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Le CH, un «poids lourd» de la LNH?

Après la victoire du Canadien mardi à St. Louis, l'agence Associated Press a... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Photo Bernard Brault, La Presse

Après la victoire du Canadien mardi à St. Louis, l'agence Associated Press a transmis son compte rendu du match. Un média torontois a titré: «Les Habs battent les Blues dans un combat entre poids lourds de la LNH».

Tiens, tiens, voilà une évaluation intéressante du Canadien: un «poids lourd», c'est-à-dire une puissance du circuit. Ce n'est pas rien, quand l'on y pense. Du coup, une question m'est venue en tête: combien d'amateurs au Québec partagent cette opinion? Combien sont prêts à affirmer aujourd'hui que l'équipe fait partie de l'élite de la LNH?

Bizarrement, à entendre les commentaires des uns et des autres, j'ai l'impression que beaucoup de gens gardent une grande réserve face à la véritable valeur de l'équipe.

Comme si on avait perdu l'habitude d'avoir un club gagnant à Montréal.

Comme si on s'était habitué à ce que le CH soit une bonne petite équipe de milieu de peloton, aux ambitions modestes.

Comme si on s'attendait à voir ses joueurs craquer d'un moment à l'autre.

Et, surtout, comme si ses succès actuels étaient une anomalie provoquée par la combinaison de deux facteurs inattendus: les performances spectaculaires de Carey Price et le petit nombre de blessures.

Ces éléments contribuent évidemment à la première place du Canadien dans l'Association de l'Est. Mais ils n'expliquent pas tout. Contre les Blues, les joueurs de Michel Therrien ont été dominants.

Carey Price n'a pas volé la victoire à lui seul. Max Pacioretty n'a pas marqué le but qui ébranle l'adversaire. Et P.K. Subban n'a pas disputé un match hors du commun.

Non, d'autres gars ont pris les choses en main, comme Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher, ce qui est prometteur pour la suite des choses. Mais au bout du compte, la qualité du jeu collectif a fait la différence. On devine la confiance que les joueurs se portent sur la patinoire.

J'ai souri en lisant le commentaire de l'entraîneur des Blues après la rencontre. «On ne se préoccupe pas de notre jeu défensif ni de notre gestion de la rondelle, a dit Ken Hitchcock. On ne respecte pas les éléments qui comptent.»

Il n'a sûrement pas tort. Les Blues connaissent une séquence plus difficile, même s'ils ont récemment corrigé le Lightning de Tampa Bay et les Bruins de Boston. Mais le Canadien a aussi fait mal paraître ses rivaux, empêchant les Blues de s'organiser à leur goût.

En clair, le Canadien joue très bien. Et même de mieux en mieux. Contrairement aux craintes de plusieurs, l'équipe ne ralentit pas en deuxième moitié de saison, même si le tempo des matchs augmente.

***

J'ai toujours pensé que Marc Bergevin devait conclure un échange avant la date limite des transactions. Pour renforcer son équipe, bien sûr. Mais aussi pour envoyer ce message à ses joueurs: la direction croit en vous et fera tout son possible pour améliorer l'équipe. Les joueurs de hockey sont comme tous les employés du monde: ils aiment sentir l'appui de leur patron.

Sur le plan psychologique, un DG doit absolument passer à l'action lorsque deux éléments se conjuguent: son équipe est en bonne position en vue des séries éliminatoires, mais doit corriger une lacune.

En obtenant Devante Smith-Pelly mardi, Bergevin a rempli son contrat. Je souhaite qu'il ajoute un autre joueur avant le 2 mars, compte tenu des perspectives du Canadien ce printemps. Mais l'arrivée du costaud ailier transmet néanmoins un signal limpide.

Ce commentaire de P.K. Subban résume sûrement l'opinion dans le vestiaire: «La clé au sein d'une équipe est d'avoir un mélange de joueurs aux styles différents. On ne peut pas tous être faits dans le même moule.»

En clair, les joueurs savaient très bien que le Canadien manquait de poids et de robustesse à l'attaque. Jiri Sekac était sympathique et prometteur, mais personne n'a pleuré son départ.

Smith-Pelley menait les Ducks avec 147 mises en échec. Pourtant, il n'a reçu que 12 minutes de punition! En voilà un qui ne mettra pas son équipe dans le pétrin en ralentissant l'adversaire, comme l'a justement mentionné Pierre Houde durant le match de mardi.

Pour poursuivre sa lancée, le CH devra bien sûr éviter les blessures à des joueurs clés. Mais c'est aussi le cas de toutes les équipes.

Tenez, ce n'est sûrement pas la fête à Chicago, où les Blackhawks ont appris que Patrick Kane sera absent plusieurs semaines. Voilà une excellente équipe... mais qui ne sera pas la même sans son meilleur buteur.

La situation n'est pas plus encourageante à Boston, où les Bruins sont privés du défenseur Kevan Miller et de l'attaquant David Krejci.

Bref, peu importe l'équipe, remplacer un joueur clé durant une longue période est une mission presque impossible.

***

Alors, le Canadien est-il un «poids lourd» de la LNH? À l'heure actuelle, la réponse est oui. Une équipe avec une fiche pareille à la fin de février est manifestement très solide.

Le défi sera de demeurer membre de ce club sélect au début des séries éliminatoires. Mais si le Canadien maintient un jeu collectif aussi efficace, l'optimisme est de mise. Malgré les doutes de plusieurs.

Car même si on l'a un peu oublié au cours des 20 dernières années, le Canadien a toujours le droit de former une des meilleures équipes de la LNH.

L'Impact surprend

Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher n'ont pas été les seuls joueurs montréalais à marquer deux buts mardi. Dilly Duka a aussi réussi le coup!

Dilly qui? Oui, Dilly Duka, un joueur acquis par l'Impact en milieu de saison dernière. Son opportunisme a aidé l'équipe à faire match nul 2-2 contre l'équipe de Pachuca, au Mexique, en quart de finale de la Ligue des champions CONCACAF.

Le duel a été excitant du début à la fin, même si l'Impact a été largement dominé au niveau de la possession du ballon. Mais le club s'est battu avec courage.

La découverte du match a sûrement été Laurent Ciman, le défenseur belge récemment débarqué à Montréal. Son calme et sa maîtrise ont été ressentis durant tout l'affrontement.

J'ai particulièrement aimé sa réaction vigoureuse en fin de rencontre, lorsqu'il a manifesté son désaccord avec une décision de l'arbitre. Non seulement a-t-il ainsi égrené quelques secondes au cadran - l'Impact était à bout de souffle -, mais l'épisode a révélé combien le match comptait pour lui. Cet engagement émotif était beau à voir.

L'Impact a donc relevé son premier défi: le match retour de mardi prochain, au Stade olympique, sera significatif. Reste à savoir si cela sera suffisant pour attirer des milliers de spectateurs supplémentaires.




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