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Une question de confiance

Réjean Tremblay
La Presse

En affaires, il y a un mot qui soutient tout le reste. Confiance. Les marchés de tous les pays ont plongé d'une façon catastrophique parce que les gens ont perdu confiance dans le système. Tout le système bancaire est fondé sur la confiance. On confie nos épargnes à la banque en lui faisant confiance. Et la banque prête à des gens solvables en qui elle a confiance.

Il a suffi qu'on apprenne que certaines banques étaient en difficulté financière pour que des centaines de milliers d'Américains se précipitent à leur succursale pour retirer leur argent. Ils avaient perdu confiance.

 

Ce qui est vrai pour une banque est vrai pour George Gillett. Une rumeur insistante mine la confiance des gens dans sa capacité à financer ses entreprises. Et c'est catastrophique pour un homme d'affaires.

Tout est une question de confiance. Et George Gillett ne le sait que trop. Il marche sur un terrain miné depuis plusieurs mois déjà. Les rumeurs ne cessent de circuler sur sa vulnérabilité financière. Et comme Gillett ne peut publiquement commenter ces rumeurs, il se retrouve encore plus la cible de nouvelles rumeurs.

Il devrait cependant aérer cet air vicié qu'il traîne autour de lui. Et il devrait éviter les crises et les demi-vérités qu'il a servies depuis quelques semaines.

Ainsi, il y a quelques jours à peine, Oncle George a affirmé avec colère que le Canadien n'était pas à vendre. Hier, il n'a pas dit que l'équipe était à vendre... mais il a expliqué qu'il était toujours intéressé à accueillir quelques millions dans l'organisation par l'entremise d'une cellule d'investissements formée soit d'intérêts privés, soit de partisans. En clair, ça veut dire que M. Gillett, pour la première fois en cinq ans au moins, reconnaît qu'il est prêt à «ouvrir» la propriété de l'équipe en retour de millions fort bienvenus.

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Confiance. Toujours la confiance. Il faut faire aveuglément confiance à M. Gillett quand il dit que tout va bien dans ses affaires. Que ça va bien dans ses usines de viande, que sa va bien avec son équipe de NASCAR, que ça va bien avec son équipe de soccer, qui est financée à hauteur d'au moins 400 millions. En fait, il faut surtout croire qu'il arrivera à refinancer des emprunts d'un demi-milliard dans un contexte où les banques refusent de prêter 20 000$ pour l'achat d'une Volkswagen.

Peut-être que tout va bien. Mais pourquoi emprunter 75 millions à 19% d'intérêt pour rencontrer certaines de ses obligations? Depuis quand faut-il payer 19% pour emprunter de l'argent quand des entreprises sont saines et solides?

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Cependant, soulignons qu'on parle de propriétés privées. M. Gillett n'a pas à rendre de comptes au public sur sa situation financière. Si jamais la crise économique qui secoue la planète l'atteint à son tour, ce qui pourrait être le cas dès la fin de janvier, il pourrait devoir jongler avec ses propriétés, dont le Canadien. Il a parfaitement le droit de discuter privément de la vente d'une partie ou de toute l'équipe. Il a le droit de gérer son équipe de soccer à Liverpool comme il le veut.

Mais si je me fie à ses réactions depuis quelques semaines, George Gillett doit actuellement jongler avec des centaines de millions. En espérant que tout va tomber à la bonne place au bon moment.

Au moins, il y a une chose qui est certaine. La famille Gillett fait bien les choses à Montréal. On en a eu une autre preuve avec la place du Centenaire. Du beau travail, de bon goût. Et soir après soir, le Centre Bell est rempli et l'argent coule à flots. C'est ce qui donne sa vraie valeur au Canadien.

Pour le reste, ben, faut faire confiance.

DANS LE CALEPIN L'an dernier, Alain Creton a payé 4000$ pour aller faire du bicycle avec Foglia. Entre Français, on se tient. J'avais terminé deuxième à l'encan de La Presse. Par la faute de M. Creton. Je l'ai barré de mes chroniques pendant toute l'année. C'est de même. C'est mardi soir que le prochain gros lot, c'est-à-dire moi, sera donné en récompense à un valeureux donateur. Cette année, j'accompagnerai deux personnes, pas obligé que ce soit deux femmes, au match contre les Flames. Le tout précédé d'un souper à quatre à la Mise au Jeu. Deux billets dans les rouges et deux soupers à la Mise au Jeu, comme dirait «Hi Ha» Tremblay, ça doit valoir 500$ minimum. Quant à l'humble chroniqueur, il est capable d'être gentil quand c'est pour des raisons de charité. Même si ce ne sont pas deux femmes qui gagnent le gros lot.

L'an dernier, les gagnants avaient été coincés dans le trafic. On avait mangé en vitesse avant le match, ce qui avait enlevé un peu de glamour à l'événement. Cette année, on va s'arranger pour prendre un apéro avant la bouffe. Je l'offre de ma poche, ce qui est extrêmement rare!!!

Je suis même prêt à souper avec Stéphane Dion et Gilles Duceppe s'ils paient le gros prix. Entre amis, on va avoir du fun. Et que Chiquita Tétrault et Rosita Larondelle sortent leurs robes les plus sexy si elles gagnent l'humble. On n'a pas peur de la grosse ouvrage.

 




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