Un tapis blanc de neige vient de recouvrir le sol partout au Québec. Nous sommes officiellement entrés dans la période qui mène aux Fêtes, celle que l’on connaissait avant les deux dernières années de confinement. Le père Noël fera de nombreuses apparitions aux quatre coins du Québec, notamment dans les centres commerciaux et dans les défilés organisés par les entrepreneurs locaux.

Synonyme de partages, de retrouvailles et réjouissances, la fin de l’année est l’occasion pour chacun d’entre nous de donner un peu de soi pour l’autre. Pour la famille, les amis, les proches. Mais aussi pour les plus démunis et les personnes en difficulté.

Enfin ! Nous aurons l’occasion de nous voir, de nous réunir avec les personnes qui nous sont chères, pour se dire que l’on s’aime et souligner le tout en s’offrant des cadeaux. Mais les Fêtes seront différentes dans un contexte de forte inflation. Les citoyens sont frappés durement et cela se répercutera dans leurs dépenses, comme le confirme le Consumer Economic Pulse du mois d’octobre de l’Institut Angus Reid1, qui indique que près de la moitié des consommateurs (48 %) comptent dépenser moins cette année pour les Fêtes comparativement à l’an passé.

Cette inflation est aussi durement vécue par nos PME québécoises. Elles sont touchées à un tel point que deux sur cinq ont diminué leurs marges bénéficiaires et le tiers ont réduit leurs investissements et leurs prévisions de croissance. Cette situation arrive après une pandémie de deux ans qui a fragilisé nos entreprises locales. Encore aujourd’hui, la majorité d’entre elles possèdent des dettes pandémiques. Pour ne rien arranger à la situation, la pénurie de main-d’œuvre ne désenfle pas. Les propriétaires d’entreprise sont contraints de travailler plus pour compenser le manque d’effectif, de fermer certaines journées et de refuser des contrats et des ventes. À cela s’ajoutent les difficultés d’approvisionnement, un fardeau fiscal et réglementaire trop lourd, surtout pour les plus petites entreprises. Tous ces défis sont autant de cailloux dans les souliers des propriétaires de PME et ternissent leur moral et leur confiance. Pour le sixième mois consécutif, nos entrepreneurs nous alertent sur leur optimisme en berne.

En résumé, c’est encore dur pour nos entreprises de proximité et la période des Fêtes peut faire une grande différence.

Pour promouvoir l’achat local dès le début du magasinage des Fêtes, depuis plus de 10 ans, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) organise le Samedi PME2. Cette année, c’est le 26 novembre. Notre objectif est que vous utilisiez cette journée pour laisser libre cours à votre amour de l’achat local et se dire merci !

Que de beaux messages les PME ont reçus de leurs clients ! Nous les publions sur le site web du Samedi PME. Prenons l’exemple de ces deux messages : « Merci d’être aussi présent dans la communauté et de redonner continuellement au suivant ! » ; « Merci de votre dévouement et de votre passion. Vous faites une différence dans la société et dans le quartier au quotidien. »

Ce sont de beaux témoignages de ce qu’apporte l’achat local.

Oui, l’achat local, c’est faire vivre vos voisins artisans, vos petites boutiques de quartier, votre café préféré. C’est encourager la main-d’œuvre du Québec, car nos PME québécoises emploient plus de 2 millions de personnes.

C’est appuyer sa communauté. En effet, les résultats de notre sondage de novembre démontrent que deux petits commerçants sur trois au pays soutiennent des causes locales en donnant du temps et de l’argent à des organismes de bienfaisance.

C’est assurer des retombées économiques concrètes, car 69 % des petits commerçants achètent des produits et services d’autres entreprises locales.

C’est contribuer à embellir les quartiers qu’on habite.

Il est fort possible que le contexte de la forte inflation incite les consommateurs, en plus des coupes de dépenses, à se tourner vers les grandes chaînes et les géants du web pour faire leurs achats des Fêtes. Et ce, au détriment de nombreuses PME québécoises qui offrent, elles aussi, des prix concurrentiels. Plusieurs commenceront leurs emplettes avec les promotions mises de l’avant pour le Vendredi fou. Ayons une pensée pour nos commerces locaux et restons à l’affût des promotions possibles du Samedi PME.

J’ai écrit à plusieurs reprises sur l’importance de l’achat local. Je le refais aujourd’hui, car le contexte en fait toujours un enjeu vivant pour assurer que nos PME puissent rester bien vivantes. Achetons local pour nos PME, les cœurs de nos villes et notre économie. Poursuivons les efforts de l’achat local que nous avons faits collectivement ces deux dernières années et commençons avec le Samedi PME.

1. Consultez le sondage de l’Institut Angus Reid pour la FCEI (en anglais)
2. Consultez le site de la campagne #JechoisisPME
Qu'en pensez-vous? Exprimez votre opinion