait. Si on s'adonnait à l'exercice inverse, on ne découvrirait certes pas une note de 100%, mais on s'en approcherait allègrement. Chacun de nous, individuellement, serait-il en mesure de faire plus et mieux? Si oui, aidons ; sinon, apprécions.

Merci à toutes ces personnes qui assument des responsabilités. Leur tâche est colossale.

Merci pour la générosité de celles et ceux qui travaillent dans l'anonymat, aux volontaires pour leur spontanéité.

Et chapeau à nous, les résidants de Venise-en-Québec, pour notre maîtrise, notre courage et notre patience!