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Bob Champoux est en ville...

Ronald King
La Presse

Dans les années 60, les jeunes hockeyeurs de Rosemont suivaient de loin les aventures de Robert Champoux, le premier du quartier à atteindre la LNH. Et que d'aventures!

Champoux n'a joué que 20 matchs dans la LNH en 14 ans chez les pros et il a roulé sa bosse partout en Amérique. Vraiment partout en Amérique: Indianapolis, Memphis, Minneapolis, Pittsburgh, San Diego, Kansas City, Dallas, Jacksonville, Salt Lake City, Syracuse, Winston-Salem. Il ne se souvient pas de toutes les villes où il a habité.

«Il y avait seulement six équipes dans la LNH à l'époque... Ça, c'est mon excuse. Tu peux écrire que la LNH m'invitait pour une tasse de café de temps en temps...»

Robert Champoux était un garçon très allumé, très drôle et très irascible. Une légende rosemontoise parle de Champoux, qui saute du balcon de ses parents pour se mettre à la poursuite d'un voleur dans la rue Orléans. En pleine nuit et en pyjama. On ajoute que le voleur a été chanceux que Bob ne lui mette pas la main dessus...

Son moment de gloire est survenu en 1964 pendant une série éliminatoire entre les Red Wings de Detroit et les Blackhawks de Chicago. Le légendaire gardien des Wings, Terry Sawchuk, était malade et Robert Champoux a battu les Blackhawks, 5-4.

«Sawchuk est revenu et on a remporté la série. J'étais dans le vestiaire avec Gordie Howe, Alex Delvecchio, Norm Ullman, Marcel Pronovost, Ted Lindsay faisait un retour au jeu... C'était tous des gens simples, très terre-à-terre. Je me souviens des muscles de Gordie Howe. Ça m'avait épaté.»

Miss San Diego

Dix ans plus tard, retour dans la LNH avec les Golden Seals de la Californie.

«Avec des patins vert et blanc, à cause du propriétaire Charles O. Finley, qui était aussi propriétaire des Athletics, de la Ligue américaine de baseball. On n'avait pas une très bonne équipe, mais j'ai fait un match nul de 2-2 contre le Canadien à Oakland.»

Au cours d'un de ses deux séjours avec les Gulls de San Diego, Robert Champoux a rencontré et épousé Vicky, qui se trouvait à être Miss San Diego.

«On est toujours mariés, après 40 ans. On a un fils de 37 ans, Beau, qui est professeur et coach de baseball. Notre fille, Danielle, âgée de 27 ans, vit toujours avec nous. Elle récupère après une blessure assez sérieuse au cou.

«À ma retraite du hockey, je suis retourné aux études. Je travaille maintenant comme analyste et programmeur à la UCSD (University of California in San Diego).»

Lors de ses nombreux voyages, Champoux a vécu quelques épisodes inoubliables. «À Indianapolis, pendant un spectacle des Ice Capades, une bonbonne de propane qui servait à faire du pop-corn a explosé. L'aréna a brûlé au complet et il y a eu 70 morts... Notre équipe a déménagé à Cincinnati la semaine suivante.»

La Palestre nationale

Robert Champoux a fait ses débuts avec le Comité des Jeunes de Rosemont. Nous avons déjeuné, hier, avec notre ancien coach, Jean Trottier, fondateur du vieux club sportif.

«M. Trottier me tombait sur les nerfs avec sa discipline de fer. Mais j'avoue aujourd'hui que sans lui, j'aurais peut-être mal tourné. J'avais mauvais caractère.»

Champoux est ensuite passé au club de la Palestre nationale, de la Ligue métropolitaine, avec les Rosemontois Ghyslain Delage, Denis Tressider, Richard Paul, Paul Boucher, Jean-Pierre Desgagnés...

Puis, au Canadien junior, dirigé par Claude Ruel avec Jacques Laperrière, Yvan Cournoyer, Jacques Lemaire, Carol Vadnais...

«J'ai remporté les trois premiers matchs de la saison et puis, Claude Ruel m'a remplacé par un autre gardien... Je ne comprenais pas. J'ai toujours refusé de parler à Ruel dans les années qui ont suivi. Moi, quand on me trahit une fois, c'est fini...»

Champoux a ensuite joué à Saint-Jérôme sous le légendaire entraîneur Yves Nadon et le directeur général Cliff Fletcher.

«C'est là qu'un dépisteur de la LNH m'a invité à un camp d'entraînement.»

Dans un restaurant de Rosemont hier, Robert Champoux, 66 ans, parlait un français à peine rouillé, malgré 40 ans passés à San Diego. Il est venu visiter son frère et ses deux soeurs. Il se souvenait du Centre Paul-Sauvé et des champs à perte de vue. Le quartier a beaucoup changé. Des choses oubliées depuis longtemps lui revenaient à l'esprit...

Les amis de Robert Champoux organisent de petites retrouvailles, le vendredi 14 août, au Canada-Billards de Laval (11h). Contactez Michel Lemyre au 450-963-5060.

 




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