J’ai lu avec beaucoup d’intérêt les chroniques des 14 et 16 juin1 et 2 2021 de la journaliste Marie-Eve Fournier dans La Presse concernant la lenteur du gouvernement à intervenir pour les voyageurs qui n’ont pas reçu le service attendu à cause de la pandémie et qui ne sont toujours pas remboursés. Je suis tout à fait d’accord avec elle. Surtout que le ministre Simon Jolin-Barrette avait fait une sortie médiatique, le 19 août 2020, pour informer la population qu’il agirait rapidement pour trouver une solution à court terme.

Daniel Dubé
Daniel Dubé Porte-parole des retraités au Comité consultatif des retraités (CCR)*

Le gouvernement actuel et la population s’indignaient de la lenteur du gouvernement du Canada à agir auprès des compagnies aériennes pour que ces dernières remboursent les voyageurs pénalisés à cause de la pandémie. Aux dernières nouvelles, ce dernier a maintenant agi.

Comme porte-parole des retraités du Régime d’assurance collective des retraités du personnel d’encadrement des secteurs public et parapublic du Québec, j’estime que cette période d’attente est inacceptable. L’assureur SSQ, Société d’assurance-vie inc. (nouvellement Beneva à la suite de la fusion avec La Capitale), avec l’appui des représentants du Secrétariat du Conseil du trésor, a demandé aux assurés qui avaient fait affaire avec une agence de voyages pour planifier un séjour de d’abord demander un remboursement au Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages (FICAV). Depuis ce temps, aucune réponse n’a été donnée.

Comme il est indiqué dans la chronique du 14 juin, l’administration de ce fonds relève directement de l’Office de la protection du consommateur (OPC). Le ministre responsable est M. Jolin-Barrette, celui qui avait promis d’agir rapidement. En comité, nous avons demandé plusieurs fois aux représentants du Secrétariat du Conseil du trésor de vérifier si une action serait prise dans un délai raisonnable ; encore là, rien de concret.

Le ministre doit ordonner à l’OPC d’utiliser le fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages pour rembourser les voyageurs qui ont déboursé plusieurs milliers de dollars pour un service qu’ils n’ont pas reçu.

Je reconnais que la pandémie est une situation particulière, mais ce n’est pas aux assurés d’assumer tous les coûts, et encore moins au régime d’assurance collective des retraités du personnel d’encadrement des secteurs public et parapublic du gouvernement du Québec.

J’en appelle respectueusement au premier ministre d’intervenir, dès maintenant, auprès de son ministre pour que ce dernier respecte son engagement. Comme M. Legault nous le répète, le respect, c’est important.

Pour moi, le remboursement des voyageurs est une question de respect.

*L’auteur est également représentant des retraités de l’Association des directions d’établissement scolaire retraitées de Montréal (ADERM).

1. Lisez « L’office de la protection du consommateur doit bouger »

2. Lisez « Ce n’est pas l’argent du gouvernement, c’est l’argent des Québécois »