Aujourd’hui, des centaines de milliers de jeunes dans le monde, dont de nombreux Québécois, feront la grève pour le climat.

Daye Diallo
Daye Diallo Président de Force Jeunesse, et cinq autres signataires, dont les président.e.s des ailes jeunesses de la CAQ, du PLQ, du PQ et de QS*

L’urgence climatique est telle que des changements majeurs et immédiats à nos modes de vie, combinés à des politiques publiques ambitieuses et efficaces, seront nécessaires pour y faire face. En tant que jeunes impliqués dans les affaires publiques et la politique québécoise, nous tenions à leur exprimer notre reconnaissance pour la lutte qu’ils mènent.

Les députés de l’Assemblée nationale, tous partis confondus, doivent unir leurs forces et transcender la partisanerie afin que s’effectue rapidement une transition énergétique juste et équitable.

Les différents visages de l’urgence climatique font les manchettes quotidiennement : des canicules mortelles sont de plus en plus fréquentes dans nos villes ; des incendies de forêt autant en Amazonie qu’en Colombie-Britannique exacerbent la pollution atmosphérique et le smog urbain ; des ouragans et des tempêtes endommagent tout sur leur passage, dont nos villages côtiers. Les implications humaines, sociales, sanitaires et économiques sont colossales.

Pas un modèle

Par personne, le Canada est parmi les plus grands pollueurs au monde. Bien que le Québec fasse bonne figure au pays, notre position n’a rien d’avantageux lorsqu’elle est comparée mondialement. Afin de limiter les conséquences les plus désastreuses des changements climatiques, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) nous demande de réduire de 45 % nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et de 95 % d’ici 2050. Il est nécessaire que la science guide l’action politique de ceux et celles qui gouvernent et gouverneront le Québec dans les années à venir : ces cibles doivent être les nôtres.

Le temps presse. Les choix politiques que nous faisons quotidiennement, à l’Assemblée nationale comme dans nos communautés, doivent refléter plus que jamais cette priorité collective. 

Nous pouvons, en tant que jeunesse impliquée, influencer directement ces politiques afin que les décisions soient à la hauteur du défi devant nous : respectueuses de notre environnement, consciencieuses des générations à venir.

Nous invitons donc tous les acteurs politiques et sociaux à travailler ensemble pour une transition juste et équitable, afin que notre génération puisse vivre sur une planète viable, qui n’est pas hostile à notre santé. L’action doit être collective, ambitieuse et rassembleuse.

En ce sens, nous prenons la parole aujourd’hui pour reconnaître l’urgence climatique et nous nous engageons à travailler au sein de nos organisations respectives, et en collaboration, pour une réduction rapide de notre dépendance aux énergies fossiles afin de respecter les cibles établies par la science.

Nous avons espoir qu’un tel consensus politique et social sera porteur d’un avenir sain et prospère.

* Signataires : Frédérique St-Jean, présidente du Comité national des jeunes du Parti québécois (CNJPQ) ; Jonathan Lapointe, président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (CJPLQ) ; Keven Brasseur, président de la Commission relève de la Coalition avenir Québec (CR-CAQ) ; Nika Deslauriers, présidente de Québec solidaire (QS) et la Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, Association canadienne des médecins pour l’environnement