Depuis quand une vedette internationale a-t-elle animé le Stade olympique de cette façon? Il faut sans doute remonter à un show rock pour se souvenir d'une performance aussi endiablée!

Philippe Cantin LA PRESSE

David Beckham ne s'est pas contenté d'un acte de présence à Montréal. La star du Galaxy de Los Angeles a donné le ton dès vendredi en donnant une conférence de presse où il a séduit tout le monde.

Vingt-quatre heures plus tard, Beckham a montré être un vrai pro. Souvenez-vous: beaucoup de gens croyaient, avec raison, qu'il fuirait la surface synthétique du Stade olympique ou qu'il ne jouerait qu'une poignée de minutes contre l'Impact. Ce ne fut pas le cas.

Impressionné par la foule de 60 000 spectateurs, Beckham a rempli sa part du contrat. Non seulement a-t-il joué tout le match, mais il a été au coeur de l'action. Son spectaculaire but égalisateur a montré l'étendue de son talent. Donovan Ricketts, le gardien de l'Impact, connaît bien Beckham, son ancien coéquipier à Los Angeles. Il a quand même été surpris par la qualité de son tir.

Beckham a aussi reçu un carton jaune, en plus de se chamailler avec le petit Felipe, qui l'a fait rager plus d'une fois. Bref, il s'est engagé à fond dans le match et personne n'est reparti déçu.

Bref, une belle journée au Stade olympique.

Alors, M. Saputo, confiant de voir Marco Di Vaio accepter votre offre? «Je suis encouragé par ses propos, répond-il. On travaille avec ses gens et on espère qu'il signera bientôt un contrat.»

Le président de l'Impact a promis aux fans un joueur vedette et il semble sur le point de remplir son engagement. L'arrivée de Di Vaio insufflerait de la vigueur à l'équipe. Le match de samedi contre le Galaxy a rappelé à quel point la troupe de Jesse Marsch manque de punch en attaque. En deuxième demie, les locaux ont été complètement dominés. Il était temps que la rencontre prenne fin.

Di Vaio sera sûrement réconforté en apprenant le chiffre de l'assistance de samedi. Le soccer professionnel a un grand potentiel de réussite à Montréal. L'attaquant italien pourrait consolider le développement de l'Impact.

L'organisation a hâte d'aligner un joueur vedette autour de qui la promotion sera organisée. On ne peut pas toujours remplir un stade en misant sur le pouvoir d'attraction des meilleurs joueurs de l'adversaire. Et toutes les équipes n'alignent pas de David Beckham.

L'Impact souhaitait attirer 210 000 spectateurs lors de ses six matchs au Stade olympique. Il faudra une foule de 35 000 personnes samedi soir prochain, contre les Red Bulls de New York, pour atteindre l'objectif.

Si Thierry Henry est de la partie, ce chiffre sera facilement atteint. Mais l'attaquant new-yorkais a subi une élongation musculaire le 28 avril et on ignore toujours s'il sera de la partie. Une récupération de trois à quatre semaines a été évoquée.

Après cette rencontre, l'Impact jouera son prochain match à Montréal le 16 juin. Ce sera l'inauguration du stade Saputo agrandi à 20 000 sièges. «Le délai est serré, mais on sera prêt», explique Joey Saputo.

D'autre part, un autre stade conçu pour le soccer a ouvert ses portes ce week-end en MLS. Le Dynamo de Houston joue désormais dans un édifice de 22 000 sièges construit au coût de 95 millions.

Restons dans l'environnement du Parc olympique. Le 17 juillet, Montréal soulignera le 36e anniversaire de l'ouverture des Jeux olympiques de 1976. Cet événement s'inscrit dans la programmation estivale de la Promenade du Parc olympique.

Le sport occupe une place importante dans ce nouveau concept. La caravane des Jeux du Québec initiera les 6-12 ans au plaisir du sport et des courts de mini-tennis seront disponibles.

Redonner vie à l'immensité de béton autour du Stade n'est pas une mince affaire, mais l'enthousiasme des dirigeants du Parc olympique ne fait pas défaut.

Le conseil municipal de Glendale lit-il le Wall Street Journal? Chose sûre, les quatre membres prêts à assurer le maintien des Coyotes à Glendale auraient avantage à le faire.

Après avoir fouillé les chiffres, le quotidien conclut que l'entente potentielle avec le groupe de Greg Jamison mènera à une perte sèche annuelle de 12,9 millions pour la Ville.

On rappelle aussi que le fonds de réserve de Glendale, qui atteignait 72,5 millions il y a six ans, a chuté à 11,7 millions en 2012, notamment en raison de la généreuse aide versée aux Coyotes.

Pendant ce temps, les élus du Minnesota ont voté en faveur de la construction d'un nouveau stade pour les Vikings, de la NFL. Les propriétaires de l'équipe assumeront une facture de 50 millions supplémentaires. La part de l'État a été réduite d'autant.

Le coût du nouveau stade est estimé à 975 millions. Les proprios de l'équipe verseront 477 millions, l'État du Minnesota 348 millions et la Ville de Minneapolis, 150 millions.

Bon succès à Bob Gainey, qui devient conseiller chez les Stars de Dallas. Je crois néanmoins que le meilleur poste pour l'ancien DG du Canadien aurait été au bureau-chef de la LNH.

Lors du lock-out de 2004-2005, Gainey a été l'un des principaux artisans de la refonte des règlements. Ses idées ont contribué à dynamiser le jeu.

Ces questions ont toujours passionné Gainey et c'est à ce niveau qu'il est le plus créatif. Il aurait certes contribué à la réflexion qui s'impose, surtout dans le contexte où le nombre de commotions cérébrales augmente.