Le 30 juin dernier, la Loi de la République populaire de Chine sur la sauvegarde de la sécurité nationale dans la Région administrative spéciale de Hong Kong est entrée en vigueur.

CHEN Xueming CHEN Xueming
Consul général de Chine à Montréal

Le fait qu’on décrive une forte liaison entre cette loi et les droits de l’homme m’invite à donner mon point de vue, dont je prie le lecteur de se souvenir en suivant le cours des années à venir.

De sérieuses consultations

Certains disent qu’il n’y avait pas de consultations sérieuses avant l’entrée en vigueur de la Loi. Le Comité permanent de l’Assemblée du Peuple national (APN), lors de l’élaboration de la Loi, a sollicité les avis de différents secteurs, en particulier des milieux concernés de la Région administrative spéciale de Hong Kong (RASHK), y compris les opinions du chef de l’exécutif et d’autres officiels, du président du Conseil législatif, des députés de l’APN et du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC) élus par Hong Kong, ainsi que des représentants des milieux juridique, commercial, financier, éducatif, technologique, culturel, religieux, des jeunes, des travailleurs ainsi que des organisations sociales et des groupements régionaux.

Le Comité permanent de l’APN et les départements concernés ont organisé 12 causeries à Hong Kong depuis le début des consultations.

Près de trois millions d’habitants de Hong Kong ont signé pour soutenir la promulgation de la Loi.

Une campagne de signatures en ligne contre les ingérences extérieures a recueilli le soutien de 1,5 million de personnes. Selon le plus récent sondage après la promulgation de la Loi, le taux de soutien des Hongkongais a même augmenté de 9 % par rapport au mois dernier pour atteindre 66 %. Un pourcentage assez significatif et qui en dit long sur l’aspiration de la population.

La Déclaration conjointe sino-britannique

Certains disent que la Chine a violé les engagements pris dans le cadre de la Déclaration conjointe sino-britannique en 1984, mais ils ne peuvent même pas donner le contenu précis de la Déclaration. L’esprit essentiel de la Déclaration est de réaliser le retour de Hong Kong à la souveraineté chinoise et cette mission historique a déjà été accomplie. Les articles, donnant des explications de principe des politiques de la partie chinoise relatives à Hong Kong, sont des déclarations sur la politique de la Chine, au lieu d’un engagement envers le Royaume-Uni. La Chine avait clairement indiqué à la partie britannique dans la négociation que la question de la souveraineté et celle de l’administration n’étaient pas négociables ; la mise en œuvre des politiques était une affaire purement intérieure de la Chine et n’avait rien à voir avec la partie britannique.

En fait, ces politiques ont déjà été incorporées dans la Loi fondamentale de la RASHK et ont été mises en œuvre de manière entière et efficace au moyen de lois. Il n’y a pas un seul mot – dans la Loi fondamentale ou la Déclaration conjointe et ses annexes – pour enlever ou affaiblir la compétence et la responsabilité du gouvernement central de maintenir la sécurité nationale dans la RASHK.

Prospérité et stabilité

La législation sur la sécurité nationale à Hong Kong permettra de mieux préserver la prospérité et la stabilité à Hong Kong, et contribuera à l’exercice des droits et libertés des habitants de Hong Kong. Hong Kong a été soumis à la domination coloniale britannique pendant plus de 150 ans. La prospérité de la région n’est apparue qu’après les années 80. Son atout se trouve juste dans l’interaction mutuellement avantageuse avec la partie continentale de la Chine.

Hong Kong a pleinement mis en valeur son avantage unique en tant que plaque tournante mondiale soutenue par la Chine continentale pour consolider continuellement son statut de centre financier, de transport maritime et commercial international et pour contribuer réciproquement à la réforme et l’ouverture ainsi qu'à la modernisation du pays.

Depuis les troubles liés au projet de révision en 2019, les jours heureux de Hong Kong se sont évaporés. Les commerces et les stations de métro ont été brisés, les transports paralysés, les habitants battus et brûlés. Les universités ne sont plus calmes. Quand les casseurs parlent de la liberté, ça ne me fait penser qu’à une phrase : « Ô liberté, que de crimes on commet en ton nom !  »

Punir le crime, c’est pour préserver la liberté. La législation de l’APN sur la sécurité nationale à Hong Kong ne vise que quatre catégories de crimes, à savoir la sécession, la subversion du pouvoir de l’État, le terrorisme, et l’ingérence étrangère et extérieure dans les affaires de la RASHK. Les droits et les libertés dont les Hongkongais jouissent en vertu de la Loi fondamentale, y compris la liberté de manifestation, d’expression et de la presse, ne changeront pas.

Il est compréhensible que certains aient des incertitudes et des inquiétudes au début de la promulgation de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Au moment du retour de Hong Kong au sein de la mère patrie, les flux de migration et d’investissement se hâtaient de quitter Hong Kong, ce qui n’a pas empêché la confiance et la perspective de régner sur la ville, et le phénomène du retour des émigrés et des capitaux. Le temps et les faits prouveront la valeur majeure de la Loi dans la préservation de la stabilité et la prospérité de Hong Kong.

J’invite donc à tous de porter de vraies attentions au destin de Hong Kong et de revoir la Loi, la Déclaration conjointe sino-britannique et l’histoire de Hong Kong pour avoir une idée lucide de son avenir, avec patience et avec vos propres yeux, pas ceux des autres.