Lorsque je sors dehors pour admirer la beauté du paysage ou quand je prends un moment de ma vie pour être réellement présente dans l’univers dans lequel je me fonds, je comprends un peu mieux l’importance du calme et de la pluie. Lorsque les nouvelles sont tristes et moroses, je comprends alors mieux l’importance d’être bien avec soi-même.

PRISCILLA LANGLOIS
Montréal

Lorsque je sors à l’extérieur et que les gens sont agressifs ou ironiques, je comprends un peu mieux l’importance de la communication et de l’écoute active. Lorsque je vois dans les réseaux sociaux de la division, je comprends mieux l’importance de l’humain et de l’humanité en tant que force. Lorsque je consulte le web, je comprends alors mieux l’importance de ne pas rester pris dans sa toile.

Alors, peut-on, S.V.P., me reconfiner afin que je puisse rêver en silence d’un monde où les gens s’écoutent sans s’annuler, où il fait bon vivre dans le moment présent au lieu d’être incessamment dans l’anticipation de l’échec, et où la paix intérieure déborde, sans réserves aucunes, sur le monde extérieur ?

Peut-on me reconfiner pour me permettre de comprendre encore plus de choses sur moi-même ? Pour me rendre compte que mes préjugés, sophismes et besoins pressants agissent souvent comme un analgésique sur ma peur réprimée ?

Peut-on me reconfiner pour que j’oublie volontairement l’importance de vivre dans un monde uni, qui s’autosabote chaque jour dans sa propre diversité ?

Finalement, peut-on me reconfiner pour me permettre d’échanger ma place marquée réservée contre un numéro indéfini, me donnant la chance de choisir librement un endroit où m’asseoir dans l’improbabilité mathématique de la vie ?