Aujourd’hui marque le début de la semaine du Canada à l’écran. Bien que nous ne puissions pas nous rassembler, nous pouvons soutenir l’industrie. 

Mathieu Chantelois Mathieu Chantelois
Vice-président, communications et promotions, Fond des médias du Canada

Comme vous, je surveille avec attention la pandémie de COVID-19 qui bouscule des vies partout dans le monde.

Nous suivons tous les recommandations de nos gouvernements et des experts de la santé : rester à la maison, prendre soin de soi et des autres, et éviter les rassemblements. Protéger la sécurité de nos communautés n’a jamais été aussi important.

La semaine du Canada à l’écran commence et, bien évidemment, tous les événements qui y étaient associés ont été annulés, y compris le gala des prix Écrans canadiens où toute l’industrie se réunit pour souligner les réalisations exceptionnelles de nos créateurs, devant et derrière la caméra. Annuler était la bonne chose à faire et j’applaudis l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision d’avoir priorisé notre santé et notre sécurité.

Mais cela ne nous empêche pas de célébrer ! Voici ce que nous pouvons faire dans le confort de notre foyer.

Nous pouvons explorer

Profitons de tout ce temps à la maison pour plonger dans les nombreux films et séries en nomination pour un prix Écrans canadiens. Plusieurs longs métrages québécois s’illustrent d’ailleurs cette année dans la catégorie du meilleur scénario : Il pleuvait des oiseaux, Sympathie pour le diable, Répertoire des villes disparues, Jeune Juliette, Kuessipan et Antigone, aussi en lice pour le prix du meilleur film*.

Nous pouvons voter

Une fois sur le site de l’Académie, prenons le temps de voter pour le Prix du public Fonds Cogeco qui nous permet de couronner notre artisan canadien préféré de l’industrie du cinéma, de la télévision ou des médias numériques. Le gagnant sera dévoilé à la fin du mois.

Nous pouvons regarder

Il n’a jamais été plus facile de trouver du contenu canadien. Nos films et nos émissions de télévision sont offerts sur plusieurs réseaux, plateformes de visionnement en ligne et chaînes sur demande. Les nostalgiques peuvent notamment se tourner vers la chaîne YouTube Encore+, où ils retrouveront des centaines de longs métrages (J.A. Martin photographe, Gaz bar blues), de documentaires et de séries emblématiques (La petite vie, Dans une galaxie près de chez vous, Degrassi…).

Nous pouvons féliciter

Suivons les nommés sur les réseaux sociaux et félicitons-les pour leur travail remarquable ! Comme nous tous, ils sont à la maison et ils ne demandent qu’à nous lire. Partageons leurs œuvres et recommandons-les à nos parents et amis.

Nous pouvons apprendre des autres

Que l’on vive au centre-ville de Montréal, au pied des Rocheuses ou dans un village des Maritimes, les meilleures fictions ont le pouvoir de nous rassembler. Et nous en avons besoin plus que jamais !

Une simple télécommande peut nous transporter au cœur d’une foule de vies et d’histoires. La série policière Cardinal nous entraîne dans des enquêtes criminelles au nord de l’Ontario ; le film The Body Remembers When the World Broke Open nous plonge dans les rues de Vancouver, à travers la puissante rencontre de deux femmes autochtones ; et le drame Antigone nous emmène en banlieue de Montréal, où une jeune femme réfugiée se bat pour obtenir justice.

Nous pouvons nous unir

L’industrie canadienne de l’image réunit les communautés d’artistes comme jamais auparavant. La preuve, plusieurs Québécois défendent en ce moment des rôles majeurs dans les fictions canadiennes-anglaises.

Karine Vanasse en est à sa quatrième saison de Cardinal, Caroline Dhavernas incarne la Mary de Mary Kills People, Laurence Leboeuf est en vedette dans la nouvelle série médicale Transplanté et Éric Bruneau se démarque dans Coroner.

Les cinéastes, scénaristes et acteurs autochtones sont de plus en plus en vue, comme la réalisatrice, autrice et comédienne Elle-Máijá Tailfeathers (The Body Remembers When the World Broke Open) ou encore l’acteur innu originaire de Sept-Îles Douglas Grégoire, nommé pour son interprétation dans le film québécois Kuessipan.

Comme tellement d’autres industries au pays, celle de la culture et du divertissement a été solidement frappée par la pandémie et ses lourdes répercussions. Les productions sont repoussées, les cinémas ont temporairement fermé leurs portes et nos meilleures équipes sont en pause, préoccupées par l’avenir. Les temps sont difficiles, mais nous sommes résilients.

Célébrer ceux qui nous divertissent et faire voyager les histoires qui nous inspirent ne va pas mettre fin à la crise, mais durant cette période d’isolement, il y a moyen de nous serrer les coudes – chacun de notre côté.

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