La pandémie aura laissé sa trace indéniablement. Pour certains, la chute pourrait s’avérer plus intense que prévu et notre capacité à gérer le quotidien devient de plus en plus difficile. Cependant, il y a ce nouveau vaccin prometteur que les instances gouvernementales nous promettent sous peu, dans quelques mois, au pire avant le troisième trimestre ou en 2022. Notre santé mentale pourra-t-elle tenir le coup jusque-là ? Heureusement, il y a une autre solution à court terme, beaucoup plus rapide pour combattre ce fléau ; le bonheur !

Nicolas Raymond  Nicolas Raymond
Copropriétaire, Domaine des Pays d’en Haut

Le corps libère, par l’activité physique, de l’endorphine, et ce, plusieurs heures encore après l’effort. Il s’agit en fait d’une morphine naturellement produite par notre organisme. Elle se distribue dans notre sang et notre cerveau. Un ami cycliste ayant fait plusieurs Ironman m’expliquait que cette hormone était appelée affectueusement dans le monde du sport « l’hormone du bonheur » ! Lorsque sécrétée en quantité suffisante, elle génère un état de bien-être et de grande satisfaction.

Un esprit sain dans un corps sain et voilà, c’est aussi simple que ça ! En fait, oui et non. Oui, parce que la santé physique et mentale passe par un équilibre avec soi-même avant tout. Non, parce qu’il faut voir plus grand que soi pour être contaminé par le bonheur.

Depuis plus de 20 ans, dans le cadre de mes fonctions comme entrepreneur, je dirige des groupes d’employés qui peuvent atteindre en forte saison au-delà de 150 personnes. Nous nous sommes donné la mission de faire une différence pour eux, servir de tremplin dans leur carrière professionnelle. Être présent sur le terrain, animer des rencontres matinales quotidiennes pour favoriser la communication, d’écouter leur besoin, d’être empathique, d’organiser des évènements rassembleurs et surtout de leur transmettre notre positivisme. Le bonheur au travail s’est emparé de notre entreprise parce qu’il s’était emparé de nous. Nous avons toujours un plaisir fou au travail et nous recevons le reflet de nos efforts par le retour de nos employés. C’est perfectible, même à travers le masque ! Les gens restent en poste plus longtemps, l’équipe réfléchit mieux, nous avons la capacité de nous réinventer et l’organisation fait des profits même en temps de pandémie. Notre équipe procure du bonheur au travail et continue la tradition de manière religieuse chaque jour. Ces moments sont trop importants, trop essentiels, trop mobilisateurs pour ne pas leur accorder toute notre attention.

Les patrons sous-estiment trop souvent le pouvoir de l’influence qu’ils ont sur leur équipe. Le bonheur au travail, c’est un engagement de tous les instants ! Il faut absolument se servir de notre savoir-être pour consolider notre auditoire. Le bonheur deviendra alors très contagieux. Beaucoup plus que la COVID-19 ! En revanche, il faut lui ouvrir la porte et le laisser s’emparer de nous. Cela étant, on devient contagieux à notre tour et on contamine notre entourage, nos employés. C’est ça, la clé du succès !

Un homme de cœur, qui a été mon mentor, le regretté Jacques Besner, me l’avait si bien dit au début des années 2000 lorsque je m’apprêtais à reprendre les guides avec mon père de l’entreprise familiale : « Tu dois valoriser 90 % du temps ton équipe. Il sera donc beaucoup plus facile de serrer la vis l’autre 10 % du temps si nécessaire ».

Les responsabilités des entrepreneurs n’auront jamais été aussi importantes que celles que nous nous apprêtons à vivre pour les prochains mois, et ce, d’un point de vue financier, mais surtout humain.

Il faut contaminer nos organisations. Soyons créatifs dans nos approches, soyons implicitement impliqués dans nos opérations. Nos employés ont besoin de nous. Ils ont surtout besoin de feux d’artifices, de joie et de plaisir dans leur milieu de travail.

Je vais profiter de cette lettre pour vous lancer le défi du bonheur. Le vrai bonheur, le bonheur euphorique, celui qui se cache en chacun d’entre nous. Celui qui nous fait rire à pleins poumons. Un clin d’œil du patron complice d’un bon travail, le mot d’encouragement quand on pousse la machine pour arriver dans les délais, notre présence aux moments clés. J’aimerais qu’on se contamine de bonheur, que l’on contamine notre famille, nos amis, Bernard, notre voisin d’en face. Le faire pour les gens qui souffrent d’anxiété, de santé mentale et qui ont besoin de cette pandémie d’étoiles pour réchauffer leur cœur. C’est notre meilleur remède.