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Jamais en 50 ans...

Mick Jagger... (Photo: archives Reuters)

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Mick Jagger

Photo: archives Reuters

«J'espère mourir avant d'être vieux», chantait Roger Daltrey en 1965. Il avait 21 ans. Il en aura bientôt 70 et chante toujours ses vieux classiques, qu'il soit en spectacle au Centre Bell (en novembre dernier) ou au Dunkin' Donuts Center de Providence, au Rhode Island.

Le chanteur des Who n'est pas le seul de sa «génération» à avoir revu à la hausse l'espérance de vie du rockeur des années 60. Et à avoir compris l'immense potentiel commercial de proposer son vieux répertoire à des milliers d'amateurs nostalgiques, dans des amphithéâtres aux noms de compagnies de téléphone ou de trous de beigne.

Vendredi, les Rolling Stones, rockeurs archétypaux de la British Invasion, ont entamé à Los Angeles leur plus récente tournée - la bien nommée 50 & Counting - dans la foulée des spectacles donnés l'an dernier à Londres et à New York à l'occasion de leurs 50 ans de carrière.

Pour la première fois depuis longtemps, il semble y avoir moins d'engouement pour les spectacles de la bande de Mick Jagger et Keith Richards. C'est du moins ce que démontrent les ventes décevantes des billets de 50 & Counting en Amérique du Nord.

On a fait grand cas, au moment où les spectacles printaniers des Stones ont été annoncés, du coût prohibitif de certains billets (jusqu'à 635 $). Les vétérans rockeurs, qui ont fracassé le record du prix de billet du Centre Bell (où ils se produiront dans un mois), semblent avoir atteint la limite de ce qu'ils pouvaient réclamer à leurs admirateurs. Tous ne veulent pas les voir «à tout prix»...

Il y a des grincements dans la machine d'ordinaire bien huilée des Stones. Le premier spectacle de cette nouvelle tournée, qui devait avoir lieu jeudi au Staples Center de Los Angeles, a été repoussé d'une journée, dit-on, pour «parfaire la performance». À 635 $ le billet, on n'attend rien de moins.

Quelques heures avant le concert de vendredi, selon le Guardian de Londres, plusieurs centaines de billets n'avaient toujours pas trouvé preneur. Il était encore possible pour un groupe de quatre personnes d'obtenir des billets côte à côte dans les rangées les mieux situées, et pour un couple de faire de même, pour un prix moindre, un peu partout dans la salle.

Certains médias ont rapporté que les billets les plus chers de la première avaient été vendus au rabais, afin de donner l'impression que le Staples Center était comble. Le phénomène ne se limite pas à Los Angeles. Dans les 10 villes du Canada et des États-Unis où le grand «cirque roulant» doit passer au cours des prochaines semaines, seuls les billets les moins chers (85 $) se sont vendus très rapidement.

Les Rolling Stones ont d'ailleurs décidé, depuis peu, d'offrir de plus en plus de ces billets à prix, disons, plus raisonnable. Afin d'éviter les rangées vides, selon les observateurs de l'industrie. Le groupe n'envisage pas pour autant de revoir à la baisse l'ensemble des prix de ses billets.

«Nous avons déjà dépensé un million en répétitions à Paris et la scène a coûté quelques autres millions, en plus de l'éclairage. Nous ne nous faisons pas de mauvais sang avec le prix des billets», s'est défendu le guitariste Ronnie Wood, en entrevue au Daily Telegraph de Londres. C'est sûr qu'un hôtel de luxe, quand on répète à Paris, ça peut coûter cher...

Débourser l'équivalent d'une partie importante de son loyer pour quelques heures de nostalgie musicale, ça peut aussi sembler cher. Même si le groupe mythique laisse entendre qu'il pourrait s'agir de son chant du cygne, que des invités de marque l'accompagnent sur scène (notamment son ancien guitariste Mick Taylor) et que les Stones promettent quelques perles inédites en spectacle. Vendredi à Los Angeles, Gwen Stefani a chanté Wild Horses et dimanche, à Oakland, Tom Waits a prêté sa voix graveleuse au standard blues Little RedRocket.

À Montréal, où quelque 6000 billets à 635 $ ont été mis en vente le 20 avril pour le concert du 9 juin au Centre Bell, il est loin d'être certain que les Rolling Stones se produiront à guichets fermés. Est-ce que des billets seront vendus au rabais? J'ai posé la question hier au promoteur montréalais evenko. Je n'ai pas encore obtenu de réponse.

Non seulement les ventes de billets de la tournée 50 & Counting sont en deçà des attentes, mais ses premiers échos critiques ne sont pas davantage encourageants. Certains ne se gênent d'ailleurs pas pour écrire qu'avec une moyenne d'âge de près de 70 ans, les Stones ne sont plus ce qu'ils étaient...

Je trouvais déjà les Stones vieux quand je les ai vus au Stade olympique en 1989 pour la tournée Steel Wheels. Mais j'ai été agréablement surpris par leur vivacité lors du lancement de la tournée Bigger Bang, à Boston, en 2005. Ils étaient déjà moins soudés lorsque je les ai revus au Centre Bell, en janvier 2006. Les guitares de Keith Richards et Ronnie Wood en arrachaient un peu.

Mick Jagger, qui aura 70 ans en juillet, est-il toujours l'un des chanteurs les plus énergiques du monde du rock? Peut-être. Est-ce que je paierais 635 $ pour le constater de visu? Jamais en 50 ans...

Les billets les plus chers à Montréal ces dernières années

> Barbra Streisand

530 $, Centre Bell, 17 octobre 2012

375 $ au Centre Bell, 15 octobre 2006

> Madonna

372 $, Centre Bell, 30 août 2012

350 $, Centre Bell, 22 et 23 octobre 2008

350 $, Centre Bell, 21 et 22 juin 2006

> Rolling Stones

350 $, Centre Bell, 10 janvier 2006

> U2

325,30 $, Hippodrome de Montréal, 8 et 9 juillet 2011

> Van Morrison

325 $, Wilfrid-Pelletier, 1er octobre 2009

> Elton John-Billy Joel

277 $, Centre Bell, 3 juin 2009

> Paul McCartney

269,50 $, Centre Bell, 26 juillet 2011




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