L’épidémie de COVID-19 est une menace pour tout le monde, et un défi pour l’humanité que nous avons tous en commun. Face à l’épidémie, l’assistance et l’encouragement mutuels sont de même importance que la solution médicale. Les expériences en Chine le prouvent autant que celles du monde entier.

Xueming Chen Xueming Chen
Consul général de la République populaire de Chine à Montréal

Dans cette course contre la montre pour sauver des vies, plus de 40 000 médecins et infirmières se joignent à leurs collègues au Hubei alors que plus de 2000 sont infectés. Au prix de leur dévouement, presque 50 000 malades sont guéris dans un contexte actuel d’absence de médicament spécial et de vaccin. « Bon, nous n’avons pas de vaccin ni de traitement », a dit le docteur Bruce Alyward, expert canadien qui dirige la mission conjointe OMS-Chine. « Alors la Chine a dit : “Sortons les anciennes [méthodes]. Adaptons-nous. Innovons, arrêtons ce virus et sauvons des vies.” »

Des mesures de quarantaine ont été mises en place pour limiter la propagation du virus. En même temps, des milliers et des milliers d’agents communautaires et de bénévoles s’organisent pour détecter les cas d’infection, noter les entrées et les sorties, prendre la température et offrir le service de livraison pour les personnes en quarantaine. Pour vaincre l’épidémie, on appelle à la sensibilisation et à l’action communautaire.

Les étrangers habitant en Chine sont pris en charge tout comme les Chinois. Des étudiants étrangers à Wuhan se disent rassurés, car leurs universités donnent des informations en anglais, distribuent des masques et désinfectent leur résidence universitaire. On entend aussi parler des Québécois vivant en Chine. Ils se sentent en sécurité grâce aux mesures de prévention telles que la prise de température à l’entrée du métro ou de l’épicerie.

Les pays du monde et les organisations internationales ont exprimé leur sympathie et leur soutien, et offert des dispositifs médicaux à la Chine.

Ce message de solidarité au-delà des frontières nous touche profondément. En retour, la Chine a récemment envoyé des dispositifs médicaux au Japon, à la Corée du Sud, à l’Iran, et un groupe d’experts chinois ont déjà commencé leur travail à Téhéran, en Iran. Au moment le plus difficile en Chine, une jeune fille japonaise s’incline dans la rue et fait une collecte pour la Chine. Parallèlement, une fille chinoise donne gratuitement des masques aux passants dans une rue au Japon avec une boîte où il est écrit « Remerciements venant de Wuhan ».

Près de nous

Cet esprit de solidarité se retrouve autour de nous. Les politiciens canadiens expriment leur soutien à la communauté chinoise. Le gouvernement québécois et la Ville de Montréal disent non à la discrimination. Les entreprises québécoises collectent des dons pour aider la Chine. L’Institut de recherches cliniques de Montréal et les experts universitaires travaillent activement sur des projets de vaccins et autres traitements. La communauté chinoise offre son soutien à la lutte contre l’épidémie en Chine. Elle a établi un réseau d’entraide pour conduire ceux qui arrivent de Chine à Montréal et elle s’assure de leur approvisionnement pendant leur mise en quarantaine.

Le pire de l’épidémie est de provoquer la panique et la discrimination, alors que la solidarité et l’entraide sont la meilleure solution. Quelle que soit l’évolution de la situation, j’ai confiance dans les efforts communs de l’humanité pour vaincre l’épidémie et dans sa bienveillance qui en sort toujours plus forte.