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Une très bonne nouvelle

Verra-t-on Samuel Piette et l'équipe nationale canadienne à... (ARCHIVES REUTERS)

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Verra-t-on Samuel Piette et l'équipe nationale canadienne à la Coupe du monde de soccer de 2026?

ARCHIVES REUTERS

C'est d'abord une très bonne nouvelle pour les amateurs de soccer montréalais. Ils sont de plus en plus nombreux. Pour la première fois, le Canada accueillera des matchs de la Coupe du monde en 2026 (conjointement avec le Mexique et les États-Unis). Et il y a fort à parier que trois matchs seront présentés ici même au Stade olympique, sur du gazon naturel et, on ose l'espérer, sous le soleil...

C'est ensuite une très bonne nouvelle pour le développement des jeunes joueurs de soccer au pays. Ils sont de plus en plus nombreux eux aussi (la Fédération de soccer du Québec compte notamment deux fois plus de joueurs que la Fédération de hockey sur glace du Québec). L'impact - sans mauvais jeu de mots - sera encore plus important au Canada qu'au Mexique et aux États-Unis, des habitués du Mondial qui ont déjà accueilli la compétition (en 1970 et en 1986 au Mexique; en 1994 aux États-Unis).

Des esprits chagrins - dont mon collègue Patrick Lagacé, ancien gardien de but émérite de Laval aux Jeux du Québec - laissaient entendre hier qu'il s'agissait de la seule façon pour le Canada de se qualifier pour la phase finale de la Coupe du monde. Mauvaises langues... Disons que le rêve que caressent bien des «p'tits gars» de chez nous de participer au plus prestigieux tournoi de la planète deviendra un peu plus réalisable en 2026.

Car s'il n'est pas garanti que les trois pays hôtes seront qualifiés d'office pour le Mondial de 2026 (la FIFA doit en discuter au cours des prochaines semaines), on y trouvera pour la première fois 48 nations, dont six affiliées à la CONCACAF, la Confédération qui chapeaute l'Amérique du Nord, l'Amérique centrale et les Caraïbes. C'est donc dire que les chances de voir Samuel Piette, 23 ans et déjà un pilier de l'équipe nationale, participer à une Coupe du monde nord-américaine sont bonnes. Meilleures du moins qu'au Qatar, en 2022, avec 32 équipes qualifiées, dont seulement trois (ou quatre, en fonction des résultats des barrages) de la CONCACAF.

Il y a belle lurette que le Canada s'est qualifié pour une Coupe du monde. C'était au Mexique en 1986. J'avais 13 ans, je terminais ma première année du secondaire et le Canadien de Montréal venait de remporter sa 23e Coupe Stanley. J'étais assez naïf pour croire que le scénario allait se répéter souvent de mon vivant. J'ai 45 ans, le Canadien est désespérément médiocre depuis un quart de siècle et le Canada ne s'est jamais requalifié pour le Mondial.

En 1986, non seulement le Canada n'avait pas remporté un seul match de première ronde (sur trois), mais il n'avait pas marqué le moindre but.

Non, le rouge et blanc, actuellement classé 79e au monde, n'est pas une superpuissance du soccer mondial. Mais si une nation nordique comme l'Islande, un pays de seulement 335 000 habitants, classé 112e au monde par la FIFA en 2010, a pu se qualifier pour le Mondial russe après avoir disputé le quart de finale de l'Euro 2016, le Canada (117e au classement de la FIFA en 2016) peut au moins se permettre de rêver. *Un rappel au passage pour le collègue Lagacé : il y a quasiment 100 000 habitants de plus dans son Laval natal qu'en Islande.

Il n'est pas interdit non plus d'espérer une qualification canadienne dès 2022. La jeune sélection nationale a montré de très belles qualités l'été dernier, lors de son parcours en Gold Cup (notre championnat continental) aux États-Unis. Samuel Piette a été aussi dominant dans la récupération qu'avec l'Impact et le jeune Alphonso Davies, des Whitecaps de Vancouver, a même été sacré meilleur buteur de la compétition, à seulement 16 ans. 

Il y a de l'espoir. D'autant plus que les «Canucks» sont dirigés depuis janvier par John Herdman, qui a mené l'équipe féminine à deux médailles de bronze olympiques consécutives.

Avec ou sans l'équipe du Canada, les chances de voir certaines des meilleures équipes du monde à Montréal dans huit ans sont excellentes. Au total, 16 villes vont accueillir le Mondial en 2026, dont 10 aux États-Unis, qui présentera 60 des 80 matchs (dont tous ceux à compter des quarts de finale). Ce qui laisse au Mexique et au Canada, qui présenteront dix matchs chacun, six villes hôtesses. Or, il y a trois villes candidates au Mexique (Mexico, Guadalajara et Monterrey) et il y en a autant au Canada (Edmonton, Toronto et Montréal).

J'ai arrêté les mathématiques après ma première année de cégep, mais si mes calculs sont bons, au moins trois matchs devraient être disputés au Stade olympique de Montréal, qui a déjà accueilli des matchs de la Coupe du monde féminine en 2015 ainsi que de la Coupe du monde des moins de 20 ans en 2007, mettant en vedette plusieurs joueurs qui disputeront le Mondial en Russie au cours des prochaines semaines. La décision finale de la FIFA au sujet des villes hôtesses sera connue en 2021.

On s'est beaucoup targué ces derniers jours du rayonnement international de Montréal grâce au Grand Prix de Formule 1. La Coupe du monde de soccer est de loin l'événement sportif le plus médiatisé de la planète. Quelque 3,2 milliards de téléspectateurs en audience cumulée ont regardé la Coupe du monde de 2014 au Brésil, dont 1 milliard seulement pour la finale Argentine-Allemagne. En comparaison, les Jeux olympiques d'été ont une audience cumulée d'environ 2 milliards, le Super Bowl de 160 millions et le Grand Prix de Montréal, de 90 millions de téléspectateurs.

Je disais? C'est une très bonne nouvelle.




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