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Difficile de crier à l'injustice

American Hustle et Gravity ont beau se trouver... (PHOTO FOURNIE PAR REGENCY ENTERPRISES)

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American Hustle et Gravity ont beau se trouver théoriquement en tête de file, avec chacun 10 sélections, mon petit doigt me dit que 12 Years a Slave (notre photo) remportera les plus grands honneurs le 2 mars.

PHOTO FOURNIE PAR REGENCY ENTERPRISES

Ce sera une compétition de haute tenue. Ce n'est pas toujours le cas. On a surtout retenu chez nous cette semaine la sélection historique de Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée, première oeuvre réalisée par un Québécois à se trouver parmi les finalistes à l'Oscar du meilleur film.

La 86e soirée des Oscars devrait, à l'image du cinéma américain en 2013, être un grand cru. Depuis que l'Académie des arts et des sciences du cinéma a choisi, en 2009, de diluer sa plus prestigieuse catégorie en y intégrant jusqu'à 10 finalistes, certaines sélections ont parfois été très contestées et contestables. Pas cette fois-ci, alors que la plus grande «controverse» (ou presque) semble être la non-sélection d'American Hustle dans la catégorie de la meilleure coiffure...

La grande majorité des films les plus attendus ont été cités jeudi, au moment du dévoilement des finalistes de la plus prestigieuse des remises de prix du cinéma. American Hustle et Gravity ont beau se trouver théoriquement en tête de file, avec chacun 10 sélections, mon petit doigt me dit que 12 Years a Slave remportera les plus grands honneurs le 2 mars.

Le très dur et bouleversant film de Steve McQueen, plus consensuel que d'autres oeuvres très fortes comme le controversé The Wolf of Wall Street de Martin Scorsese ou le très inventif Her de Spike Jonze - une réflexion sur l'amour au temps du virtuel -, me semble davantage calibré pour les Oscars que ses principaux rivaux.

Les pronostics sont toujours hasardeux en prévision des Oscars, particulièrement cette année où différents films devraient être récompensés. Un raz-de-marée n'est pas à prévoir. Même si, comme dans toute campagne électorale (celle des Oscars en est bien une), le vent peut changer de direction.

Il ne serait pas du tout étonnant, par exemple, que le prix du meilleur réalisateur «échappe» à Steve McQueen, même si 12 Years a Slave remporte l'Oscar du meilleur film. L'Académie pourrait lui préférer Alfonso Cuarón, cinéaste du tour de force visuel qu'est Gravity. À moins qu'elle ne décide de saluer un Martin Scorsese de retour au sommet de sa forme.

Chez les acteurs, les grands favoris sont pour l'instant Cate Blanchett, pour sa performance magistrale dans Blue Jasmine de Woody Allen (quelque peu snobé par l'Académie, malgré une énième nomination pour le meilleur scénario), et bien sûr Matthew McConaughey.

La composition mémorable de l'acteur, qui incarne un cowboy atteint du sida, compte pour beaucoup dans le succès de Dallas Buyers Club, film indépendant au budget dérisoire, nommé six fois jeudi (film, scénario, montage, acteur, acteur de soutien, costumes et maquillages), qui fait figure de négligé dans la catégorie du meilleur film. Leonardo DiCaprio, d'une intensité remarquable chez Scorsese, pourrait brouiller les cartes.

Le partenaire de jeu de McConaughey dans l'excellent film de Jean-Marc Vallée, Jared Leto, semble aussi le favori dans la catégorie du meilleur acteur dans un rôle de soutien (il est sidérant en transsexuel sidéen). Chez les femmes, Jennifer Lawrence, irrésistible en femme névrosée dans American Hustle de David O. Russell, semble détenir un léger avantage.

Lorsque les performances d'acteurs sont aussi fortes, il y a forcément des absences remarquées à la soirée des Oscars. Celles de Tom Hanks (Captain Philips), de Robert Redford (All Is Lost), de Joaquin Phoenix (Her) ou encore d'Oscar Isaac (Inside Llewyn Davis), tous excellents dans leur rôle. Hugh Jackman? À mon avis, il en faisait un peu trop dans Prisoners, très bon premier film hollywoodien de Denis Villeneuve (qui a reçu une nomination pour le grand Roger Deakins à la direction photo).

À l'évidence, le grand oublié de la sélection de jeudi est Inside Llewyn Davis des frères Coen. Le meilleur film américain de l'année, selon nombre de critiques (j'en suis), n'a été cité que deux fois dans des catégories techniques (direction photo et mixage sonore). Le lauréat du Grand Prix du jury du Festival de Cannes méritait certainement meilleur sort. Mais quand la compétition est aussi relevée, il est difficile de crier à l'injustice.

La 86e soirée des Oscars aura lieu le 2 mars. On en reparlera d'ici là, j'en suis convaincu...




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