Expatriés au Texas pour le travail depuis près d’un an, mon conjoint et moi avons vécu le vol de retour par United/Air Canada le 11 décembre. Tout de même un peu fébriles des risques à courir, nous nous attendions à une rigueur des consignes liées à la pandémie.

Aline Lévesque Aline Lévesque
Auteure, essayiste et voyageuse

Niet ! Mis à part les panneaux indicateurs demandant de garder une distance de 6 pieds (2 mètres), rien d’autre. Mesure non respectée pour autant. Les rubans de circulation faisaient en sorte que nous nous sommes retrouvés dans un couloir pris en sandwich entre deux autres personnes. Allo (à l’eau…) la distance !

Aucune question sur des symptômes possibles.

Aucun test.

Aucune prise de température.

Comme si le virus n’existait pas.

Notez que le premier segment de vol était complet, environ 100 personnes. Le deuxième, plein aux trois quarts.

Bon, ayant vécu la pandémie au sein même des États-Unis, nous avions peu d’attentes en ce qui concerne les précautions. Mais d’un vol Newark/Montréal, on se serait attendus à plus de sérieux, d’une rigueur plus salutaire.

Niet ! Aucune question, aucun test.

Alors, on s’est dit qu’au Canada, nous serions assurément interrogés… Oui, une seule question : à savoir si nous étions inscrits à ArriveCan. Ce que nous avons confirmé. Sans plus.

Mais moi, j’ai une question : pourquoi exige-t-on autant des individus en termes de prévention et si peu des transporteurs qui servent de passoires à la COVID-19 ? Voilà matière à réflexion pendant notre stricte quarantaine…