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Lionel dans mon coeur

Lionel Messi avait la tête basse après la... (Photo Fabrice Coffrini, AFP)

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Lionel Messi avait la tête basse après la défaite de l'Argentine en finale contre l'Allemagne.

Photo Fabrice Coffrini, AFP

Ronald King
La Presse

Eh oui, le score était de 0-0 après 90 minutes de jeu, mais je n'aurais pas voulu en rater une seule.

Le débat n'est pas clos. Au cours du dernier mois, des lecteurs ainsi que des collègues ont avoué qu'ils n'arrivaient pas à s'intéresser au soccer, même pas à celui de la Coupe du monde.

Il ne se passe rien aux yeux de nombreux Nord-Américains, habitués aux sports où l'on marque beaucoup de points. Et pourtant, même un néophyte comme moi voit des merveilles. (À mon avis, il y a trop de points au basketball, jusqu'à 100 par équipe par match. Ma concentration divague après 75).

Chaque fois que Messi touche au ballon, par exemple, il fait quelque chose d'intelligent, comme s'il voyait beaucoup plus loin que les autres, ce qui est sans doute le cas. Ses passes sont autant de petits chefs-d'oeuvre que ses buts. L'adversaire doit toujours se coller à lui.

Et puis observer ce qu'un être humain peut accomplir pour contrôler un objet rond qui ne cherche qu'à bondir et à lui échapper.

Mon coeur était avec Lionel, hier, mais pas ma raison.

Les Allemands nous ont montré, au cours du tournoi, ce qu'est une équipe. Onze hommes qui travaillent parfaitement ensemble, onze hommes qui se sacrifient dans l'anonymat pour la cause commune.

Le génie et le don total de soi, c'est beau dans tous les sports. Pourquoi pas au soccer?

Je ne convaincrai personne avec cette chronique, mais j'attends déjà le prochain Euro et la Ligue des champions.

Il y a bien eu quelques matchs moins intéressants dans ce Mondial 2014, mais en général, chaque jour apportait ses moments forts, ses grandes émotions et même ses leçons de géographie et d'histoire.

Pour le reste, même pour la MLS, je trouve le soccer un peu ennuyant.

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La fin du Mondial marque aussi la fin des bons reportages et des bonnes publicités. Un peu comme pour le Super Bowl, les grands commanditaires sortent leurs moyens et le talent de leurs créateurs.

Encore une fois, dans les compétitions internationales, Coca-Cola, la mère de toutes les multinationales, a joué une main gagnante.

Son histoire de gamins de favela qui perdent leur seul et vieux ballon usé à cause d'un filet troué était un bijou. Les garçons partent à sa recherche et, en une minute, ils font le tour de la planète. Partout, les gens les aident à retrouver le précieux objet.

La paix mondiale Coca-Cola, quoi.

C'est plus touchant que la mise en jeu Toyota.

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On passe d'un sport à l'autre et une chose ne change pas: la passion des fans.

Les amateurs de soccer ont la mèche courte, surtout pour un chroniqueur qui n'est pas connaisseur de ballon rond.

Il ne faut pas dire du mal de leur sport, même pas que les plongeons et les faux blessés sont ridicules et dégradants pour the beautiful game. Comme les partisans du Canadien lorsqu'ils ne sont pas d'accord avec mes propos, certains m'ont donné du Gaétan Barrette: prends donc ta retraite; dinosaure; tu dis n'importe quoi; tu ne sais pas de quoi tu parles... Heureusement, j'ai l'habitude.




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