Les Québécoises et les Québécois sont actuellement appelés, en contexte de deuxième vague de la COVID-19, à faire de grands efforts pour limiter la propagation du virus, et ce, en restreignant notamment de manière significative leurs activités et leurs contacts auprès de leurs proches.

Lionel Carmant Lionel Carmant
Ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux

La santé mentale était déjà un enjeu de société important : tout le monde peut vivre, à un moment ou un autre de sa vie, des problèmes liés à l’angoisse, l’anxiété, la détresse, la dépression ou autres. C’est encore plus vrai en temps de pandémie ; l’isolement, le manque de contacts, les pertes d’emplois sont autant de facteurs qui augmentent les risques de développer des troubles liés à la santé mentale.

Alors que nous soulignons la Journée mondiale de la santé mentale, je souhaite vous signifier la grande importance que j’accorde à la santé mentale de la population et profiter de cette occasion pour vous partager ma vision d’une approche différente.

Au printemps dernier, notre gouvernement a mis en place un plan d’action pour mieux répondre aux besoins de la population et à ceux qui pourront se manifester au-delà de la gestion de la crise sanitaire actuelle.

Ce plan a permis de rehausser les services psychosociaux et les services de santé mentale en embauchant plus de 250 intervenants additionnels. Nous savons également que plusieurs services sont offerts dans le milieu communautaire et c’est pourquoi nous avons soutenu financièrement les organismes communautaires de ce milieu pour leur permettre d’augmenter les services offerts à tous les Québécois.

En plus de ces mesures exceptionnelles liées à la première vague de la pandémie, le Programme québécois pour les troubles mentaux (PQPTM) est présentement en déploiement. Contrairement au Programme de psychothérapie pour les troubles mentaux initié par l’ancien ministre de la Santé Gaétan Barrette, l’approche que je préconise vise à sortir du cadre traditionnel en proposant un modèle de soins par étapes, à partir duquel différents intervenants interdisciplinaires sont en mesure d’offrir des services adaptés à la condition et aux besoins des personnes au bon moment.

Ce programme permet aux différents intervenants qualifiés de donner les services adéquats au bon moment pour toute personne présentant un trouble mental en utilisant nos ressources de la première ligne à leur plein potentiel. Selon la problématique, une personne pourrait tant se voir proposer des outils d’autosoins, se faire offrir des services de coaching, d’éducation psychologique ou être dirigée vers les services spécifiques ou spécialisés si le niveau d’intensité le requiert.

Ce ne sont pas tous les problèmes liés à la santé mentale qui nécessitent une intervention par un psychologue ou un psychiatre ; plusieurs autres professionnels de la santé peuvent offrir des soins en santé mentale. Près de 1500 autres professionnels de la santé détiennent un permis de psychothérapeute et ces ressources doivent être utilisées à leur pleine capacité.

À terme, notre approche permettra un repérage précoce plus efficace de la clientèle à risque, un meilleur accès à une gamme de services diversifiés, une réponse clinique mieux adaptée qui suit un modèle de soins par étape et adaptée à la condition de la personne, le tout offert par des équipes multidisciplinaires partout au Québec.

Collectivement, nous avons tous une responsabilité à l’égard de notre santé mentale. Il est temps de revoir nos façons de faire pour s’assurer que les gens qui ont besoin de soins puissent les recevoir rapidement sans avoir à attendre des mois sur une liste d’attente. C’est maintenant qu’il faut agir.

En terminant, j’invite tous les gens qui peuvent éprouver des problèmes liés à l’angoisse, la détresse, l’anxiété ou la dépression à parler ouvertement et à ne pas hésiter à demander l’aide nécessaire.

Consultez le guide autosoins