Depuis quelques mois, des bandes de jeunes voleurs intimident les employés de succursales de la SAQ dans les quartiers chauds de l'île de Montréal. Ils leur profèrent des menaces et repartent après avoir dégarni d'alcool les tablettes. Selon vous, que doivent faire la société d'État et les autorités policières pour protéger les employés contre les actes violents dont ils sont victimes?

Publié le 18 nov. 2010
CYBERPRESSE

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VOS COMMENTAIRES

Des mesures dissuasives

Avoir un garde armé à la porte, pas un ti-gars avec un briquet pour se défendre, quelque chose de sérieux, tout le reste est de la frime. Ça fera au moins réfléchir, et ne me dites pas que le bandit sera peut-être armé, on a un registre des armes à feu après tout. Ne me dites pas que la violence attire la violence dans une société où la réhabilitation et le pardon priment sur la coercition et la punition, ces voyous sont sûrement issus de familles miséreuses.

Jacques Fréchette

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Des gardes

La seule façon d'éliminer les menaces des voyous envers les employés est d'éliminer le contact entre ceux-ci. Pour y arriver, pourquoi ne pas employer la méthode privilégiée par les bars depuis tant d'années? Placez un garde à l'entrée des SAQ dans les milieux plus chauds, qui aura la tâche de valider l'âge des jeunes qui voudraient entrer dans le magasin. Ceci permettra d'éliminer une partie de la clientèle qui cause les problèmes. De plus, avoir un garde visible à l'entrée permettra de décourager une partie de ceux qui voudraient y commettre une infraction. Il faut aussi considérer l'effet bénéfique du sentiment de sécurité associé à un garde visible, autant chez les employés que chez les clients. Évidemment, la réglementation doit être modifiée pour empêcher l'entrée des moins de 18 ans dans l'établissement, en ajoutant l'exception d'être accompagnée par une personne plus âgée et en la tenant responsable des jeunes qui l'accompagnent. La SAQ peut certainement se payer des gardes de sécurité pour parer à des pertes de 2 à 3 millions de dollars. Je crois que les consommateurs québécois ont le droit de demander à la SAQ d'assurer la sécurité dans leurs succursales considérant les énormes taxes qu'ils paient pour se procurer leurs produits.

Mikhaël Bélanger

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Des sanctions plus sévères

C'est toujours le même problème qui survient dans notre société face aux jeunes délinquants: «Que fait-on avec ça?» La réponse nous vient peut-être de nos voisins ontariens, où ils semblent prendre la question avec le plus grand sérieux. Les sanctions ont du mordant et sont exécutoires. Les jeunes qui sont pris à courser avec en pleine rue voient leurs automobiles confisquées et recyclées en cannettes de Coca-Cola. Je suis convaincu que des sanctions plus sévères vis-à-vis ces voyous réduiraient la criminalité de ces jeunes délinquants d'une façon importante.

Pierre Leblanc, Montréal

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Privilège?

Je ne comprends pas pourquoi les employés de la SAQ seraient plus à risque que les employés des dépanneurs. Pourquoi les employés de la SAQ ont-ils droit à cette tribune tout d'un coup? Ils veulent plus d'argent?

Frédéric Gignac