La dégradation des relations entre les dirigeants et les joueurs de la LNH est l'élément le plus troublant de la dernière semaine. Ce qui restait du lien de confiance entre les deux parties s'est évaporé.

Philippe Cantin LA PRESSE

Cette évolution est malsaine puisqu'elle personnalise le conflit et mine le processus de négociations. Les joueurs, qui n'éprouvaient déjà aucune affection pour Gary Bettman, semblent le mépriser plus que jamais.

En utilisant la tactique du «À prendre ou à laisser» après le dépôt de sa première offre sérieuse, Bettman a braqué les joueurs. Oui, ceux-ci sont les premières victimes du conflit. Leurs carrières sont limitées dans le temps et chaque chèque de paie manqué représente une perte sèche.

Mais les propriétaires sont aussi dans une mauvaise posture. Le lock-out nuira au développement de leur plan d'affaires. Une ligue comptant plusieurs équipes en difficulté n'est pas une ligue forte. Les organisations plus riches seront aussi perdantes puisqu'elles devront aider davantage les autres.

Si la LNH acceptait d'atteindre un partage des revenus 50-50 en trois ans plutôt que sur-le-champ, le conflit se réglerait. Mais Gary Bettman vise une victoire totale.

Est-il vraiment possible que tous les propriétaires l'appuient entièrement? Ne s'en trouve-t-il pas quelques-uns qui soient capables de suggérer la voie du compromis?

Si c'est le cas, leur silence est inadmissible. Comment des entrepreneurs ayant mis leur argent sur la table peuvent-ils se laisser dicter une ligne de conduite par un employé salarié ne courant aucun risque financier, peu importe la suite des événements?

David Stern a annoncé hier sa retraite comme commissaire de la NBA. À quel moment quittera-t-il son bureau? Dans 15 mois!

Il s'agit d'une longue transition avant qu'Adam Silver, son bras droit, n'assume sa succession. Mais Stern tenait à atteindre trente années de service à la tête du circuit, un rôle qu'il occupe depuis le 1er février 1984.

Tiens, tiens, cela me rappelle que Gary Bettman célébrera son 20e anniversaire comme commissaire de la LNH l'année prochaine... Il s'agit aussi d'une étape significative. Le moment ne serait-il pas bien choisi d'imiter Stern, son mentor? La LNH a besoin de nouvelles idées.

Avec ses 14 500 sièges pour le hockey, le Barclays Center sera le plus petit amphithéâtre de la LNH. En revanche, le futur domicile des Islanders de Brooklyn est l'un des plus coûteux.

Inauguré le mois dernier, l'édifice a nécessité des investissements d'un milliard. Il représente le point d'ancrage d'un fulgurant plan de développement de 4,9 milliards comprenant quinze tours d'habitation, un hôtel, des bureaux et des commerces. Il faudra 25 ans pour le compléter.

Le projet a suscité une vive opposition à Brooklyn. Ce n'est qu'en 2009, après six ans d'attente, que le dossier a débloqué.

Les Islanders seront locataires du Barclays Center, construit pour accueillir les Nets, de la NBA. Il n'en reste pas moins qu'avec ses 95 loges d'entreprise et ses nombreuses options de restauration, il permettra aux Islanders de toucher des revenus beaucoup plus élevés qu'à Long Island.

Dans le domaine des spectacles, le Barclays Center offrira une vive concurrence au Madison Square Garden, qui a lui-même subi une cure de rajeunissement d'un milliard.

Selon le New York Times, des artistes comme Bob Dylan et Rihanna ne s'arrêteront pas à Manhattan au cours de leur prochaine tournée, mais uniquement à Brooklyn.

Toujours fascinant de voir à quel point une entreprise aussi riche que Maple Leaf Sport & Entertainment (MLSE) est incapable de conduire ses équipes au succès.

Entre le lock-out de 2004-2005 et celui de cette année, sept saisons ont été disputées dans la LNH. Des 30 équipes, une seule n'a pas participé aux séries éliminatoires durant cette période: les Maple Leafs de Toronto.

En Major League Soccer, le Toronto FC est la pire équipe du circuit, n'ayant remporté que cinq victoires cette saison. L'Impact, un club de l'expansion, en a gagné 12.

Ce n'est pas mieux au basket, où les Raptors ont raté les séries éliminatoires la saison dernière.

On verra si les nouveaux propriétaires, le duo Bell-Rogers, réussira là où l'ancienne administration a échoué. Côté affaires, cependant, MLSE est championne!

La sensibilisation aux dangers du dopage est le premier outil pour lutter contre ce fléau. Aussi faut-il souligner l'initiative de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC).

Dans le cadre du programme «Rouler gagnant au naturel», une formation d'une heure sur le dopage est obligatoire pour les jeunes cyclistes de l'équipe du Québec, toutes disciplines confondues: BMX, vélo de route et vélo de montagne.

Les cyclistes ayant participé aux derniers Jeux du Québec, ainsi que les coureurs québécois inscrits au Tour de l'Abitibi, ont aussi reçu la formation.

«Les entraîneurs et les jeunes ont apprécié, dit Louis Barbeau, DG de la Fédération. Nous allons aussi inciter les jeunes à suivre la formation en ligne de l'Union cycliste internationale.»

L'action de la FQSC vise les jeunes de 13 à 18 ans. C'est un pas dans la bonne direction.

La blague de la semaine est de Jay Leno, à son émission de mercredi.

«Lance Armstrong a ressenti un frisson en apprenant qu'il était dépouillé de ses sept titres du Tour de France. Peut-être parce que son sang avait été au réfrigérateur...» (Lorsqu'un athlète se dope par transfusion sanguine, ce dont Armstrong est accusé par l'Agence américaine antidopage, il doit conserver son sang au frais.)