Au motif de justifier les actions de son gouvernement et en particulier du premier ministre, Jean Charest, la ministre laisse entendre que feue Lorraine Laporte-Landry a été nommée juge à la Cour du Québec en raison de son lien marital avec Bernard Landry et que ce dernier serait intervenu à l'époque pour la favoriser. J'en suis outrée.

Carole Mc Murray, Montréal CYBERPRESSE

Au motif de justifier les actions de son gouvernement et en particulier du premier ministre, Jean Charest, la ministre laisse entendre que feue Lorraine Laporte-Landry a été nommée juge à la Cour du Québec en raison de son lien marital avec Bernard Landry et que ce dernier serait intervenu à l'époque pour la favoriser. J'en suis outrée.

Pour avoir connu Lorraine Laporte, pour avoir travaillé avec elle et bénéficié de son amitié, je ne peux rester muette devant tant de sottise humaine alors qu'elle n'est plus avec nous pour se défendre d'une nouvelle attaque si vile. Lorraine possédait des qualités de juriste exceptionnelles, un jugement à toute épreuve et une capacité d'écoute et d'empathie hors du commun. En raison de son sens de la probité indéfectible, jamais elle n'aurait accepté la fonction de magistrat si elle lui avait été conférée grâce à une quelconque allégeance politique ou à son lien conjugal. Elle fut profondément blessée que certains atteignent à sa dignité après sa nomination. Preuve a été faite déjà qu'aucune intervention n'avait influencé le choix du ministre de la Justice en 1995. Voilà que la ministre de la Culture revient à la charge.

Si on en croit la ministre St-Pierre, une personne dotée d'autant de talents et de compétences que Lorraine n'aurait pas la légitimité pour accéder à la magistrature au motif que son mari fait partie d'un gouvernement. J'y vois là de la discrimination directe.

Cette attaque arrive en plus au moment où Bernard Landry pleure la mort de sa mère et exactement à l'heure où ses funérailles ont lieu.

La ministre doit s'excuser, mais je doute qu'elle ait suffisamment de jugement pour reconnaître ses torts.