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Pourquoi moduler les tarifs?

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Quel est le but recherché par le Conseil du trésor et quelles sommes espère-t-il récupérer?

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Les «décisions difficiles» annoncées par le premier ministre Philippe Couillard commencent à prendre forme avec l'idée de moduler les tarifs de garde en fonction des revenus. Avant d'emprunter cette voie, le gouvernement doit faire la démonstration qu'elle est la plus avantageuse, car pour l'heure, il est difficile de s'en convaincre.

Au contraire, cette avenue semble compliquée, en plus de susciter une vive opposition.

Le combat est d'abord idéologique. Le modèle québécois basé sur l'impôt progressif fait déjà en sorte que les mieux nantis paient plus. Il semble clair ici que les familles de la classe moyenne seront davantage pénalisées.

En fermant la porte à une hausse de la contribution parentale de 7 à 9$ par jour pour les services de garde, tel que l'avait décrété le Parti québécois, les libéraux se sont privés d'un revenu important.

Ils ont plutôt opté pour l'indexation, une mesure nécessaire après des années de gel qui avaient entraîné un manque à gagner important. Cette indexation ne semble toutefois plus suffisante dans le contexte actuel des finances publiques.

S'ajoute donc l'idée, déjà préconisée en 2003, de moduler le tarif en fonction des revenus. En quoi cette avenue est-elle plus avantageuse que la première option qui, faut-il le rappeler, ne touchait pas au principe d'équité et n'a pas soulevé de levée de boucliers?

Une question est essentielle: quel est le but recherché par le Conseil du trésor et quelles sommes espère-t-il récupérer?

Aucune décision n'a été prise, a affirmé cette semaine le ministre Martin Coiteux. Dans le cadre de la révision des programmes, «nous retournons toutes les pierres».

Or, le réseau des services de garde à contribution réduite a déjà fait cet exercice l'automne dernier. Et il a été bien fait, impliquant à la fois le ministère de la Famille et les regroupements des services de garde.

Ce «chantier sur la qualité et la pérennité des services de garde et sur l'optimisation de leur financement» a mené à plusieurs recommandations, dont celle préconisant l'indexation de la contribution parentale.

Cette solution, plus facile à mettre en place, s'accompagnait de plusieurs autres solutions pour optimiser le réseau et dégager des économies à long terme. Elles nécessitaient toutefois plus de travail et de temps, notamment en ce qui concerne des regroupements de centres de la petite enfance.

Il est dommage de constater que le gouvernement ne semble s'intéresser qu'à la solution rapide, choisissant en outre une formule impopulaire et compliquée. Ses arguments devront être convaincants pour obtenir l'adhésion des contribuables.

Et si davantage d'économies doivent être dégagées dans le réseau des services de garde, il faudra inévitablement envisager d'autres solutions que la seule augmentation des tarifs.




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