Des écoles secondaires pourraient bientôt offrir des cours de sécurité routière à leurs élèves comme activité parascolaire. Chaque école serait libre de prendre cette initiative. Croyez-vous qu'il s'agit d'une bonne idée ?

Publié le 16 nov. 2010
CYBERPRESSE

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Apprendre à conduire à l'école

Je suis de l'ancien régime de 96, alors qu'il était obligatoire de suivre un cours théorique, de passer un examen théorique, pour ensuite avoir le droit de suivre les cours pratiques et bien sûr l'examen. Tout ceci en vue d'obtenir le permis probatoire, bon pour un an d'accompagnement par un détenteur du permis permanent. Je me rappelle qu'à l'époque, j'étais en cinquième année de secondaire. Ayant déjà obtenu mon permis probatoire, je ne suivais pas, mais je trouvais très à propos l'activité parascolaire, qui consistait à suivre, à frais moindre, le cours théorique. Cours que j'aurais suivi si je n'avais pas déjà obtenu le permis. Je sais par contre que quelques-uns de mes amis ont obtenu leur permis temporaire, qui était obligatoire pour suivre le cours pratique) grâce à cette activité. L'économie était substantielle, puisque le cours coûtait aux environs de cinq cents dollars et que l''activité revenait à un peu plus d'une centaine de dollars. Venant d'un régime scolaire, ou la répétition et le par coeur prime, je crois aux bases de l'apprentissage par le plus de diffusion possible. Plus on parle d'un sujet et plus les gens en général sont au courant. Mais mon raisonnement ne s'arrête pas là. La SAAQ, voilà une quinzaine d'années, se bornait à diffuser, par le biais d'agences de cours de conduite, le minimum d'information pratique. "Roulez prudemment, dans les limites de vitesse indiquées, et tout ira bien."  Encore heureux que le positionnement des mains ait changé, passant de 10 h 10 à 9 h 15 (nous sommes presque une heure en avance, comble d'ironie). Et qu'en est-il du positionnement des rétroviseurs intérieurs et extérieurs? Je me rappelle que mon instructeur se bornait à me répéter, ainsi que la personne responsable, charger de me faire passer mon examen, à faire mes angles morts de façon prononcée. Quelle ineptie! Avez-vous déjà vu un pilote de course faire un angle mort? Disons que ça créerait des situations pour le moins dangereuses. Pour ceux qui l'ignorent, les soi-disant angles morts n'existent pour ainsi dire pas dans les voies parallèles directes, pour un peu que vous sachiez orienter correctement vos rétroviseurs. En résumé, je suis d'accord pour avoir des cours facultatifs et même obligatoires de conduite dans les écoles. J'approuve également, la mise à jour des connaissances techniques reliées à la conduite d'un véhicule de promenade et diffusées par la SAAQ. Sans oublier les techniques sécuritaires, provenant directement de la course automobile.

Marc-Albert Jaquat

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Responsabilisons les parents et les jeunes

Si l'on veut augmenter les compétences de nos jeunes en matière de sécurité routière, il faut davantage mettre l'accent sur ce thème dans les cours de conduite. L'obtention du permis de conduire pourrait aussi être plus difficile : à peu près tout le monde passe son test! Cessons de tout vouloir mettre dans les mains de l'école; responsabilisons les parents et les jeunes face à la sécurité routière et au bon comportement de conducteur.

Danielle Beauregard

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La pratique, avant tout

L'idée de former les jeunes dès l'école est une très bonne idée, mais je suis certain que cela ne changerait rien au bilan routier. Ce qu'il faut, ce sont des cours théoriques de meilleure qualité, jumelés à de vrais cours pratiques. Les cours pratiques sont totalement nuls. Par exemple : ceux qui pratiquent la moto et qui ont suivi les cours (pas les baby-boomers qui ont reçu gratuitement leurs permis) savent ce qu'est un cours pratique. On apprivoise la moto, on la fait accélérer fortement, freiner, tourner... On apprend à la comprendre. Il est grand temps que la SAAQ ouvre des pistes de course et fasse pratiquer les élèves à ressentir l'automobile. Jamais, dans un cours de conduite, vous n'allez devoir faire des manoeuvres d'évitement, ou pratiquer sur la glace ou sur la pluie. Il faut savoir tenir le volant correctement pour éviter les obstacles. Ce sont des techniques qui doivent devenir des réflexes, sinon, en cas de danger, tout ce que la grande majorité fait, c'est de freiner au maximum, ce qui provoque des accidents.

Maxime Bélanger