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La résurrection de Prince-Arthur

La rue Prince-Arthur est en train de subir... (PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE)

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La rue Prince-Arthur est en train de subir une transformation extrême.

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Mario Girard
La Presse

Êtes-vous passés par la rue Prince-Arthur récemment ? Cette rue piétonne qui fut si animée dans les années 80 et qui était devenue moribonde depuis la fin des années 90 est en train de subir une transformation extrême. Les travaux, qui avaient commencé l'automne dernier, ont repris en mars. Si tout va comme prévu, la nouvelle image de cette rue devrait être dévoilée en juin.

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Je l'ai arpentée il y a quelques jours en compagnie de Christine Gosselin, conseillère pour Projet Montréal dans le district de Jeanne-Mance et responsable du projet. Celle-ci n'était pas peu fière de parler de ce projet qui est le legs du 375e anniversaire de Montréal à l'arrondissement du Plateau Mont-Royal.

La grande nouveauté est que d'immenses blocs en granit qui serviront de bancs sont disposés au centre de la rue. Les piétons devront donc maintenant circuler devant les boutiques et les restaurants. Les cyclistes ne pourront plus rouler (illégalement) comme ils le faisaient. La rue Prince-Arthur est une rue piétonne plus large que les autres (de la Gauchetière, par exemple). Les cyclistes avaient l'impression d'être sur une rue normale, m'a expliqué Christine Gosselin.

Les espaces entre les bancs de granit deviennent des zones réservées aux terrasses et qui seront concentrées entre Laval et Coloniale. Les serveurs auront à parcourir une distance d'environ trois mètres avec les plats pour servir les clients, soit un peu moins que le projet de la place Jacques-Cartier. Le travail qui a été fait pour attribuer à chaque bar ou restaurant son espace-terrasse a été « scientifique », m'a dit Christine Gosselin.

Plusieurs coins de verdure seront créés. Des lampadaires d'inspiration victorienne seront installés. La fontaine sera enjolivée.

L'espace qui va de Coloniale à Saint-Laurent deviendra un lieu public animé qui servira à des marchés publics et de Noël. C'est aussi à cet endroit qu'une immense oeuvre d'art devrait être installée cet automne.

Quatre artistes sont finalistes : Nicolas Baier, Marie-France Brière, Frédéric Laforge et Yann Pocreau. Ils doivent maintenant produire une maquette afin de permettre au jury de choisir l'oeuvre qui sera réalisée au coût de 400 000 $.

Parlant d'argent, le budget qui avait été fixé pour l'ensemble du projet était de 2 millions de dollars. Il atteindra finalement presque le double. L'ajout de l'oeuvre d'art et d'autres éléments ont fait gonfler les coûts.

Est-ce que tout cela sera beau ? Est-ce que tout cela en vaut la chandelle, vous demandez-vous ? Oui, ce sera beau. Maintenant, pour ce qui est de redonner vie à cette rue qui était devenue déprimante, cela dépendra de l'énergie et du buzz qu'on réussira à créer.

De nouveaux restos ont ouvert leurs portes, mais il y a aussi encore des vestiges du passé. Plusieurs locaux sont vides, le bar Vol de Nuit a mystérieusement fermé ses portes il y a quelques semaines. Le célèbre Café Campus est toujours là, au rez-de-chaussée d'un immeuble hideux.

Bref, oui, ce sera beau, mais le rôle des propriétaires sera capital. S'ils n'améliorent pas l'apparence de leur immeuble, s'ils ne font aucun effort pour louer leurs locaux ou s'ils laissent n'importe qui exploiter un commerce peu original, le pari n'est pas gagné.

Plusieurs d'entre eux sont des « investisseurs » qui attendent que le temps passe et que leur propriété prenne de la valeur. Entre-temps, leur immeuble prend de la bouteille et devient défraîchi.

Christine Gosselin me confiait que plusieurs personnes lui ont dit que les rues piétonnes étaient out. C'est vrai que, depuis 20 ans, il y a eu une prolifération de terrasses à Montréal. Mais une ville a besoin de ce genre d'espace public où la frénésie n'a pas sa place. Les rues piétonnes ne seront jamais out. Il en faudrait même plus (on va par ailleurs faire de la petite rue Guilbault Est, située non loin, une place publique).

La rue Prince-Arthur a toutes les chances du monde de connaître une nouvelle vie. L'arrondissement a fait ce qu'il devait faire. Aux commerçants, mais aussi aux citoyens, de montrer maintenant ce dont ils sont capables. Grâce à eux, Prince-Arthur pourrait devenir l'un des plus beaux coins de la ville.

On s'en reparle au mois d'août autour d'une crème glacée, près de la fontaine !




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